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Mée-disances du 22 février 2012

Ecrit le 22 février 2012

 Arcelor-Mittal : la direction au « chômage technique » ?

 
L’Humanité.fr du 17/02 : […] Occupation des locaux, journée d’action et opérations « coup de poing » : les ArcelorMittal de Florange (Moselle) ont annoncé hier jeudi leur « riposte » à l’arrêt prolongé du site, promettant de devenir « le cauchemar du gouvernement » si celui-ci ne faisait pas plier le n°1 mondial de l’acier. Convoqués en assemblée générale par une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFE/CGC, quelque 800 salariés, sous-traitants et intérimaires de l’aciérie mosellane ont décidé de « mettre au chômage technique la direction » de l’usine en allant occuper ses bureaux à partir de lundi 8 heures. L’intersyndicale a également invité les sidérurgistes luxembourgeois et belges à participer à une « grande » manifestation le 29 février à Metz, dans le cadre d’une journée d’action européenne de la métallurgie.
 
Au cours de l’assemblée générale qui s’est déroulée dans une ambiance tendue, Edouard Martin, membre CFDT du comité central d’entreprise, a exigé de Nicolas Sarkozy qu’il « mette à genoux le père Mittal » pour que le travail reprenne à l’aciérie. « Si Nicolas Sarkozy se défile, je vous garantis qu’à partir de la semaine prochaine et d’ici au 6 mai Florange va être le cauchemar du gouvernement », a-t-il lancé. […] « Nous n’avons plus qu’une solution pour nous faire entendre et nous faire respecter : c’est la lutte ! », a poursuivi un responsable de la CGT tandis que le maire (PS) de Florange, Philippe Tarillon, a assuré l’auditoire du soutien « matériel, moral et financier des élus ». Pour les syndicats, la décision de ne pas remettre en route la filière liquide à Florange annonce une « mort programmée du site » où travaillent quelque 5.000 personnes, dont 3.000 en CDI. Arcelor-Mittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège et Madrid, assure qu’en Lorraine il ne s’agit que d’une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.
 
Ndlr : après Gandrange, Florange ?

 Trophée de plomb

 
Libération.fr du 15/02 : L’Aspas, qui « dénonce les atteintes à la nature et encourage ceux qui œuvrent pour sa protec- tion », a récompensé « l’écologiste d’avant l’heure » Pierre Déom, fondateur, unique rédacteur et auteur depuis 1972 des dessins de la Hulotte qui compte plus de 160 000 abonnés. « Véritable mine d’informations sur la faune et la flore de notre pays, la Hulotte passionne ses lecteurs par son savoureux mélange de rigueur scientifique et d’humour », a déclaré Pierre Athanaze, président de l’Aspas.
 
Le trophée de plomb a été attribué « à Jean-Pierre Pernaut, « qui l’a bien cherché », en diffusant de façon récurrente des reportages faisant l’apologie de la chasse dans son journal télévisé [...] méprisant des principes fondamentaux du journalisme que sont l’information et l’objectivité ! » a ajouté M. Athanaze. Jean-Pierre Pernaut « prend en otage la ruralité   en diffusant d’elle une image filtrée, déformant la réalité. Il se dispense trop facilement de donner la parole aux opposants à la chasse ou aux associations citoyennes de défense de l’écologie, qui sont une part de plus en plus représentative de la population rurale moderne ».

 Ça l’affiche mal

 NouvelObs.com du 16/02 : Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il briguait un second mandat à la tête de l’État. Sur l’affiche de campagne, son slogan « la France forte » . On y voit Nicolas Sarkozy, le regard serein face à une mer calme éclairée par un soleil montant. Le président de la République, actuellement « capitaine d’un navire en pleine tempête », a réussi à vaincre la crise. La France est sauve, calme, un nouveau jour renaît...

