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zero-phyto à l’ESAT de Châteaubriant

Ecrit le 11 avril 2012

 Zéro-phyto à l’ESAT  

Depuis 5 ans une politique « zéro phyto » est utilisée sur le site espaces verts de l’ESAT   « Ateliers de la Mée » de Châteaubriant. A l’occasion de la semaine sans pesticide l’établissement montre qu’un autre modèle est possible et met en avant les méthodes alternatives en matière de gestion des espaces verts (paillage, bruleur thermique, jachère fleurie…).

Par cette démarche, l’établissement démontre que les pesticides ne sont pas une fatalité et qu’une alternative est possible qui passe par un engagement politique en faveur d’une agriculture respectueuse et d’une alimentation saine dénuée de pesticides. Les candidats à l’élection présidentielle doivent prendre en considération ce problème majeur de santé publique.

Un pesticide de synthèse est une substance chimique visant à se débarrasser d’insectes ravageurs (insecticides), de maladies causées par des champignons (fongicides) et/ou d’herbes concurrentes (les herbicides)... « Pest » signifie espèce nuisible et « cide » signifie tuer. Ces substances sont parfois appelées produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques.

La France reste le premier pays européen consommateur de pesticides, avec une consommation en 2010 de 61 900 tonnes de pesticides dont 48 200 tonnes de pesticides de synthèse. Cela représente 1/3 de la consommation européenne de produits phytosanitaires.
90% de l’utilisation des pesticides concerne l’agriculture. Les 10% restant concernent les collectivités locales et les jardiniers amateurs.

Alors que le Grenelle de l’environnement en 2008 prévoyait de réduire de 50% l’usage des pesticides d’ici 2018, de retirer du marché les pesticides les plus dangereux et d’augmenter les surfaces cultivées en bio, force est de constater que 4 ans après le Grenelle, il y a peu d’avancées.

Photo : Paillage

Pire : le gouvernement fait ses coups en douce ! Un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique daté du 7 juillet 1998 prévoyait que l’eau ne devait pas être utilisée, « ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur appelée « valeur maximale », (V Max, définie par l’Organisation mondiale de la santé), pendant plus d’un mois, ou si la teneur en pesticides dépassait ne serait qu’un jour cette V Max.

Eh bien, une instruction de la Direction Générale de la Santé ; publiée au Bulletin Officiel en février 2011, dit que, dorénavant, pour que des restrictions de distribution d’eau soit mises en place, c’est 100% de la V Max du pesticide concerné qui devra être atteinte.

Exemple : Pour l’atrazine, pesticide très fréquemment retrouvé dans les eaux en France, la V Max est de 2 μg/L. Avant la note de 2011, dès la valeur de 20% de la V Max pendant plus d’un mois, soit 0.4 μg/L d’atrazine, pendant plus d’un mois, une interdiction temporaire de consommation était prononcée. Depuis la note de 2011, c’est 100% de la V Max, soit 2 μg/L d’Atrazine, qu’il faudra dorénavant dépasser pour voir l’eau interdite à la consommation. Le Ministère de la Santé rend ainsi plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides !


Ecrit le 8 mai 2013

 Semaine sans pesticides

utilisation du brûleur thermique (David, Philippe et Bruno)

La France est le 1er pays européen utilisateur de pesticides (le 3e au monde). Des résidus de produits chimiques se retrouvent aujourd’hui partout, dans l’eau, l’air, le sol, les plantes jusqu’à s’accumuler dans notre propre corps. L’ESAT   de Châteaubriant cherche à promouvoir un autre mode de gestion des espaces verts, respectueux de l’environnement mais aussi de l’individu, et a participé à l’une des 700 actions organisées dans le cadre de l’opération « Semaine pour les alternatives aux Pesticides ».

Photo : Mise en place d’un paillage, utilisation du brûleur thermique (David, Philippe et Bruno)

Sur son site, rue d’Ancenis à Châteaubriant, l’ESAT   « Ateliers de la Mée » adopte différentes techniques permettant d’éviter l’emploi de pesticides et engrais chimiques. Par exemple, les massifs sont paillés avec des copeaux de bois, du broyat ou encore des feuilles mortes.

Les intérêts de cette technique sont multiples : tout d’abord les herbes n’arrivent pas à s’installer, la fraicheur du sol est maintenue pendant la saison chaude et le compactage par les pluies est réduit. Autre avantage non négligeable et trop méconnu du grand public : stimuler et enrichir la vie microbiologique dans le sol. Un sol cultivé de manière chimique et intensive s’appauvrit au fil des années et meurt, alors qu’un sol respecté et nourri avec de la matière organique reste vivant. Les vers de terre, alliés incontournables des jardiniers, y deviennent de plus en plus nombreux et réalisent un travail de labour du sol remarquable tout en apportant des éléments nutritifs aux plantes. Nous n’avons donc plus besoin d’épandre des engrais chimiques ni même de retourner le sol et tout cela sans intervention de l’homme. Nous parlons alors des ’jardiniers de l’ombre’. 

D’autres techniques sont également utilisées comme le desherbage thermique, les jachères fleuries, l’installation de maisons à insectes et le maintien de la flore spontanée (quand celle-ci est esthétique). Elles nous permettent d’atteindre notre objectif ZERO PHYTO sur un site de 5000 m2. Nous voulons ainsi montrer à nos clients et partenaires que la gestion d’un espace vert peut allier l’esthétique et le respect de la nature.

Source : Ateliers de La Mée, Rue d’Ancenis, 44110 Châteaubriant
Tél 02 40 28 09 51