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Testament ... à mon futur enfant

Ecrit le 23 mai 2012

Ô toi mon enfant, fruit de l’amour, pur miracle de la vie, qui est attendu avec tant de joie et d’impatience. Ô toi mon enfant qui sera chéri, adoré, choyé, baigné, talqué, câliné. Tu seras bien sûr, à nos yeux de parents, notre bijou (chou, genou, caillou…, bobo !), notre perle merveilleuse, notre bonheur et bien sûr l’unique Bébé au Monde. Tu comprendras à ton rythme que, avant même ta naissance, l’amour rend sourd et aveugle, peut-être un brin égoïste. Toi, qui n’es pas encore là, tu nous rends gagas , tu nous fait tourner… chèvres.

 Dame nature et Hasard

Ô mon enfant, qui nage et se construit lentement mais obstinément dans le doux cocon maternel, prends tout ton temps, squatte encore un peu, deviens fort, très fort. Tu pigeras bientôt pourquoi. Je te parle comme à n’importe quel « grand » pour te présenter le Menu qui t’attend.

Sais-tu que, si tu es le fruit de l’amour, tu es aussi beaucoup celui du hasard ? Et c’est Dame Nature qui pilotait la console, qui tenait la baguette de Chef d’Orchestre. Je la vénère infiniment. Qui est Dame Nature ? Ben tiens, c’est à la fois la Terre sur laquelle ta Maman et ton Papa marchent. C’est aussi l’Air qu’ils respirent pour encore mieux marcher…. Et elle se mêle aussi de la fabrication des bébés. Et puis d’un tas d’autres choses, pour que la Terre se renouvelle sans cesse pour t’accueillir aussi bien que ceux qui t’ont précédé. Un exemple ? Tu seras Homme ou Femme, mon joli bébé. Ici, ce sera un garçon, là une fille. Et c’est dit ! Tu verras, la différence au départ n’est qu’un petit bout de chromosome. Rien de bien important ! Et pourtant l’Avenir est bien inégal, selon le lieu où tu viendras au monde. Disons qu’à matière grise égale, même si la forme de réflexion n’est pas identique, l’Homme, fier d’une masse musculaire supérieure, a de tout temps nié ou souhaité étouffer son égalité avec la Femme. Pourtant, Dame Nature fait assez bien les choses puisque depuis toujours chaque copain trouve à peu de choses près sa copine.

Mais la Science Humaine commence à y mettre son nez Bonjour les dégâts ! Ah oui, j’ai oublié de te dire : quand tu viendras parmi nous, mon enfant, tu verras qu’il y a des voisins. Notre bonne vieille Terre supporte à peu près 7 Milliards d’Humains, et sans doute 9 Mds d’ici 40 ou 50 ans. Boire et manger (c’est déjà un casse-tête ce jour), et sans parler d’avoir un toit à soi, vont devenir aléatoires. Les probabilités, c’est un domaine hallucinant, froid calcul du hasard.
Si tu joues un jour au Loto français, tu n’auras qu’une (seule) chance sur 14 Millions de cocher les bonnes cases pour gagner le gros lot ! Dame Nature nous donne une chance sur 2 de prendre la bonne décision. C’est royal. Mais l’Humain, fort de sa prétendue et vaniteuse grande intelligence, joue avec le feu. Il conteste et veut modifier à son profit des lois ancestrales, asservir Dame Nature. Au pied, le chien ! Mon bébé, je suis inquiet pour toi, pour ton devenir.
Des envies humaines
contre-nature

Oui, l’homme voudrait bien dominer la Nature. Comme il est vaniteux, mon ange. Il veut, il voudrait recombiner à loisir notre patrimoine le plus intime, celui qui s’affiche dans le cœur, dans le noyau de toutes nos cellules, toujours le même des ongles des pieds jusqu’au bout de nos cheveux : notre GENOME, notre A.D.N. (Acide Désoxyribo Nucléique). Ce pourrait être un joli mobile coloré et musical au dessus de ton premier lit, et qui tourne doucement pour mieux t’accompagner vers le sommeil. C’est une protéine, mon enfant, qui ressemble à deux ressorts (en fait, deux hélices) imbriqués l’un dans l’autre et reliés par des minuscules passerelles qui assurent la solidité. Et des lumières différentes pour chaque nucléotide sur ces deux hélices. Quel joli manège ! C’est aussi ta vraie carte d’identité, unique, qui contient tout à la fois ton hérédité, ta personnalité, et tout ce qui fera que tu sois toi et pas un autre.

