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Le Président anti-élites

Ecrit le 29 février 2012

 Le Président anti-élites

Il avait promis d’être « Le Président du Pouvoir d’Achat ». On a vu ! Nicolas Sarkozy a bouclé le 19 février à Marseille sa première semaine de candidat UMP, re-servant la proposition d’un « référendum » et celle de l’introduction d’une dose de proportionnelle... Son programme ? « Redonner la parole au peuple ».

Référendum  ? Il n’en a fait aucun en 5 ans, ni sur le Traité de Lisbonne (2008), ni sur les retraites, et non plus, récemment, sur la TVA sociale ou sur le MES (mécanisme européen de stabilité).

Une dose de proportionnelle ? N.Sarkozy la promettait déjà le 12 juillet 2007, à Epinal (Vosges), mais l’UMP s’est empressée de préciser qu’il n’y aura pas de proportionnelle pour les Législatives de 2012.

Celui qui fut pendant 5 ans le Président d’une élite fortunée, se veut maintenant « le candidat du peuple de France et non celui d’une petite élite ». Comme si on pouvait effacer l’épisode du Fouquet’s, ses vacances sur le yacht d’un riche industriel, le bouclier fiscal, la dépénalisation du droit des affaires, les bonus des traders, les cadeaux aux banques ou encore la baisse des impôts sur les plus hauts revenus...

Qu’est ce que N. Sarkozy connaît du peuple ? de ses galères ? En dépit de ses courtes visites médiatisées aux Restos du cœur, dans les usines ou les villages traversés au pas de course, protégé de tout autre contact populaire que celui de ses partisans soigneusement filtrés.

Et quand le Président, candidat enfin déclaré, s’en va à la rencontre du peuple, c’est très entouré ! Par exemple, selon Paris Normandie, quand il s’est rendu à la raffinerie de Petroplus, le 24 février, il y avait pas moins de 600 policiers et gendarmes, deux Falcons 50 et deux hélicop-tères.

 Le travail

Et voilà N. Sarkozy pourfendant « les assistés » et revalorisant la valeur « travail ». Comme dit F Hollande : « Quel est le respect de la valeur travail depuis 5 ans, quand il y a un million de chômeurs de plus ? Où est la valeur travail quand un quart d’une génération, celle qui a moins de 25 ans, est au chômage ? Où est la valeur travail quand le pouvoir d’achat des salariés stagne depuis 5 ans ? Où est la valeur travail quand on demande à ceux qui ont commencé tôt leur vie professionnelle, qui ont 41 années de cotisations, d’attendre 62 ans pour partir à la retraite ? Où est la valeur travail quand la pénibilité n’est en aucune manière considérée pour les droits à la retraite ? Où est la valeur travail quand les jeunes sont considérés comme trop jeunes pour entrer dans l’entreprise, et les seniors trop vieux pour y rester ? Où est la valeur travail quand il y a des licenciements boursiers, quand des entreprises ferment alors qu’elles sont rentables ? Où est la valeur travail quand les revenus du capital sont moins imposés que les revenus du travail ? »