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Mée-disances du 7 mars 2012

Ecrit le 7 mars 2012

 75 % : La surprise

La Tribune du 28/02 : En fixant la barre del’impôt anti-riches à 75% au-delà d’un million d’euros, F. Hollande prend Nicolas Sarkozy à revers. 75%, c’est moins que Roosevelt, qui avait porté le taux marginal d’imposition à 90% aux Etats-Unis pendant la crise des années Trente. Et c’est moins que le taux de 80% qui prévalait en France sous De Gaulle, autre hérault du « redressement national ». En appelant les 30.000 contribuables qui gagnent plus de 1.000.000 d’euros par an à « l’impôt patriotique par temps de crise », Hollande fait planer sur la France un petit air de mai 1981 à bon compte. La droite, c’est normal, crie à l’impôt « spoliateur » et à la « fuite en avant fiscale ». Sarkozy pris de court, dénonce « l’improvisation » et « l’amateurisme ». Mais le président oublie un peu vite que lui-même n’a cessé, depuis son discours de Toulon de l’automne 2008 de dénoncer les rémunérations « indécen-tes » de certains traders et grands patrons qui gagnent plusieurs milliers de Smic. (...)
Le risque de faire fuir les Français riches ? « Pendant la France des trente glorieuses, sous De Gaulle donc, le taux marginal supérieur de l’impôt sur le revenu était de 80% et cela n’a pas empêché la France de connaître la plus longue et plus forte période de croissance depuis 1945 »

 Flashball : faire justice

Les 6 et 7 mars 2012 aura lieu à Nantes le procès du policier à l’origine du tir de flash ball ayant entrainé la mutilation d’un lycéen, mineur au moment des faits, lors d’une manifestation pacifique dans le cadre des mobilisations contre la loi LRU (Liberté et Responsabilité des Univer-sités), à Nantes le 27 novembre 2007 devant le rectorat. Sans la ténacité de la famille, sans le mouvement général de soutien face au mur d’obstacles érigé pour faire droit à la victime, ce procès n’aurait pas pu avoir lieu. Il est l’aboutissement d’un mouvement des consciences pour que la police dans notre pays ne soit pas au-dessus des lois. (…) Il faudra « expliquer comment un fonctionnaire de police, agissant au nom de la République, a pu en arriver à se servir d’une arme en « expérimentation » ayant la réputation de mutiler et causer de graves lésions, en particulier lors de tirs au visage ».

 A vouloir trop dire …

Le JDD.fr du 23/02 : A trop vouloir en dire, on dit parfois des bêtises. Hervé Morin, qui avait déclaré avoir assisté au débarquement sur les plages de Normandie en 1944, peut en témoigner. Invité du journal télévisé de 20h, le 22 février, Nicolas Sarkozy a dit qu’il souhaitait un affrontement « projet contre projet ». Le candidat-président a pourtant passé une bonne partie de son premier meeting de campagne, à Marseille, à vilipender les socialistes. « Même sur l’Europe ils ne s’engagent pas parce que c’est moi qui propose ! », s’emporte-t-il. Et de rappeler alors que lui a « voté des textes de François Mitterrand sur l’Acte unique, sur la monnaie unique. »

Problème : l’Acte unique, qui ouvrait la voie à la réalisation du marché unique, a été voté en 1986. Or, à cette date là, Nicolas Sarkozy n’était encore « que » le maire de Neuilly. Il ne pouvait donc pas voter en faveur de ce projet dans l’hémicycle. Quant au traité sur la monnaie unique, plus connu sous le nom de Traité de Maastricht, il a été voté par l’Assemblée nationale le 23 juin 1992. A cette époque, Nicolas Sarkozy était bien député des Hauts-de-Seine et pouvait donc à ce titre participer au vote. Mais le procès verbal de cette séance, qui énumère la liste des députés ayant voté pour ou contre, prouve qu’il n’en fût rien. Nicolas Sarkozy figure en effet dans la catégorie : « N’ont pas pris part au vote ».

