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Janvier 2012 : les licenciements sont repartis de plus belle

Ecrit le 8 février 2012

 Avec la crise, les licenciements continuent et ce n’est pas beau !

Le cimentier français Lafarge, numéro un mondial du secteur, a annoncé, jeudi 2 février, la suppression de 460 emplois.

American Airlines, la troisième compagnie aérienne américaine en nombre de passagers, devrait ces prochains mois s’alléger de 13.000 emplois (annonce du 2 février). Le géant américain de l’informatique IBM veut supprimer entre 6.800 et 8.000 postes sur les 20.000 qu’il compte en Allemagne. Dans la marine, 510 lettres de licenciement ont été envoyées à des salariés de SeaFrance.

Le groupe pharmaceutique britannique Astrazeneca a annoncé jeudi 2 février qu’il allait supprimer 7.300 emplois dans le monde. Le groupe belge de supermarchés Delhaize a annoncé son intention de supprimer 5.000 emplois surtout aux USA.

La Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé 3.500 suppressions d’emplois dans le cadre de la restructuration de sa banque d’investissement, en plus des 30 000 déjà supprimés depuis 2008.

Après avoir annoncé en novembre dernier sa volonté de supprimer 17 000 postes, soit près du quart de sa masse salariale, Nokia Siemens Networks est passé à l’acte. L’équipementier a débuté son plan de réduction d’effectifs avec 4 100 postes supprimés, dont 2 900 en Allemagne et 1 200 en Finlande. La société NEC a annoncé la réduction de ses effectifs soit 10 000 emplois en moins dont 3000 au Japon. Novartis supprime près de 2.000 postes dans la pharmacie aux USA

Le Credit Suisse va supprimer 109 emplois entre mars et mai 2012. Cofinoga supprime 433 postes. La FNAC supprime 410 postes. Le voyagiste TUI supprime 484 postes. ‎L’OTAN en supprime 40. ArcelorMittal supprime un millier de postes en Pologne. Plusieurs autres sites européens d’ArcelorMittal sont déjà à l’arrêt, notamment à Madrid, à Liège en Belgique, et à Florange en Lorraine. Bekaert, spécialisée dans la transformation des métaux, après avoir annoncé 1200 suppressions d’emploi en Chine, compte adapter ses activités en Belgique où 600 emplois sont menacés. La coopérative agroalimentaire Euralis supprime 110 postes. Aux Herbiers 149 postes sont menacés chez CWF.

En revanche l’aéronautique embauche 1000 personnes : ajusteurs, monteurs de systèmes électrique sou mécaniques, chaudronniers. Avec des formations à la clé. Candidatures à déposer auprès de Pôle Emploi ou des agences d’intérim.


Ecrit le 8 février 2012

 Du côté des associations

Créée il y a 18 ans à Sablé, l’association des Ateliers ressources, qui aide des personnes en difficulté à se réinsérer sur le marché de l’emploi, va fermer définitivement ses portes. Les quarante salariés que compte la structure, à Sablé et à Angers, vont recevoir leur lettre de licenciement dans les prochains jours.

Selon Béatrice Delpech et « Le Canard Social » : les associations sont le moteur de la cohésion sociale et l’essentiel de l’animation des territoires : 3 Français sur 4 sont ainsi concernés par une association et le secteur représente 1,8 millions de salariés soit 7% de l’emploi en France. Des emplois qui ont l’avantage de ne pas être délocalisables.

or, depuis une dizaine d’années, on constate un désengagement de l’Etat. Les financements publics ont continué à croître grâce à la compensation des collectivités locales, mais cette tendance s’est arrêtée en 2010. Les collectivités locales ne peuvent plus compenser.

Une enquête nationale réalisée en septembre 2011 sur le financement des associations, menée avec l’appui du CNRS auprès de 877 responsables associatifs, révèle que 69% des associations interrogées indiquent qu’au moins un de leur financeur a baissé sa contribution de façon significative ces deux dernières années. Au total, 45% des associations interrogées évo-quent des difficultés de trésorerie. Quant aux relations avec les banques, elles semblent finalement plutôt bonnes, sachant que seules 42% des associations ont eu recours à un emprunt bancaire pour financer leurs investissements.


