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Un jeune en Chine

Ecrit le 5 avril 2004

 Les tribulations d’un jeune en Chine

« Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain ». C’est sur cette citation de Roland Dorgelès, que s’ouvre le blog d’un jeune parti travailler... en Chine.

8 mars 2006, ce jeune, et un collègue partent pour 5 mois de stage à Nanjing (ou Nankin en français), une ville du Sud-Est de la Chine, à 300 km de Shangaï, Le stage s’effectue dans un laboratoire à la Southeast University de Nanjing.

Arrivée à Nankin

25 heures de transport, en grande partie en avion, et arrivée à Nankin, « Guan-Yu un ami chinois du laboratoire, nous a accueillis et nous avons pris un taxi vers notre futur appartement. Première expérience de la conduite chinoise en ville : ici, tout ce négocie au klaxon... La priorité absolue est donnée aux voitures, reines de la route, les nombreux cyclistes et piétons n’ont qu’à bien se tenir... »

« Nankin semble réellement immense, (avec 6 500 000 habitants) et les quartiers ont l’air vraiment différents les uns des autres. Le centre est high tech, avec énormément de panneaux lumineux, des publicités clignotantes immenses, et aussi beaucoup de bruit...

Par contre, autour du centre, les quartiers ont l’air beaucoup plus pauvres, les étalages sont souvent directement sur le trottoir, les petites échoppes où les légumes sont présentés cachent tout juste les lits où les gens dorment ; l’ambiance est différente... »

L’appartement où logent les deux jeunes se trouve dans un immeuble au 23e étage... « Dans l’ascenseur, tout le monde nous regarde, quelques personnes rigolent même quand nous parlons, autant dire qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de Français à Nankin ».

L’appartement est super grand (au moins 60 m2) deux chambres, une cuisine, une salle à manger, salle d’eau, et un balcon (avec vue sur le beau nuage de pollution qui surplombe la ville)... Logement très bien équipé, avec un frigo, machine à laver, four micro-onde, deux téléviseurs et un système de karaoké (ouaih !) ... »

En revanche le lit est un peu spécial ... à la dure, et l’appartement est si « crade » que les deux jeunes gens commencent par faire le ménage.

Samedi 11 mars, les deux jeunes gens partent à la découverte des restaurants de la ville. Va pour « un petit resto juste en bas de chez nous, avec un énorme homard en devanture, on s’est dit que ça devait forcément être terrible comme endroit ».

On entre, on s’assoit, et la serveuse arrive ...

 Mais... c’est du chinois !!!


– « @ !#%*% » (serveuse)
– « Heu, do you speak english ? » (nous)
– « Ahhh @ !#%*% - grand sourire - @ !#%*%@ !#%*%@ !#%*%@ !#%* - à un autre gars- » (serveuse) (l’autre gars arrive)
– « Wotch do yeu wantch » (l’autre gars)
– « Heu this -au pif- and with some rice and no spice, please - (avec du riz et sans épices svp)- » (nous)
– « Ah spice ahah ! @ !#%*% @ !#%* %@ !#%*% -à la serveuse » (l’autre gars)
– « Heu » (nous)
(l’autre gars part)
– @ !#%*%" (serveuse)

– « Heu, OK » (nous)...

(ndlr : les caractères informatiques peu compréhensibles, ne sont que de pâles figures des élégants caractères « mandarins », tout aussi incompréhensibles pour un occidental non-initié !!!)

