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Une agriculture écologiquement intensive

Ecrit le 25 avril 2012

 Pour une agriculture écologiquement intensive

Jean Glavany est venu dans la région castelbriantaise, dans le cadre de la campagne présidentielle de F.Hollande, et aussi dans le cadre de la campagne législative d’Yves Daniel. Avant d’aller visiter l’usine Team Plastiques et de parler « emploi », il s’est arrêté à la découverte de l’exploitation « écologiquement intensive » de Jean Marc Lalloué à Issé.

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« Nous sillonnons le territoire, explique Yves Daniel, en rencontrant des jeunes, des chefs d’entreprises, des producteurs locaux, des gens sur les marchés. Partout nous sentons un élan, la volonté de changer les choses, un mouvement démocratique fort »

Jean Glavany n’est pas un inconnu pour les agriculteurs qui lui doivent notamment le relèvement de 50 % des retraites agricoles, la création d’un système de retraites complémentaires et la création des CTE (contrats territoriaux d’exploitation). « il y a deux recettes pour réussir, dit-il, le collectif et la qualité »

L’exploitation de Jean-Marc Lalloué et de ses collègues réunis dans le GAEC des Bouleaux, s’est spécialisée dans l’engraissement des jeunes bovins (que des mâles), la production de poules pondeuses élevées en plein air et de canards. En tout : quatre coopérateurs et un demi-salarié.

La table ronde qui a suivi la visite s’est intéressée au concept « écologiquement intensive » promu par la coopérative Terrena (qui place l’écologie avant l’intensif) : « on passe du « produire plus » au « produire mieux » avec moins : moins de surface agricole, moins d’intrants, moins d’énergie fossile » dit J.Marc Lalloué.

Les agriculteurs sont à l’époque de l’innovation. On a parlé par exemple de binage avec caméra et de binage de précision assisté par satellite et de semis de colza sous couvert de plantes gélives....

Les agriculteurs sont attachés à leurs CUMA (coopérative d’utilisation du matériel agricole) : expression de la solidarité agricole, motivation, échanges d’expériences.

Avec CAP44 (Construire une agriculture performante), des agriculteurs comme Michel Loquet ou Patrick Baron, ont monté une société coopérative d’intérêt collectif visant à favoriser l’installation en agriculture, en dégageant un revenu convenable, en gagnant en autonomie et en créant des emplois : « il existe une ressource en abondance, qu’on n’utilise pas assez : la ressource humaine ».

 Souci : le renouvellement des générations

Patrick Baron a attiré l’attention sur les évolutions en agriculture. Selon le Recensement général de l’agriculture (2010), le nombre d’exploitations a baissé de 21 % depuis 2000. Dans les Pays de la Loire, la baisse est de 23,1 %. Pour les chefs d’exploitation la baisse est de 11,9 % et de 7,2 % pour les salariés agricoles permanents.

Sur le territoire couvert par la coopérative Terrena (6 départements), on compte environ 1000 départs en retraite par an, et seulement 400 installations. Quel va donc être l’avenir de l’agriculture ? Selon le RGA 2010, il y a eu baisse de 4,8 % des bovins, baisse de 5,6 % des porcs, depuis 2000. On note, c’est vrai, une hausse de 12,7 % des volailles, mais on sait que ce n’est pas en augmentant le volume par exploitation qu’on règlera le problème de l’alimentation humaine, mais en augmentant le nombre d’exploitants !

Conclusion : pousser à l’installation de jeunes agriculteurs. C’est ce que fait CAP44 .

Télécharger le document : RGA -recensement général de l’agriculture 2010 , format pdf de 2.4 Méga octets