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Pauvreté : ya un truc qui m’échappe

Ecrit le 2 février 2012

Courrier des lecteurs

Y a un truc qui m’échappe

Je vais d’abord vous secouer et Nous remettre à notre juste place : l’Humain n’est qu’une petite branche de la pyramide animale. Mais « je pense donc je suis ». Alors l’Humain, fort et fier de sa matière grise et de son immodestie, s’est auto-proclamé intelligent, et donc supérieur à tout animal. Nous, vagues cousins du chimpanzé ? Vous voulez rire, mon bon monsieur !

Peu importe que l’on tienne d’Adam ou d’Eve. Nous avons proliféré et colonisé une surface à disposition : la Terre. Et nous l’avons tellement colonisée que l’on aborde de très sérieux problèmes de voisinage. Et que ça ne va pas s’arranger !

A ce jour, on se compte à peu près à 7 milliards de « fourmis » humaines. Il y a seulement 50 ans, on se comptait à 3 milliards. Et dans 50 ans, nos savants experts nous prédisent 9 milliards. Comme dans le métro parisien, il va falloir se tasser, supporter, tolérer les effluves du voisin. Et le pire, c’est que tout ce monde-là doit manger pour survivre. Et boire surtout. Mais comme nous, Humains, sommes très très intelligents, n’est-ce pas, nous allons surmonter ce « léger » obstacle. L’espoir fait vivre (ou l’inverse ?)

Bon, je reviens à notre Adam et à notre Eve. A l’époque, il n’y avait pas un troquet, pas une mobylette. La zone ! Entre deux séances de b...., on partait cueillir gaiement les fruits de la Nature. Et s’abreuver à la Source, toujours pure. Pas de grosse « prise de tête », sauf une grosse « pomme » de discorde. Mais c’est une autre histoire. Les voisins sont arrivés. Avec des trucs que l’on n’avait pas. Alors l’Humain, dans son esprit fécond, a inventé le troc. Mais, même en Gaule, ce n’était pas pratique d’échanger des menhirs contre des sangliers. On mangeait les sangliers plus vite que les menhirs ne s’usaient. Cela posait un problème !

Alors, comme Newton a dit « Bon sang, mais c’est bien sûr » en se prenant une pomme (encore elle !) sur la tête, l’Humain a inventé l’ARGENT, la monnaie, l’espèce, le blé, la thune, la devise, le numéraire comme vous voulez. A l’époque cet outil de change était une vraie révolution. Pensez donc, plus besoin de tirer la carriole derrière soi : une simple bourse passée à la ceinture, et pleine de piécettes, servait à régler les échanges.
Aujourd’hui, c’est devenu le « porte-monnaie », objet chéri s’il en est (et surtout s’il n’est pas vide !). Donc c’est drôlement pratique, ce truc, L’ARGENT. Quand je vous disais que nous, Humains, sommes très très intelligents, et donc supérieurs à nos collègues animaux. Par exemple, l’écureuil mâle (animal choisi tout à fait par hasard ...) négocie toujours une place au chaud dans le nid de sa chère et tendre selon le nombre de noisettes ramenées. L’Epargne, qu’ils appellent cela, pour tenir l’hiver. Vous imaginez le boulot et le chantier ? Ben, donc, le TROC est mort et vive l’Argent. Le monde va bien.

Mais, car il y a un mais dans toutes les belles histoires : les Humains, imbus de leur personne, agissent parfois comme un animal. Au choix, certains deviennent avares, avides. Sans réfléchir plus que ça, poussant leur morale sous le tapis en même temps que la poussière, le culte de l’argent et sa collecte deviennent leur première obsession : il faut à tout prix amasser, dormir à l’aise sur un épais matelas d’argent.

Je reviens à notre brave écureuil. Pas de bol, très mauvaise saison pour les noisettes : elles sont rares et convoitées. Par tous les bouts ! D’office, au nom de la Loi, on lui en reprend (TVA, bientôt dite sociale, et autres surprises). On lui en pique aussi (vol). Du coup ça remet en cause son logement au chaud. Alors lui, le discret « sans-voix », fait tristement son baluchon et s’en va par les routes. Sans jalousie, il note qu’il a été bien vite remplacé auprès de sa chère et tendre, qui a trouvé un plus fort capital-noisette. Tant pis pour lui ? Victime infortunée de la CRISE. Les écureuils sont plus nombreux, mais ça ne fait pas pousser plus de noisetiers (je parle de croissance, de P.I.B., de dette léguée à nos enfants ...). Alors, contraint et profil bas, il pousse la porte des Restaus du Cœur, en quête d’aide, de chaleur et d’humanité.

C’est une fable imagée, banale de nos jours. Mais qui touche la conscience de chacune et chacun. Parce que nous, les humains, nous sommes très très intelligents.

Mais sommes-nous SOLIDAIRES ?

Oui, il y a un truc, dénommé ARGENT, qui m’échappe. A bientôt.

P. lecteur de Blain