Chine-Restaurant_homard

« Donc voilà, en gros, on n’a rien compris à ce qui allait être servi. Le plat arrive, c’est un grand wok rempli d’huile frémissante, avec plein de choses flottantes dedans, dont du poisson. Dommage, le homard, ce sera pour une autre fois ! Ca a l’air rudement bon, on « chausse » nos baguettes et hop, première bouchée ... A peine avalée, on a du mal à ne pas s’étouffer ! C’est sûrement le plat le plus épicé que l’on ait jamais mangé ... »

« Et là on se dit que le serveur n’a peut-être pas tout bien traduit, car il n’y pas de riz, et c’est super mais alors vraiment super épicé... On a mangé un peu du poisson en le trempant discrètement dans le thé pour essayer d’enlever l’huile, mais c’était peine perdue ! Donc on a abandonné, on a payé, on est sortis du resto, et on est montés manger un bout de pain, histoire de ressentir nos lèvres à nouveau. »

La table typique d’un repas ici c’est les baguettes, chacun son bol de riz, et les plats au milieu. Les pommes de terre sont servies crues, râpés, accompagnées d’huile un peu chaude. Au centre de la table, une sorte de préparation de légumes, avec du porc au milieu. C’est très gras, mais très bon ! A côté, des escargots préparés avec une sauce assez relevée. D’autres fois c’est du bœuf qui cuit devant nous, avec plein d’huile (hum). Là aussi, on retrouve beaucoup d’épices, des légumes, le tout cuisant ensemble. « C’est très très bon, mais un peu galère à manger avec les baguettes sans soit se brûler, soit en mettre partout... »

Chacun a son bol de thé, et il n’est jamais vide, car dès que l’on dépasse la moitié du bol, un serveur vient le re-remplir en faisant plein de courbettes.

 Le restaurant universitaire

Chine-RestauU

Autre découverte, le restaurant universitaire. Chaque convive doit avoir une carte de restauration, très tendance avec le dragon doré qui brille. Pour le choix des plats, « on doit faire preuve d’une grande dextérité dans le maniement de la main et la contorsion du bras, pour arriver à montrer le bon plat au Monsieur qui sert. La grosse plâtrée de riz, c’est la base du menu, et après on peut composer comme on veut...

Sur la table se trouve un plateau tournant, en verre : une dizaine de plats y sont posés et chacun se sert (avec les baguettes bien sûr). Et on peut faire tourner le plateau afin de rapprocher de nous quelque chose qui a l’air super bon mais qui est de l’autre bout de la table ... C’est très convivial ! En général, tout est vraiment bon, et on peut varier tous les jours, bref, c’est trop bien ! Le repas complet revient à 0,5 euro, voire 1 euro quand on a très faim, et le prix est calculé en fonction du poids du plateau ! »

 Tourisme  

Dimanche 12 mars, Fête des Pruniers, sur la montagne de Zijin Shan près de Nanjing. En cette saison elle se couvre de fleurs roses et blanches.

Au pied de cette montagne, on peut voir l’entrée du tombeau de Ming Xiaoling, l’empereur fondateur de la dynastie des Ming. Le tombeau fut construit en 1381-1383 et reste une des nécropoles les plus grandes du monde...

Mercredi 15 mars, première soirée à Nanjing avec un groupe d’étudiants : trois Américains du Texas (un gars et deux filles), un Japonais, un Suisse, deux Allemandes, une Chinoise, et quatre Français !

« Et alors pour se parler, tous les moyens étaient bons ... ça partait dans tous les sens, et au bout d’un moment, les gens se rendaient compte qu’ils pouvaient essayer de parler ensemble dans une autre langue, c’était assez marrant ...

On a fini la soirée dans une boite de nuit, copie conforme (pour ça ils sont super forts en Chine) d’une boite occidentale, avec videur, grosse musique pas vraiment musicale, piste de danse homologuée... etc. Une des seules différences, est la présence d’un policier dans la boîte, qui surveille tout le temps ! ».

Samedi 18 mars

Coup de téléphone à 8h30, c’est Zhang (prononcez Tchang) un ami du laboratoire : « Hi, so I’ll come in half an hour to see you, and we can go to the museum » (« je viens te chercher pour aller au musée ») - Notre jeune dans son lit - « Heu ok, no problem, I’ll be ready in half an hour » (pas de problème, je serai prêt dans une demi-heure).

En Chine, tout le monde se lève avec le soleil, même les jeunes ! Mais bon, après une douche très rapide, et un petit dej’ sur le pouce, notre jeune est prêt.

