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Accueil > Châteaubriant > Tourisme > St Patern : la Gégaudais et les cloches de Ruffigné

St Patern : la Gégaudais et les cloches de Ruffigné

Ecrit le 23 avril 2008

Croix de la Gégaudais

 La Gégaudais

Dans ce lieu-dit de la campagne ruffignolaise au nom un peu mystérieux, cachés sous un épais buisson d’épines, gisaient les restes d’une vieille croix dont seuls les Anciens gardaient quelque souvenir. Les recherches de l’association St Patern ont pu les remettre au jour.

Recollée, grenaillée, repeinte, la croix a fière allure mais où la mettre ? Il y avait bien un petit terrain appartenant à l’évêché mais il a disparu lors du remembrement. Finalement la municipalité de Ruffigné a accepté de placer la belle croix de fonte dans le cimetière.

Le socle a été fait par l’ACPM

Restait à refaire un socle en grès : une équipe de l’ACPM   s’en est chargée avec Etienne Alix, Anthony Baffou, Colo Djouhada, Nicolas Forget, Christian Hervé, sous la houlette de Jean Pierre Dousset.


Ecrit le 24 novembre 2010

 Les cloches de Ruffigné

Le bourg de Ruffigné ce matin du 15 novembre est en émoi, à la sortie de l’école : les enfants et leurs parents assistent au départ des cloches. « Regarde bien -dit une mère- tu ne reverras pas ça de sitôt » et une autre « ça va nous faire tout drôle, on était habitué de les entendre, c’était un repère, on savait quelle heure il était ! ». En effet l’horloge sonnait avec une belle régularité les heures et les demi-heures, et bien sûr les trois angélus -matin, midi et soir-.

Le clocher restera muet jusqu’à mi-janvier, ainsi que nous l’ont confié les deux ouvriers de la S Bodet, basée à Trémentines en Maine et Loire, qui assure cette restauration. En ce qui concerne la cloche classée de 1771, les travaux sont subventionnés par la DRAC, comme l’a confirmé son responsable Laurent Delpire, et encadrés par un expert campanaire du ministère de la culture, Régis Singer. Cet expert avait examiné la cloche lors des visites programmées pour l’assemblée générale de la S.F.C en octobre 2003 à Châteaubriant, organisée par l’association St Patern.

Quelques précisions sur la dépose des deux cloches, qui est toujours une opération délicate même si, comme à Ruffigné, le clocher n’est pas de très grande hauteur : la surprise est venue lorsqu’il a fallu sortir la grosse cloche (1056 kg) : il manquait en largeur quelques dizaines de cm ! Il a fallu démonter les deux battants de la lourde porte et incliner la cloche pour qu’elle sorte enfin de l’église, lieu où elle résidait depuis 1883, et plus précisément « le 11 juillet, jour de sa bénédiction, en la fête du précieux sang et en la solennité de saint Pierre et saint Paul, patrons de la paroisse   »...« la cloche a été déposée dans l’église suite à l’effondrement du clocher et le 12 août 1916 on entendit de nouveau la cloche sonner » (*).

La descente de la cloche de 1771 n’a pas posé de problème particulier, il est vrai qu’elle ne pèse que 256 kg...« elle a été installée en 1792 suite à la confiscation des biens nationaux à Teillay » (*).

(*) Merci à Michel Bonnier qui a donné ces renseignements. Beaucoup d’autres seront relatés lors du retour des cloches au pays.

Quelques précisions complémentaires :

– la cloche de 1771, rescapée de la tourmente révolutionnaire (100 000 cloches ont été fondues à cette époque) indique : bénite par le très révérend père Jean Bienvenue Mainguet gardien de St Martin de Teillay. Nommée par Messire Louis Auguste Delavau conseiller maitre ordinaire en la chambre des comptes de Bretagne seigneur de la Roche Giffard et par dame Marie Françoise Charvet son épouse. « Guillaume me formavit anno 1771 ». Plusieurs abréviations restent pour l’instant à interpréter. Le décor est riche de motifs divers : la fleur de lys -emblème royal- et l’hermine -symbole national breton-, ces deux emblèmes se retrouvent sur une grande croix latine décorée : Vierge à l’enfant, buste de Vierge ?.

– la grosse cloche fondue par Astier à Nantes, nommée Pauline Julienne, à été bénite en 1883 par l’abbé F. Gahier chanoine honoraire, le parrain étant J Boutin ; la marraine, Amédée Lemenant des Chesnais ; Léon XIII pape, Mgr Lecoq évêque de Nantes ; J. M. Tual curé et L. Denion vicaire. On trouve, gravés après la fonte de la cloche, les noms des « fabriciens » : P. Digue, P. Daguin, J. Boutin, J. Saffray.

Gilbert Massard

Les cloches de l’église de Ruffigné ont retrouvé leur place en février 2011. La réparation a coûté 38 522 e. La commune a obtenu 27 341 € de subventions ( Conseil Général 17 362 € — Dotation parlementaire 9 379 €)


Ecrit en septembre 2011

  St Patern expose à la Foire de Béré

Autre type de passion : l’inventaire et la réparation des croix de notre région. Une très belle exposition a présenté, à l’église de Béré, une petite partie des œuvres de Jean Fréour : la vierge à l’enfant de Derval, le monument de la reddition à Bouvron, Note-Dame du Sacré-Cœur à Villepôt et le fabuleux calvaire de Créviac à Nozay. L’association St Patern fait un travail remarquable . 02 40 81 31 72