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Tarifs sociaux gaz-électricité

Ecrit le 28 mars 2012

Energie : le drame de la « petite dame »

C’est une « petite dame », la cinquantaine environ, demeurant dans un HLM à Châteaubriant. Oh, elle est riche : 550 € par mois (cinq-cent-cinquante euros) c’est-à dire un peu de RSA   et un petit salaire. Avec cela, elle se débrouille en économisant sur tout. Une association lui a donné un vieil ordinateur sur lequel elle apprend peu à peu. Elle rêve d’avoir internet, mais comment financer 30 euros de plus par mois ?

Et ce jour de mars 2012, c’est le drame ! La facture de Gaz de France est arrivée. Malgré l’échéancier mensuel qu’elle respecte soigneusement, il lui reste 220 € à payer. Une étude attentive de ses factures montre que, pour le même logement, la somme à verser a augmenté de 73 % :

mars 2010 : 437,83 €
mars 2011 : 548,12 €
mars 2012 : 757,52 €

Et pourtant, il fait froid chez elle : située au dessus d’un hall traversant l’immeuble, elle ne parvient pas à chauffer.

Que s’est-il passé ? Cette personne est victime de deux choses : la hausse des tarifs du gaz et un changement de compteur. Le nouveau compteur lui calcule une consommation double du précédent. Y a comme un problème ! Le conciliateur, saisi, pourra-t-il y remédier ?

Ceci n’est qu’un exemple local de situation dramatique. Cette dame fait partie des 3,8 millions de ménages français ayant un taux d’effort énergétique supérieur à 10% de leurs revenus . « La crise économique et les hausses du prix du gaz (+ 25 % en deux ans) et du prix de l’électricité (+ 8 %) ont détérioré la situation financière fragile des foyers monoparentaux, retraités aux faibles pensions, titulaires des minima sociaux, salariés licenciés, personnes en surendettement » comme dit le médiateur de l’énergie, le 20 mars 2012. Heureusement pour notre « petite dame », le Centre communal d’action sociale à Châteaubriant lui a promis une aide de 100 euros et, de plus, elle a reçu une lettre de son fournisseur de gaz lui disant qu’elle avait droit au TPN (tarif de première nécessité). Mais si elle y a droit cette année, elle y avait donc droit les années précédentes, mais elle ne le savait pas et elle n’a rien demandé, perdant ainsi 200 à 250 € par an !

Le médiateur de l’énergie, afin d’élargir le nombre de bénéficiaires des tarifs sociaux et les sommes qui leur sont allouées, propose de substituer à ce dispositif un « chèque énergie » de 270 € environ, distribué par les Caisses d’allocations familiales sur le modèle des aides au logement. Celles-ci n’ayant pas un caractère stigmatisant, l’efficacité de la distribution en serait sensiblement améliorée.

Le médiateur propose aussi la mise en place d’un service minimum pour les plus démunis qui pourrait être confié au fournisseur de dernier recours : le contrat donnerait accès à une puissance réduite, 3 000 watts par exemple, pour vivre avec l’indispensable : l’éclairage, l’usage d’une plaque de cuisson et d’un réfrigérateur, le chauffage d’une pièce.