Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Entreprises > Novembal (ex-ALCA) > Mars 2012, novembal en grève

Mars 2012, novembal en grève

Ecrit le 21 mars 2012

Augmentation des cadences !

Une quarantaine de salariés de l’usine Novembal (c’est-à-dire quasiment toute la production), se sont mis en grève mardi 13 mars dès 8 h du matin. Ils ont passé toute la journée dehors. La cause : les conditions de travail.

Novembal, 13 mars 2012

Voilà des salariés qui travaillent en 5 x 8 c’est-à-dire :
– 2 jours du matin
– 2 jours d’après-midi
– 2 nuits
– et 4 jours de repos.

« Le rythme à tenir les 6 premiers jours, avec les changements d’horaires, est très pénible. Dès le 5e jour les gars sont très fatigués, avec des troubles musculaires associés » expliquent les délégués CGT-CFDT.

Et voilà que les choses se compliquent. De par la loi, quand un salarié fait 8 heures de rang, il a droit à une demi-heure de pause, il quitte donc ses machines. Jusqu’à maintenant il était remplacé. Mais la direction veut changer cela : quand le salarié prendra sa pause, ses voisins seront tenus d’alimenter et surveiller ses machines.

« Actuellement, chaque salarié gère 4 machines. Au moment des pauses, il devra s’occuper de deux machines supplémentaires. Compte tenu des pauses prises par roulement, le système occasionnera un travail supplémentaire de deux heures par équipe et par jour ». Avec ce que cela suppose : désorganisation, moindre qualité du contrôle, augmentation du rythme et de la manutention.

« Nous ne comprenons pas » disent les salariés. On nous a imposé les 5 x 8 pour que l’entreprise fasse davantage de bénéfices. Et de fait, les bilans de décembre 2010 et décembre 2011, ont été bons, grâce à nos sacrifices. Et maintenant, pour tout remerciement, on veut nous en demander davantage ! ».

Les salariés refusent ce changement. « Si la direction y renonce, nous reprenons le travail aussi tôt ». Mais la direction ne veut rien entendre : elle préfère laisser la grève peser sur les salaires des ouvriers en espérant les trouver plus dociles ensuite ….

Finalement, au bout de 34 heures, le travail a repris avec des concessions de part et d’autre.