« A 10h45, on s’arrête dans un resto européen pour le repas du midi, qui sert des plats Italiens (pastas, pizzas), mais un peu à la mode chinoise : on commande plusieurs plats (le menu est en anglais, incroyable !), mais tous les plats sont placés au milieu de la table, et chacun se sert, ce qui est à mon sens beaucoup plus convivial que ce que l’on pratique en Europe, où on a chacun nos assiettes personnelles...

Le premier plat apporté sur la table est la glace ! Le repas est très bon, d’autant plus qu’il y a du fromage dans la pizza, ça fait du bien et je reviendrai ! »

Pour aller au musée qui est à l’est de la ville, on prend un bus ... « Chouette, moi qui voulais découvrir comment ça se passe ici ! Il existe deux types de bus, les climatisés à 2 yuans le trajet et les non-climatisés à 1 yuan (10 yuans = 1 euro).

Pour payer, on jette la monnaie dans un cône en fer, comme pour certains péages d’autoroute chez nous. Le fait qu’il y ait une distinction entre les bus commence à me faire un peu redouter l’arrivée de la chaleur de cet été, et partout où je vais on me dit que l’été, il ne faut pas rester à Nanjing, car c’est une des trois villes les plus chaudes de la Chine ... »

Une ville impériale

Nankin est une ville impériale, riche d’une histoire de 2500 ans. Le climat sub-tropical présente des températures qui peuvent aller de -17° à + 43°.

A la porte du musée, le jeune homme se fait prendre en photo. Une personne s’approche de lui : « Excuse me Sir, can I take a picture with you ?" (puis-je prendre une photo avec vous ?).

Et voilà comment il a été photographié avec un jeune Chinois qu’il ne connaissait pas ...

Ndlr : c’est très courant en Chine, de se faire photographier avec un occidental !

Le musée de Nankin est très intéressant.

Sur deux étages il présente :
– les objets en Jade
– la porcelaine de la dynastie Ming
– la porcelaine de la dynastie Qing
– les vêtements, tissus
– l’art contemporain
– les objets tibétains

Une anecdote en passant : « si vous voyez un dragon représenté sur un objet en porcelaine, il faut compter les doigts au bout de ses bras ... S’il en a 5, c’est que l’objet ne peut être utilisé que par le roi, 4 c’est pour la reine, et 3 c’est pour le frère du roi ».

Mercredi 22 mars

« Soirée made in France avec un public international et des crêpes à la française ! Réunir tous les ingrédients a nécessité pas mal de temps, de négociations, d’incompréhensions...

En effet, ici, la farine et le sucre sont vendus en vrac, dans de grands sacs en toile sans aucune inscription dessus, ou juste un ou deux caractères chinois ! Bref, une bonne demi heure pour trouver le sac de farine, un quart d’heure pour le sucre, aucun vendeur ne comprenant les mots « flour » ou « sugar ». »

Vendredi 24 mars

Jeu du loup garou, mais en anglais ...
Je ferai le « Master of the game ».

(Pour ceux qui ne connaissent pas, découvrir ce jeu ici :
http://lesloupsgarous .free.fr/htm/accueilR.htm->http://lesloupsgarous .free.fr/htm/accueilR.htm])

 Acheter un vélo

Chine-Velos

Samedi 25 mars, Le jeune homme investit « dans une magnifique monture au profil serein, mais au cœur ardent et à la réactivité fougueuse... »

Une fière bicyclette qui a en effet plus d’un tour dans son sac : petit panier pour les courses, porte bagage pour emmener quelqu’un, antivol intégré, jante alu, bref, le minimum vital et le tout pour 178 Yuans (18 euros).

C’est de loin le meilleur moyen pour se déplacer en Chine.

Si vous souhaitez découvrir la suite, allez donc voir : http://simon-in-china.over-blog.com

Ce blog est riche de « liens » internet permettant de découvrir la ville de Nankin, la province de Jiangsu, la fête des pruniers, des œuvres du Musée de Nankin...