Manque de bol, ou bien heureusement, l’Humain, à force d’améliorer sa vision de l’infiniment petit, a repéré cette minuscule protéine intrigante. Grand pas de la Science et du Progrès ? En améliorant encore le grossissement de ses lunettes et en s’appuyant sur l’infernale montée en puissance de l’Informatique ô, mon tendre enfant, je forme un vœu pour que tu ne naisses pas avec un clavier pré-intégré dans ton avant-bras gauche l’Humain a réussi à décrypter les séquences de certains génomes, c’est-à-dire la combinaison et l’ordre de la succession dans l’espace des tout petits, tout petits nucléotides les acides aminés . Apprenti-sorcier ou savant fou échevelé, il maîtrise de mieux en mieux le copier-coller ou pire, le couper-coller grâce à de minuscules ciseaux, les enzymes. Dans le règne végétal, la première application est l’Organisme Génétiquement Modifié O.G.M. , des plantes résistantes à des maladies et/ou à certains pesticides. Ce sont des plantes que Dame Nature ne peut pas créer naturellement. Pour l’animal, la mode est au clonage : reproduire à l’identique et à l’infini une bestiole appréciée pour ses qualités à partir d’une seule cellule. Gloups ! c’est tout à la fois affolant, passionnant et abominablement effrayant.

 Vilain cauchemar

Bien sûr, Dame Nature n’est pas infaillible : comme chacun, elle s’emmêle parfois les pinceaux ou les pieds dans le tapis . Comme un bug dans un programme, elle éructe parfois de l’anomalie génétique. Alors cette boite à outils peut devenir précieuse et bienvenue pour rectifier le tir. D’accord. Mais à pas prudents et bien comptés, Dans un cadre très bien borné et sous une haute surveillance sans relâche ni passe-droits.

Tu sais quoi, mon bel enfant à venir ? Je suis joyeux de t’attendre. Et pourtant je ne peux empêcher certaines sueurs froides de ruisseler dans mon dos. Oui, comme une peur mystérieuse, sans objet précis. Un nœud au creux du ventre sans motif particulier. « Sauter du coq à l’âne », ça veut dire passer sans transition d’un sujet à un autre qui n’a rien à voir. Par contre, pour passer de l’animal à l’homme, c’est un jeu d’enfant. Nous sommes tous cousins.

Imaginons que je fasse un cauchemar terrible. Un maniaque de génétique, un généticien devenu fou, les yeux exorbités, m’attire dans son antre, son laboratoire secret, à l’abri de tout contrôle ou superviseur. Il « bricole » sur du matériau humain. Il m’invite (non ! il m’oblige) à m’asseoir devant un ordi. Et il me somme de te décrire, toi mon tendre bébé, en quelques clics de souris, des pieds à la tête en passant par le cerveau. De te créer de toute pièce, selon ma volonté. Horreur, abomination. Les questions tournent en boucle sur l’écran, obsédantes, restant bien sûr sans réponse. Et je me réveillerais, en sueur, mais heureux de me retrouver dans ma réalité.

