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Mée-disances du 6 juin 2012

Ecrit le 6 juin 2012

 La cave de Takieddine

 
Le Point.fr du 31/05 : Nicola Johnson, l’ex-épouse de l’intermédiaire, a fait saisir la cave de Takieddine dans le cadre de leur procédure de divorce.[…] Ainsi, le commissaire-priseur s’est emparé des grands crus, ceux qui étaient servis à ses invités prestigieux, de Brice Hortefeux à Jean-François Copé, en passant par Claude Guéant, ou encore François Léotard.

L’intermédiaire avait des goûts de luxe. Des Petrus 1988, des Château Lafite Rothschild 1985, des Mouton Rothschild 1970, Château Latour 1983, des Château Haut-Brion 1990, des magnums Clos du Marquis, des magnums Ducru-Beaucaillou 1986. En tout, plus d’une centaine de bouteilles.

 La nécessité du célibat

Lacroix.fr du 01/06 : Benoît XVI a réaffirmé, au deuxième jour de sa visite à Milan, aux prêtres, religieux, religieuses et séminaristes rassemblées dans la cathédrale, que le célibat appartient pleinement à leur vocation. « Le signe lumineux de la charité pastorale et d’un cœur unifié est le célibat sacerdotal et la virginité consacrée » a-t-il précisé.

 Ndlr : quant-aux dérives, pas un mot !

 Fraude fiscale

 
NouvelObs.com du 01/06 : Auditionné par la commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion fiscale, le 23 mai, le juge Guillaume Daieff a jeté deux pavés dans la mare. D’abord, il a regretté que le nombre de juges d’instruction du pôle financier parisien soit passé de 12 en 2009... à 8 en 2012.

Certes, de plus en plus d’affaires sont traitées directement par le Parquet sous forme d’enquêtes préliminaires. Mais ses effectifs ont - eux aussi - reculé dans les mêmes proportions ! Quant aux assistants spécialisés, experts-comptables, agents du fisc, qui devaient être recrutés pour épauler la justice, on les cherche. 15 étaient prévus ; ils ont été 8 à la meilleure période et ne sont plus que 5 actuellement... L’État pourrait pourtant, selon lui, avoir « un bon retour sur investissement, en mettant les moyens qu’il faut pour la répression pénale et judiciaire de la fraude fiscale ».

Ensuite, G. Daieff a insisté sur l’existence d’un « verrou » dans les affaires de fraude fiscale : le procureur ne peut pas, de lui-même, engager de poursuites, mais doit attendre une plainte du ministre du Budget. « Imaginez que le ministre du Budget soit le trésorier d’un parti politique et demande à certains contribuables de financer la campagne : là, le verrou peut être un problème... »
 
Toute ressemblance avec des personnes ou des affaires existantes ne serait évidemment que pure coïncidence...

 Pujadas

Le NouvelObs du 30/05 : François Hollande a promis, le 29 mai sur France 2, de tenir « toutes » ses promesses de la campagne sur la durée de son quinquennat tout en respectant les engagements de réduction des déficits publics pris par la France. Mais les questions pièges et les interrogations « people », que posait David Pujadas, il les a balayées d’un revers de main. C’est dans cette absence d’annonce spectaculaire, dans cette normalité, qui consiste à rendre des comptes de son action sans faire de fioritures malgré les appels du pied du présentateur, qu’il faut voir la rupture avec l’ère sarkozyste.
 

 Harcèlement sexuel

 
Libération.fr du 31/05 : Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a tranché en faveur d’un projet de loi sur la question du harcèlement sexuel. Lequel sera déposé conjointement par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, et par Mme Vallaud-Belkacem, et présenté rapidement au Parlement dès que ses travaux reprendront. […]
 
En recourant à un projet de loi, le gouvernement souhaite « s’entourer du maximum de sécurité juridique » mais également « affirmer son volontarisme », a expliqué la ministre et porte-parole du gouvernement. « Pour autant, les sénateurs, qui se sont beaucoup impliqués sur ce dossier, (...) sont d’ores et déjà pleinement associés et leurs travaux nous serviront aussi de point d’appui dans le débat parlementaire ».
 
Les Sénateurs se sont particulièrement mobilisés sur cette question, les groupes se précipitant pour déposer des propositions de loi. Pas moins de six textes de loi —trois émanant du PS, une du CRC (communiste), une de l’UMP et une de l’Union centriste— ont été déposés. Le groupe écologiste s’apprête à en déposer un septième. Un groupe de travail comportant toutes les sensibilités politiques a été mis en place et a commencé à auditionner les parties concernées.
 
Nous voulons « faire un texte qui réponde à toutes les interrogations et qui offre toutes les garanties pour que le recours soit vraiment effectif et que les plaignantes ne tombent pas dans des trappes que la loi aurait laissées parce qu’elle aurait été incomplète », a déclaré Mme Najat Vallaud-Belkacem.

Rapelons que le Conseil Constitutionnel avait abrogé début mai, avec effet immédiat, l’article du code pénal sur le harcèlement sexuel, dont il a jugé la formulation trop floue. Toutes les procédures en cours fondées sur cet article sont, de fait, annulées.

 Le dernier cri de la « juppette »

 
Lemonde.fr du 01/06 : A 63 ans, Françoise de Panafieu, l’une des douze femmes nommées dans le gouvernement Juppé en 1995 avant d’être débarquée six mois plus tard, s’apprête à tirer le rideau de sa vie politique : la députée UMP, élue en continuité depuis vingt-quatre ans, ne se représentera pas aux élections législatives de juin. Elle ne décolère pas contre ce qu’elle appelle de sa voix tranquille « le scandale de mon parti machiste ».

Onze ans après la loi sur la parité, un an après celle qui exige des entreprises 40 % de femmes dans leur conseil d’administration, l’Assemblée nationale sortante compte 18 % de femmes. Le Parti socialiste a fait un effort de parité pour les investitures aux Législatives quand le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a fait, lui, son mea culpa : il a privilégié les sortants pour avoir « le maximum de députés ». Résultat : sur les 577 candidatures présentées par l’UMP aux élections législatives, 72 % sont des hommes ; sur les six circonscriptions de droite à Paris, ce sont six hommes qui ont été investis et les femmes placées ailleurs, dans des circonscriptions « à gagner », comme on dit.
 
[...] Et l’élue en colère de poursuivre : « Les députés UMP qui votent et élaborent les lois ne sont pas capables de les respecter. L’UMP s’asseoit sur la loi qui exige la parité et ne respecte même pas le préambule de la Constitution qui »favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives« . Nous ne respectons pas la loi que nous avons nous-même élaborée et votée et on s’étonne que les citoyens ne nous respectent pas ! »
 
Avant de partir, la députée a voulu préparer la place à des femmes plus jeunes. L’une d’entre elles avait le profil idéal : Brigitte Kuster, 53 ans, politique aguerrie, conseillère régionale, conseillère municipale, maire du 17e arrondissement, l’un des plus gros de Paris. L’UMP a préféré investir Bernard Debré, 67 ans, dont la circonscription a fondu lors du découpage électoral de 2009.

Ndlr : cette cuisine électorale machiste n’a pas porté chance au secrétaire général de l’UMP. Dans un sondage rendu public le 2 juin, à peine 7% des Français (9% cheez les électeurs de droite) jugent que Jean-François Copé ferait un bon président de la République, contre 38% (mais 50% à droite) pour François Fillon et 40% (37% à droite) pour Alain Juppé. L’opinion publique est bien dure pour un homme si brillant et si volontaire !