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Pharmacie, traitement du cancer

Glivec : la pharmacie dans l’attente

Ecrit le 21 mars 2012

 La pharmacie du monde dans l’attente

A la fin du mois, la Cour suprême de l’Inde tiendra ses audiences finales dans l’affaire Glivec. Si les juges décident d’accorder un brevet sur leur territoire au géant pharmaceutique bâlois (en 2011, ses recettes ont atteint 4,66 milliards de dollars), la production locale de génériques de cet anticancéreux sera stoppée. Or, le traitement générique coûte 175 dollars par mois, contre 2600 avec le Glivec, une somme hors de portée de nombreux Indiens.

L’origine du bras de fer remonte à 2005, lorsque l’Inde adopte les dispositions ADPIC de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la forçant à accorder des brevets aux médicaments. Dans leur réglementation, les autorités prévoient néanmoins des exceptions pour les préparations dérivées d’un autre médicament, et qui n’en constituent pas une amélioration manifeste. Cette clause vise à lutter contre une pratique courante (et légale) consistant à contourner l’expiration d’un brevet en créant une nouvelle version de la même invention, qui peut à son tour bénéficier de la précieuse protection contre les génériques.

En 2006, Novartis dépose en Inde une demande de brevet pour le Glivec, un dérivé de son composé moléculaire Imatinib qui a déjà obtenu la protection dans pas moins de 40 pays. Estimant que le bébé du groupe bâlois ne présente pas les signes d’une plus grande efficacité que l’Imatinib – développé en 1993 et jamais commercialisé en tant que médicament –, l’Inde refuse d’accorder un brevet.

Commence alors une longue bataille judiciaire …

L’enjeu de ce procès est de taille. Si les juges accordent à Novartis la protection de la propriété intellectuelle réclamée, l’affaire fera probablement jurisprudence et d’autres géants pharmaceutiques occidentaux s’engouffreront dans la brèche. La production locale de génériques en prendra alors pour son grade. Actuellement, l’Inde est le premier exportateur mondial de génériques (avec des ventes annuelles de l’ordre de 10 milliards de dollars) et le troisième producteur de médicaments, derrière les Etats-Unis et la Chine. La santé de millions de malades est en jeu.

source :lecourrier


Ecrit le 10 avril 2013

 Victoire en Inde

La Cour suprême indienne a rejeté, le 1er avril une demande de brevet du Suisse Novartis pour un traitement anticancer, le Glivec, qui ne remplissait pas les critères de « nouveauté ou de créativité » requis par la loi indienne. Ce Glivec pouvait concurrencer la production locale de génériques de cet anticancéreux. Or, le traitement générique coûte 175 dollars par mois, contre 2600 avec le Glivec, une somme hors de portée de nombreux Indiens.

Le décision de la Cour suprême est un soulagement pour les associations qui estiment qu’elle va protéger l’accès à des versions génériques pour les patients pauvres des pays en développement.