Il y a donc à boire et à manger dans l’exploration scientifique, aventure typiquement humaine, insatiable, obstinée à dévoiler et démonter tous les secrets de Dame Nature pour mieux l’imiter ou pour mieux l’asservir à sa convenance. Je pourrais aussi bien te parler de la fusion/fission thermonucléaire comme source d’énergie mais aussi source de feu d’enfer non-maitrisable, des nano-technologies, du bisphénol A retiré en catastrophe de tes futurs biberons, d’un médicament détourné en toute « légalité » de sa vocation initiale et accusé ce jour d’avoir brisé le cœur de centaines de personnes, de l’immensité du réservoir à virus méchants et mutants que contient notre cheptel d’élevage à plumes et à poils, des phtalates molécules rigolotes qui permettent de plier en deux le manche de ta brosse à dent sans qu’il se casse mais qui migreront vers ta bouche délicate, de notre eau polluée jusqu’à plus soif par pure insouciance, de bactéries blindées et terroristes par abus d’utilisation d’antibiotiques. Bref, j’abrège et je cesse, ce Menu est déjà plus qu’indigeste pour toi, mon enfant innocent, qui n’as pas levé le doigt pour venir parmi nous.

Tu as compris que l’Humain chahute fort Dame Nature, plus pour gagner du Pognon que pour le bien durable de l’Humanité. Il joue avec le feu, tellement sûr de lui de pouvoir toujours le contenir. Je t’apprendrai patiemment, ô mon cher enfant, à ne pas jouer avec des allumettes !

 Ceci est mon Testament, fictif, bien sûr

Mon cher enfant, quand tu prendras connaissance de ces lignes, c’est que j’aurai disparu des écrans-radars humains. Ne sois pas du tout triste. Même invisible, je t’accompagne. Un testament c’est un mot barbare que les Notaires apprécient à sa juste valeur c’est mettre en mots ce que je te donne, ce que je te laisse en héritage. Donc réjouis-toi. Tu es mon futur, mon prolongement. Sans vouloir t’affoler, je te mets sérieusement en garde : ta vie ne sera pas un long fleuve tranquille. Tiens bon, tu sauras faire face si l’on t’écrase les orteils.

Tu sais, mon joli bébé, j’ai honte. Honte de te léguer une Maison, notre Terre, dans un tel désordre. Tout est sens dessus-dessous. Ne me reproche rien, j’ai hurlé de toutes mes forces, avec ma petite voix, et jusqu’à mon dernier souffle. Relax, baby, reste cool. Ca va le faire.

Ici, dans l’éther, les nuages, souvent sombres, parfois hargneux, s’accumulent. Je joue à saute-moutons. Nez, yeux et oreilles aux aguets, penché sur le rebord d’un nuage blanc et accueillant, je scrute tout à la fois tes progrès et la planète entière. C’est pas joli joli.

L’Homme grouille partout, se multiplie, dominateur. Il abîme, il pille la Terre. En même temps qu’il la pollue irrémédiablement (terre et eau) par ses déchets, il la racle jusqu’à l’os pour en extraire les dernières ressources fossiles « indispensables » à son confort ; charbon, fer, bois, métaux rares, pétrole, uranium et j’en oublie bien d’autres. Déjà, le baril de pétrole, même cher, sonne le creux on garde l’espoir de trouver de nouvelles réserves et nous restons très fiers de nos 3 mois de réserves stratégiques françaises. De qui se moque-t-on ? Le gazoduc montre des baisses de pression l’Homme lorgne déjà le « gaz de schistes », exploitable par une technique dite de fracturation hydraulique, qui polluera irrémédiablement notre eau potable et qui prouve surtout que l’on racle les fonds de tiroirs ; l’accident nucléaire se montre incontrôlable.

Tu dois apprendre que « En Europe, chaque habitant consomme quotidiennement en moyenne quatre fois plus de ressources qu’en Afrique, mais deux fois moins qu’en Amérique du Nord » (Centre d’Analyse Stratégique S.A.C. 01/11). Cette synthèse, appréciable mais très académique, se permet tout simplement d’ignorer la voracité inévitable de nos voisins Chinois, Russes, Indiens, Brésiliens, South-africains ou encore Australiens. Ces ressources sont comptées, non-renouvelables. Personne n’ose moufter.