 Enfumage

De l’Humanité de 01/03 : Nicolas Sarkozy a annoncé fièrement une enveloppe de 17 millions à destination du site menacé de Florange. Une annonce qui se dégonfle à mesure que les heures passent. (…) La multinationale de la sidérurgie n’a pas tardé à publier un communiqué disant que le redémarrage au second semestre de 2012 n’aurait lieu qu’en cas de reprise économique qui déboucherait sur une augmentation de la demande d’acier.

Pour les syndicalistes d’ArcelorMittal, il n’y a « rien ou quasiment rien de nouveau dans ces annonces. D’autant que les travaux de maintenance du site, compris dans l’enveloppe, étaient déjà prévus » (…) . « Il faut six semaines pour remettre le haut-fourneau en marche. Conditionner l’opération à une reprise économique, c’est du foutage de gueule ». « Si c’est pour répéter que les hauts-fourneaux redémarreront quand la conjoncture le permettra, il n’y a rien de nouveau sur la planète », « C’est beaucoup d’esbroufe, beaucoup de bruit, mais peu de concret. »

 Prometteur

D’un lecteur : c’est comme un miracle, le président-candidat à l’élection présidentielle promet. Et en même temps le Candidat-Président sauve les emplois ouvriers à qui mieux mieux : Lejaby – Florange – Photowatt – Alstom etc. Pour garder cette cadence, je lui propose de réformer la Constitution pour établir la durée du mandat présidentiel à 1 an voire 6 mois. Comme cela en fin de mandat, le candidat pourra réaliser tout ce qu’il n’a pas pu effectuer en tant que président.. Et dans l’urgence, il pourra notamment intervenir auprès de ses amis du CAC 40 pour qu’ils maintiennent les emplois pendant au moins la durée de la campagne électorale ainsi le candidat prometteur, président sauveur, pourra espérer maintenir son emploi. Génial, non ?

 Sarkozy fatigue

De leplacide.com du 01/03 : Sarkozy est-il déjà à bout de souffle ? il s’est embrouillé dans son discours le 28 février, oubliant tout un paragraphe. Il devait annoncer son intention d’exonérer l’école maternelle et l’école primaire de la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Le service de presse du candidat a tenté de rattraper le coup en glissant la proposition aux journalistes après le meeting.

Cette erreur inhabituelle pour le candidat est venue clôturer une journée difficile. Quelques heures plus tôt, il s’était déjà trompé en annonçant à tort l’évacuation d’Edith Bouvier, la journaliste du « Figaro », coincée à Homs en Syrie. Il s’était dit « heureux que ce cauchemar prenne fin ». Il a été obligé deux heures plus tard de démentir l’information. Autre mauvaise nouvelle pour lui, le Conseil constitutionnel dans le même temps censurait la loi punissant la contestation du génocide arménien. Un revers pour le président qui s’était personnellement investi sur ce dossier.

Et le lendemain le Président-Candidat était chahuté à Bayonne, malgré l’imposante protection C.r.esque. Ah les temps sont durs !

 Qui sème le vent ...

… récolte la tempête ! Selon l’express du 02/03, Nicolas Sarkozy avait été mis en garde par le maire de Bayonne, l’UMP Jean Grenet, qui lui avait « personnellement déconseillé » de se rendre dans « le petit Bayonne », fait de rues étroites et piétonnières, et considéré comme un bastion des nationalistes basques. Et la police locale sait qu’il est « toujours difficile de garantir la sécurité maximale des personnalités qui s’y rendent ». Mais N.Sarkozy s’est entêté, découvrant cette impopularité que lui cachaient, jusque là, ses déplacements hyper-sécurisés. Triste.

 Mousse

Les moustachus américains réclament une réduction d’impôts « pour frais d’entretien » et appellent à signer une pétition « contre la discrimination des moustachus ». Un gag pour la bonne cause : à chaque signataire, une contribution sera versée à l’ONG Millions from One qui s’est engagée à améliorer la vie et à restaurer l’espoir dans le monde en fournissant de l’eau potable aux millions de personnes qui en ont besoin.