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Souvenirs ... souvenirs (02)

Ecrit le 22 février 2012

 Issé, la croix de Frenay

Gilbert Massard, pour l’association St Patern, raconte : « C’est tout d’abord un appel au secours de Roger pour « une croix en grand danger » à Issé ! Effectivement, la croix, déjà largement mutilée, penche dangereusement. Après constat des dégâts, décision est prise de démonter la croix. C’est chose faite avec le concours de voisins et l’élévateur de Jérôme Lalloué : la croix est délicatement déposée sur un plateau pour être réparée par Serge le spécialiste maison. Bernard Héas chef de chantier à l’ACPM   vient sur place pour envisager la restauration complète du socle indispensable ».

Rapidement la petite équipe entame la coulée des fondations du socle, et … trois jours plus tard, le socle est complètement terminé. La remise en place de la croix a eu lieu le mercredi 14 décembre 2011 sous une pluie quasi continuelle, avec de nouveau, l’aide de l’élévateur de Jérôme Lalloué, Bernard Héas chef de chantier de l’ACPM  , dirigeait les opérations, avec des membres de l’association. Manœuvre délicate car il fallait glisser la croix de 3 m dans son emplacement à travers la dalle monolithe, caler le tout avec seulement du sable selon les méthodes anciennes …

L’équipe ACPM

Un grand merci à toute l’équipe motivée et dynamique de l’ACPM   (dont c’est la douzième intervention pour notre association) et à tous ceux qui ont contribué à cette belle réalisation.

Le 28 janvier 2012 a eu lieu la bénédiction de la croix restaurée, en présence d’une cinquantaine de personnes emmitouflées pour ce temps « bien de saison ». 

Un appel est lancé à tous les Isséens à se mobiliser avec l’association St Patern, pour aider à la restauration des nombreuses croix de la commune qui ont besoin d’entretien. D’autre part, dans le cadre d’un inventaire du petit patrimoine religieux de la commune, l’association remercie d’avance les personnes qui possèderaient des documents ou renseignements qu’ils voudraient bien confier, notamment sur la croix tréflée de Montjouan actuellement en cours de restauration par Olivier Lavigne, et qui sera le grand projet de l’année 2012.

Contacts :
– Association St Patern : 02 40 81 31 72
– ACPM (Ateliers et Chantiers du Pays de la Mée) : 02 40 28 09 70 –

Originale : la croix éolienne (ci-contre)


Ecrit le 22 février 2012

 Les Marches, Terre de Rencontre

Dans le cadre de la demande d’’inscription des Marches de Bretagne au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, le Conseil d’Administration de l’Association « Les Marches – Terre de Rencontre » présidé par M. Chérif KHAZNADAR, s’est tenu jeudi 19 janvier dernier à la Meilleraye de Bretagne. Au cours de la réunion, a été présentée la mission de Mme Wanda DIEBOLT, rapporteur auprès du Comité National des Biens Français du Patrimoine Mondial. Celle-ci s’est rendue notamment à Châteaubriant le 07 janvier dernier pour découvrir les richesses patrimoniales du territoire. Le Château de Châteaubriant, l’abbaye de Melleray et les Forges de la Hunaudière   sont concernés par le projet.

C’est ensuite dans un débat ouvert que les villes représentées, comme Ancenis, Châteaubriant, Derval, Fougères, Dinan entre autres, ont pu exprimer leurs ressentis et formuler des réflexions afin que le projet d’inscription des Marches de Bretagne soit vu dans sa globalité (et non pas comme une simple juxtaposition de sites intéressants) et que le projet comporte les éléments suffisants pour être reconnu valeur universelle.

Le territoire « Marches de Bretagne » reste à définir précisément et les historiens ne sont pas d’accord entre eux. Mais il a été dit, à cette réunion du Conseil d’Administration, que le choix doit être politique, à partir de l’éclairage apporté par le Conseil Scientifique. Il a été suggéré aussi de ne pas se limiter à des historiens locaux et d’ouvrir à des experts extérieurs.


Ecrit le 9 novembre 2011

 Souvenirs : La cabane à Arthur

La cabane d’Arthur

Dans le cimetière de Béré à Châteaubriant, le vieux, celui qui est près de l’église, il y a deux maisons. L’une a servi longtemps d’habitation au gardien et à sa famille. L’autre située à l’est est insérée dans le mur de clôture. Il y a 50 ans le fossoyeur et les marbriers l’appelaient « la cabane à Arthur ». On y rangeait les outils et même un jour une horrible autopsie s’y tint. On s’y abritait aussi les jours d’orage. On y buvait un coup de cidre en attendant l’accalmie.

La cabane à Arthur, porte le prénom de son dernier occupant Arthur Riochet. Dans les années 20, celui-ci, célibataire, gravement manchot de la guerre 14.18, améliorait sa pension en faisant les jardins des bourgeois castelbriantais. Le soir, sa journée faite, après avoir chassé les enfants du voisinage qui le tourmentaient d’autant plus qu’il était handicapé et ne disposait que d’une main pour les attraper, il lui arrivait de grimper par une échelle sur le mur du cimetière, un litre dans la poche et d’y tenir discours aux trépassés : « il y en a parmi vous qui étaient avec moi à Verdun, debout les morts ! il y a un coup à boire ».

Puis le cimetière étant devenu trop petit, il fut décidé une extension et la cabane à Arthur devint la cabane à outils. Et Arthur .... tout le monde l’a oublié bien sûr.

A.Borgone


Ecrit le 28 mars 2012

 La tombe à cannelures

Il avait travaillé dur toute sa vie. D’abord à la ferme et après le service militaire à la mine. Il venait de commencer à percevoir sa pension de retraité quand sa femme, qui avait élevé leurs enfants et tenu la maison, mourut.

Quelques semaines plus tard, un mercredi jour de marché, il se rendit à la ville voisine chez un marbrier réputé pour y passer commande. L’artisan présenta ses modèles et son tarif. C’est une croix ornée de cannelures verticales qui eut la préférence. Un acompte fut versé. Deux chopines, chacun la sienne, scellèrent la vente. Dans le cimetière, le jour de la pose du monument, un vieil italien triste, mineur retraité lui aussi, observait les travaux avec attention. Il s’approcha au plus près des ouvriers et finit par demander pourquoi les cannelures n’étaient pas dorées à l’or fin comme celles d’une grosse stèle voisine (un autre modèle au catalogue du marbrier). Il proposa de payer lui même les frais supplémentaires car, expliqua-t-il, la femme qui reposait là était certes une épouse mais aussi sa maîtresse et il souhaitait ainsi manifester son souvenir et son chagrin d’une manière plus forte que les fleurs qu’il apportait régulièrement à l’occasion de sa visite quotidienne.

Le marchand de funéraire (originaire du Piémont) était dans une situation quasi cornélienne. D’une part un client dont il faut respecter la commande et d’autre part ce vieux compatriote sur le point de fondre en larmes. Que croyez-vous qu’il arriva ? L’amant enfourcha son vélo, ramena le mari qui donna son accord et c’est ainsi que cette petite histoire fut dorée dans le marbre. Elle l’est toujours. (Histoire vraie)

A.Borgone


Ecrit le 6 février 2013

 Souvenirs à Béré, à Châteaubriant

Ah ! pique et colégramme
Le marchand d’âmes
Est passé.
Au cimetière de Béré
Un vieux Christ est dressé ...
(Yves Cosson)

(photo : A.Borgone)