Ta génération et ses suivantes devront « phosphorer » dur pour trouver des produits ou techniques parfaitement substituables, fiables et surtout durables.

Non content d’avoir pillé et pollué la Terre depuis 2 ou 300 ans, l’Homme, par son activité industrieuse, effrénée et profitable, commence juste à admettre qu’il est en train de modifier le « climat ». L’Air que l’on respire aussi bien moi que toi bientôt. Notre climat, c’est l’Atmosphère, une bulle de mélange de gaz indispensable à la Vie qui englobe la Terre jusqu’à 100 / 120 km d’altitude au dessus de notre tête (distance Nantes-Rennes). La couche d’ozone, protectrice, montre d’immenses trous. Le « réchauffement climatique » est dans les tuyaux scientifiques.

Nos jolies abeilles, qui contribuent pour 30 à 35% du contenu de nos assiettes par leur inlassable travail de fécondation (pollen), perdent les commandes de leur G.P.S. et meurent de désespoir. Sans parler du frelon asiatique, redoutable tueur importé, qui s’acclimate gentiment au Nord de nos fleuves Loire et Seine. Nos glaciers fondent à vue d’œil (pôles ou montagnes) depuis plus de 20 ans. Les algues vertes polluent nos superbes plages de Bretagne. Garde en mémoire qu’elles ont besoin de trois éléments extérieurs indispensables à leur croissance : luminosité, température de l’eau et présence de nitrates (azote organique). Des phénomènes météo, inhabituels, frappent ponctuellement tempêtes, trop ou pas assez de pluie, muguet à peine en fleur au 1er Mai, des saisons moins marquées, des relevés de températures étonnants, des pollens agressifs . Tu comprendras vite que l’Homme a abusé et qu’il a rompu un contrat, un équilibre avec Dame-Nature. Mon enfant, je te souhaite longue et heureuse vie. Je te laisse une maison mondiale qui est en gros DESORDRE. Tu t’appliqueras, par tous les moyens à ta disposition et à ta convenance, à restaurer cet équilibre rompu. Je ne suis point Ecologiste, mot galvaudé, mais simplement humble et respectueux de notre Terre Nourricière. Et s’il le faut, lève toi et Indigne-toi,

 Crises et conflits à gogo. Colère sourde

Là, mon bébé, j’avoue que mon cœur se serre quant à ton avenir. Ce que je scrute du bord de mon nuage est affligeant. Oui, la Maison Terre brûle par tous les bouts et l’Humain, aveugle, vaniteux et borné, persiste à marcher sur la tête et à croire que la Croissance sera infinie. Même le moins rusé de nos cousins les babouins se gratterait généreusement les fesses en hurlant de rire, par dépit.

Parlons d’Argent, vénéré comme un Dieu, il mène l’Humanité par le bout du nez. L’Argent qui, d’une obligation, devient une Obsession. Dés que tu entends parler d’Argent, garde en tête ces 2 notions : d’abord que l’Homme est vraiment un loup pour l’Homme, sans aucune pitié ni aucun scrupule ; ensuite que la couleuvre a de tout temps gobé le crapaud, même s’il se gonfle d’air en pensant devenir aussi gros que le bœuf. Pourquoi ? Parce que l’apparence ne peut tromper l’instinct,