Ecrit le 8 février 2012

 Emplois de solidarité

Parce que les discriminations peuvent se concentrer dans des zones fragiles du territoire, la Région des Pays de Loire a lancé fin 2011 la création de nouveaux Emplois de Solidarité ayant vocation à favoriser, entre autres, la cohésion sociale entre les habitants, la redynamisation des quartiers sensibles, la mixité sociale. Ils concernent :
– les quartiers urbains identifiés dans les Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS) répartis sur les 9 agglomérations de la région : Nantes, St Nazaire, Angers, Cholet, Saumur, Laval, Le Mans, La Roche sur Yon, Fontenay le Comte.
– les territoires, ruraux et périurbains, poursuivant des efforts significatifs en matière de logements sociaux. Par exemple à Orvault, Rezé, St Herblain, Montoir de Bretagne, Trignac.

Les premiers emplois créés avec Angers Loire Métropole dans le cadre de ce nouveau dispositif concernent :
– un poste d’animateur technique porté par l’association Passerelle.
– un poste d’animateur travaux « Rénov’Appart » porté par la Régie de quartiers d’Angers.

Les familles bénéficiaires de cette action sont partie prenantes dans la mise en place du projet d’amélioration de leur cadre de vie. Elles sont initiées et soutenues techniquement dans le cadre de la réalisation des travaux, grâce aux deux emplois de solidarité. Durant les chantiers, ce support permet de mettre en place un accompagnement social lié au logement. Des ateliers d’apprentissage vont également s’ouvrir cette année. Animés en alternance par les deux salariés en Emplois de solidarité ils seront accessibles aux familles bénéficiaires des chantiers pour leur initiation mais aussi à tous les habitants des quartiers souhaitant acquérir des techniques pour rénover, améliorer et entretenir leur logement.

A noter que le Nord de la Loire-Atlantique n’y figure pas. On peut penser que c’est pour deux raisons : 1) les opérations de rénovation de l’habitat sur les Com’Com’   de Nozay et Derval sont finies depuis quelques années. Pour la Com’Com’   du Castelbriantais c’est beaucoup plus lointain encore. 2) La préparation du Programme Local de l’Habitat n’est pas bien avancée. Et de toutes façons celui-ci fixe des objectifs de construction-rénovation de logements sans prendre en compte particulièrement les logements sociaux et encore moins les objectifs de cohésion sociale.


Ecrit le 8 février 2012

 Le plan fantôme de N.Sarkozy

Alors que le chômage bat des records en France, on apprend que les 430 millions d’euros promis lors du sommet social du 18 janvier seront en réalité prélevés sur le budget du ministère du Travail ...alors même que ce budget était déjà en baisse de 12 % par rapport à celui de 2011…

Les 430 millions d’euros de dépenses nouvelles apparaissent bien limités : ils ne représentent que 0,02 % du produit intérieur brut (PIB), cinq fois moins que ce qui a été rendu cette année aux assujettis à l’impôt sur la fortune (ISF) ou dix fois moins que l’argent public dépensé chaque année afin d’inciter les entreprises à faire effectuer à leurs salariés des heures supplémentaires plutôt que d’embaucher des jeunes et des chômeurs.

Il n’y aura pas non plus de relance significative des emplois aidés, bien que leur nombre ait diminué d’au moins 75 000 en 2011, selon les chiffres du ministère du Travail. Enfin, la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite ne sera pas suspendue, bien qu’elle désorganise l’action publique tout en aggravant la situation des jeunes sur le marché du travail, privés qu’ils sont d’une part significative de leurs débouchés. Tout ce qu’il faut pour limiter la consommation des ménages et plomber un peu plus l’économie nationale.

Aux Etats-Unis, Mitt Romney, l’ancien gouverneur du Massachussetts et probable futur candidat républicain aux élections présidentielles américaines, vient de faire scandale en déclarant qu’ « il n’en avait rien à faire des très pauvres ». A voir les résultats pratiques du sommet « social » du 18 janvier dernier on peut légitimement se demander si ce n’est pas le cas également de l’ancien maire de Neuilly…