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Dix jeunes Palestiniens à Châteaubriant

Ecrit le 20 juin 2012

 Dix jeunes Palestiniens à Châteaubriant

Les militants du Comité Israël-Palestine du Pays de Châteaubriant   sont plus particulièrement liés au village de Beit-Ommar en Palestine. Le 25 juin 2012 le Comité reçoit un groupe de 10 jeunes étudiants palestiniens du lycée Ibraimied de Jérusalem et son directeur Abdel Salam. Au programme :

  • - visite de la carrière des fusillés et du musée
  • - visite d’une exploitation agricole
  • - visite de la vieille ville de Châteaubriant
  • - réception par l’association Rencontres   de Châteaubriant, spécialisée dans le soutien des jeunes

 13 et 15 ans : en prison

La colonisation israélienne ne se passe pas bien autour du village de Beit Omar.

Le 20 mars 2012 le Tribunal Militaire d’Ofer a réclamé l’expulsion de 8 jeunes mineurs de leur maison à Beit Ommar, à une distance d’au moins 30 kilomètres de leur ville parce qu’ils seraient « un danger pour la sécurité des colons qui utilisent la route d’Hébron à Jérusalem »

Dans la nuit de dimanche 10 à lundi 11 juin, à 2h30 du matin, les forces d’occupation israélienne basées dans la colonie illégale de Karmei Tsur ont lancé un raid sur plusieurs maisons de Beit Ommar.
Les soldats, après avoir attaqué le village par des tirs à balles réelles, des grenades lacrymogènes et des grenades assourdissantes, ont arrêté chez eux Hamouda Jamal Abu Hashim, 13 ans, et Malik Jawad Za’aqiq, 15 ans. Hamouda a été ensuite libéré, après avoir été soumis à du chantage et interrogé jusqu’aux premières heures du matin. Au moment de la rédaction de cet article, Malik est toujours en détention.

L’arrestation et la détention de mineurs, la plupart du temps sans motif précis, est une tactique habituelle et quotidienne de l’armée israélienne qui a fini par alerter plusieurs groupes de défense des droits de l’homme. En plus du traumatisme évident que représente l’arrestation, souvent en pleine nuit, ces enfants sont confrontés à l’intimidation et aux interrogatoires menaçants, pour tenter de leur extraire de faux aveux. Ils sont détenus dans des prisons surpeuplées aux conditions lamentables, quelquefois avec des prisonniers adultes. Il arrive souvent qu’à cause de la détention, les enfants manquent des périodes importantes de leur scolarité et des examens. Les enfants détenus sont habituellement privés de tout contact avec leur famille pendant la période qui précède leur procès.

L’argent manque cruellement pour soutenir les centaines de jeunes Palestiniens arrêtés chaque année. Les familles des jeunes ont souvent de grandes difficultés, quand cela ne leur est pas impossible, à payer les coûts exorbitants des cautions, des frais juridiques et des amendes associés à chaque arrestation.

Source

 Mousa Abu Maria, membre du Comité populaire de Beit Ommar, arrêté le 11 juin

Lundi 11 juin 2012, des agriculteurs de Beit Ommar, accompagnés de membres du comité populaire et de deux militants internationaux, travaillaient leurs terres adjacentes à la colonie illégale Karmei Tsur depuis une demi-heure lorsque des colons israéliens ont commencé à harceler les Palestiniens, leur criant des insultes en anglais, les traitant de « chiens » et de « nazis » et leur lançant des pierres.

Les fermiers ont continué tranquillement leur travail et les forces de l’occupation israélienne sont arrivées sur les lieux. Un des soldats a immédiatement attrapé Mousa Abu Maria (35 ans), membre du Comité populaire, par le bras et l’a jeté à terre. Quatre soldats ont alors encerclé Mousa et l’ont frappé au visage avec la crosse de leur fusil, le blessant à la tête. Les militants internationaux qui ont tenté de protéger Mousa de l’attaque ont été frappés, traînés avec violence et piétinés à plusieurs reprises. Mousa Abu Maria a alors été menotté et emmené à la colonie Karmei Tsur, où on l’a laissé saigner pendant plus d’une heure, sans aucun soin médical.

Lorsqu’ils ont appris l’arrestation de Mousa, des résidents de Beit Ommar, des militants et la presse sont arrivés sur les lieux, où ils ont été accueillis par des tirs de grenades lacrymogènes, de balles caoutchouc-acier et de grenades assourdissantes.

Source


Ecrit le 20 juin 2012

 Le printemps sous l’orage

(Propos empruntés à Georges Corm, économiste et historien libanais, dans le journal L’Humanité du 8 juin 2012).

« Il s’est passé de grands événements depuis un an et demi. D’abord lorsque toutes les sociétés arabes, au cours de janvier, février et début mars 2011, se retrouvent dans la rue, toutes tranches d’âges et toutes classes sociales confondues, pour contester les pouvoirs en place. Elles dénoncent tout à la fois l’autoritarisme politique et le manque de liberté mais, surtout, les conditions socio-économiques et, notamment, le très fort taux de chômage qui caractérise les économies arabes (...) ».

Dans une deuxième étape, malheureusement, va se réaliser ce qu’on peut appeler la contre-réaction. L’acte le plus extraordinaire a été l’entrée des troupes saoudiennes à Bahreïn, pour mettre au pas les manifestants qui campaient sur la principale place de la capitale, Manama. Il y a un second dérapage au Yémen (où il faut saluer le rôle capital des femmes dans les manifestations), avec le président Saleh, manifestement soutenu par l’Arabie saoudite. Par la suite, la situation va dégénérer à la fois en Libye et en Syrie. En Libye, il y a l’intervention de l’Otan, avec des bombardements massifs dont on peut se demander s’ils étaient vraiment nécessaires pour chasser le dictateur libyen. (…)

En Syrie, c’est extrêmement compliqué. La bataille se déroule sur 3 niveaux. Il y a des questions purement locales avec, là aussi, une détérioration des conditions socio-économiques, notamment dans les campagnes. La question va ensuite devenir régionale avec des interventions extrêmement brutales de la part du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie saoudite qui entendent donner des leçons de démocratie au régime syrien ! Enfin, le niveau international où brusquement la Chine et la Russie se révoltent contre l’instrumentalisation du Conseil de sécurité de l’ONU par les États-Unis et leurs alliés ». Et des gens meurent, par milliers !


NOTES:

25 juin au soir : soirée conviviale à partir de 18 heures 30, chez Karl et Véronique SERVANT , Le Houx à Abbaretz

Le Houx est situé sur la D 69 entre Issé et Nort sur Erdre. Sur cette route seront placés des panneaux d’indication.

Animations à partir de 19 heures : démonstration de danses classiques par des jeunes filles de l’Arcel, association de St Aubin des Châteaux, groupe musical et de chants avec trompettiste.
Repas à partir de 19h30.
Nous vous demandons de faire le maximum pour participer, invitez vos amis. Coût de la soirée : 5 €. Faire part de votre participation au le diner pour le
20 juin au plus tard.