Juste un problème : la photographie utilisée pour l’affiche a été prise en... Grèce ! Le paysage marin en arrière-plan n’est autre que la mer Égée.
« La France Forte », ou « La Grèce Forte ? »

 Exilés fiscaux du tennis

 
Rue89 du 13/02 : Ce week-end, la France a éliminé le Canada au premier tour de la Coupe Davis. Hormis Michaël Llodra, rentré récemment en France, les joueurs et le capitaine Guy Forget sont tous exilés fiscaux en Suisse. Forget les défend dans un entretien au Monde ce samedi, et sa citation est aussi longue que consternante : « Les joueurs sont à l’étranger huit mois par an, ils gagnent donc l’essentiel de leurs revenus hors de France, et il faut savoir que quand ils gagnent un million d’euros en France, ils en laissent 500 000 aux impôts [Ndlr : c’est faux ! ]. On leur fait un procès parce qu’ils n’ont envie de payer que 30 % d’impôts aux Etats-Unis ou en Suisse, alors qu’ils sont tout le temps à l’étranger ».
 
Cet ex-tennisman, qui a gagné beaucoup d’argent pendant sa carrière, incarne parfaitement l’idée de nation vue par l’ultralibéralisme qui gangrène le sport de haut-niveau. […] Concernant les 50% d’impôts prélevés sur les grosses fortunes, Guy Forget connaît-il l’idée de solidarité ? Se dire qu’une partie de ses impôts peut financer des salles de sports, des universités, des pompiers, des hôpitaux… Comment on finance l’Insep et la Fédération ? Vous voulez ne payer que 30% d’impôts ? Très bien, mais alors financez avec les 20% gagnés (spoliés ?) les voyages et les soins de vos poulains nourris à l’individualisme et « à l’étranger huit mois par an » ! La formation des talents à l’Insep (Tsonga y est passé) ou à la Fédération française de tennis est financée par l’impôt. Sans oublier les bénévoles des clubs français qui ne comptent pas leur temps et les frais de déplacement pour voir des gamins, pas forcément issus de milieux favorisés, s’épanouir en tapant dans la petite balle. […]
« Travailler plus pour gagner plus » : en 2011 monsieur Forget a rejoint le comité de pilotage de Roland-Garros et été nommé directeur de celui de Paris-Bercy. En sus du capitanat de l’équipe de France.
 
Ndlr : Monsieur Forget prend en France uniquement ce qui l’arrange.

 Manipulation

 
Libération.fr du 15/02 : Le chef de l’Etat, invité par le député-maire UMP de Lavaur (Tarn), Bernard Carayon le 7 février, avait été accueilli à la sortie de l’hôtel de ville par 130 enfants du primaire criant son nom et agitant des petits drapeaux tricolores. Ils avaient été amenés sur place par une association en charge des élèves pendant la pause du déjeuner, Accueil loisirs associé aux écoles (ALAE).
 
Le conseil local de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE  ) s’est indigné que les parents n’aient pas été avertis de cette sortie ou, quand ils l’ont été, qu’on leur ait seulement dit que leurs enfants iraient voir le président, sans leur parler de l’accueil qui lui serait fait .
 
« Cette utilisation des enfants à des fins de propagande et/ou par souhait de complaire au président est inacceptable », s’est indignée la FCPE   : « nous comprenons tout à fait que des enfants, avec l’accord de leurs parents, aient souhaité voir le président de tous les Français, mais nous dénonçons le zèle et la manipulation dont ils ont été l’objet ».
 
L’adjoint au maire pour la jeunesse et les sports, a catégoriquement réfuté toute manipulation. « A 12h15, les gosses étaient dans la cour de récréation, à moins de 100 m de la mairie : j’ai estimé qu’ils seraient heureux et fiers, de voir la fonction de président de la République », la dernière visite d’un chef de l’État dans cette petite cité de 10 000 habitants remontant à celle de Paul Doumer en 1931. « Cela aurait été un président de gauche, on aurait fait pareil », a-t-il dit, en considérant qu’il s’agissait d’une « leçon de civisme » pour ces enfants.
 
« Cette affaire ne nous concerne pas du tout », a déclaré l’inspecteur d’Académie, puisque ce déplacement était organisé à la pause du déjeuner, hors temps d’école. 

Ndlr : une leçon de civisme bien maréchaliste !