Chaque pays voue un culte particulier à son Produit Intérieur Brut (P.I.B.). C’est une mesure (parmi d’autres) de sa performance de création de richesse. Il faut toujours produire plus, mais pour qui, pour quoi ? Quelqu’un a dit que « la guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls militaires ». Je suis de plus en plus convaincu que l’Economie ne doit surtout pas être sous la seule main de nos Economistes (rigoureusement formatés) de tout poil, qui ont la vue très basse et qui parient hardiment (sans autre preuve que leur intime conviction !!!) que la Croissance sera infinie dans un monde fini. Je crie à l’utopie, à l’envers du bon sens. Et les coutures craquent, les engrenages se grippent ici ou là. Du coup, jamais notre petite planète n’a supporté autant de CRISES. Lister tous les motifs est mission impossible : dette, austérité, pauvreté, religion, politique, confiance, frontière, chômage, langues, nucléaire, précarité, avenir, citoyenneté, indignation, corruption, déshumanisation, malnutrition, banques, maladie, énergie, justice, peur, solitude, salaire, éducation, eau potable, déforestation, spiritualité. Voici quelques mots-clés qui ouvrent à la souffrance du Monde. Nous sommes tous dans le même bateau, et c’est se battre contre la force de l’Océan, contre la puissance de Dame Nature, que de croire naïvement trouver la sécurité et le bonheur en se réfugiant sous quelques fétus de paille populistes. Ce n’est qu’une illusion. Souviens-toi toujours, mon bel enfant, que nous serons de plus en plus nombreux à vivre, à nous partager les miettes du gâteau (natalité) et que nous squatterons plus longtemps notre éphémère passage sur Terre (durée de vie). Tu sais, il n’est pas possible de « mettre plus de vaches dans un pré que ce qu’il est capable d’en nourrir ».

Quand la crise, justifiée ou non, dure, quand la souffrance devient insoutenable, alors apparaît le CONFLIT. Parfois circonscrit, comme un feu, par voie diplomatique, il débouche le plus souvent sur une lutte impitoyable, où l’Homme, manipulé, redevient instinctivement l’animal sauvage, enragé, dressé pour détruire et/ou tuer. La face cachée de la Lune. L’Horreur absolue, culbutant toutes les barrières morales ou sociétales. Le mensonge, la ruse et la propagande (l’intox) fusent de tous bords,

Et puis, pire que tout, en France comme ailleurs, il y a un feu qui couve sous la cendre, une COLERE qui gronde, une violence encore retenue, contenue, mais vicieuse autant que visqueuse. Elle est en chacun, sourde et aveugle, parce que personne ne se sent satisfait, Elle se nourrit de faits quotidiens, amplifiés par les média. Elle rumine et enfle par une appréhension, une sorte de peur face à un avenir incertain et obscur. Chacun s’isole et se replie dans « son » monde, et l’Autre (notre propre voisin ?) est dérangeant parce qu’il dérange nos petites habitudes, L’isolement frappe, la solitude guette, Le lien social a connu de meilleurs jours.

Où est la lumière pour notre « jeunesse », nos jeunes désorientés ? Mon ange, tu seras concerné, j’ai l’atroce sentiment que le chacun pour soi, l’égoïsme coupant comme un diamant, risquent de devenir la normalité,

Quand la marmite explosera, ça va décoiffer. Si oui, planque toi,

 Mon rayon de soleil

Joli ange, tellement attendu, tu seras bientôt parmi nous. Avec la vie renaît l’espoir. Tu seras le centre égoïste du Monde. Fille ou garçon, tu enrubanneras la maison de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Tu sauras créer la mélodie du bonheur et de l’amour au jour le jour. JOIE, pure tendresse et câlins. Parce que nous aurons tiré pour toi un solide rideau entre ta bulle et la réalité. Quand on juge le tableau vilain, on le voile, faute de mieux !

Et puis, un jour, avide de vivre, tu crèveras ta bulle et tu passeras à travers le rideau. Oui, notre monde évolue à toute vapeur, Cours, poursuis-le, ne lâche rien, Ce jour là, j’aurai de nouveau Honte du désordre et je te souhaiterai, avec toute ma tendresse, BON VENT. Mon seul bonheur sera le tien.

Pascal, de Blain

Un petit P.S. : tiré de « La vie interdite », Albin Michel, 1997 : « Ils vont faire un tunnel, pour supprimer le passage à niveau. Quinze arbres et six maisons qui vont disparaître. Pour trois minutes à patienter devant la barrière. L’Homme est devenu fou. ». Mais quels mots trouver pour que tu comprennes, mon bébé, que la Futilité en train de dévorer l’Essentiel ??.