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Les personnes âgées vieillissent seules

Ecrit le 22 mars 2006

 Les femmes vieillissent seules, Les hommes vieillissent à deux

« En Europe, le mode de vie des personnes de plus de 75 ans a changé. Elles vivent de plus en plus fréquemment chez elles, seules ou en couple, au lieu de cohabiter avec des membres de leur familles » révèle l’INED dans le n°419 de la revue Population et Sociétés, dans une étude comparative portant sur les Pays-Bas, l’Allemagne, la Finlande, la France, le Portugal, la Belgique, l’Italie et l’Angleterre.

En 2000, vieillir avec un partenaire est bien plus courant chez les hommes (deux sur trois) que chez les femmes (une sur cinq), ceci dans tous les pays.

Entre 75 et 79 ans, environ trois hommes sur quatre vivent en couple, contre seulement une femme sur trois (35%), ceci dans tous les pays.

Les femmes sont doublement désavantagées :
– Elles éprouvent une plus grande difficulté à fonder une nouvelle union puisque la démographie favorise la surféminisation de la société aux âges élevés.
– Par ailleurs, les hommes tendent à se remettre en couple avec des femmes plus jeunes qu’eux.

De la même façon, les divorcés se remettent plus facilement en couple que les veufs ou les célibataires. Quel que soit leur âge, ils ont plus de chance de retrouver un/une partenaire. Cette probabilité devient quasi nulle pour les femmes au delà de 80 ans.

Entre 60 et 64 ans, environ 20 % des hommes et 10%
des femmes vivent en couple sans être mariés, dans
la plupart des pays mais pas au Portugal où l’opprobre frapperait les vieillards vivant ensemble sans s’être remariés.

L’institution
pour lutter contre
la dépendance et l’isolement

Rare jusqu’à 75 ans la vie en institution intéresse une fraction croissante de la population au delà, pour des raisons de santé et en raison du fait que le réseau pouvant soutenir une personne se réduit avec son avancée en âge.

En France, à un état équivalent de délabrement de sa santé, l’homme seul ira plus facilement en institution que la femme parce qu’il se trouvera désemparé devant les tâches domestiques. L’Allemand, le Belge, le Britannique, affichent une plus grande indépendance domestique que lui.

En revanche, veuves, leurs femmes vont plus souvent en institution en raison d’une moindre autonomie économique que leurs consœurs françaises.

Les célibataires, qui sont souvent en moins bonne santé que les personnes qui se sont mariées, (cela à tous les âges) ont aussi plus de difficultés à faire face au quotidien en cas de dépendance, parce qu’ils ne bénéficient généralement pas de l’aide d’un enfant. Peut s’ajouter, comme en France, leur situation économique plus précaire, qui rend plus difficile pour eux le recours aux aides professionnelles, et en conséquence leur maintien à domicile.

Lorsque le maintien à domicile d’un parent âgé devient impossible sans assistance, la cohabitation à plusieurs générations est prônée comme la meilleure solution dans les pays du Sud, alors que le recours à des services permettant la poursuite de la vie en solitaire a la faveur de ceux du Nord.

Ces services sont créateurs d’emplois rémunérés aussi longtemps que les pays peuvent financer une politique d’aide à domicile.

On peut en revanche redouter le chaos pouvant résulter d’une diminution de la prise en charge publique de la dépendance.

Que se passera-t-il quand,faute de croissance économique, l’Europe devra arbitrer entre les dépenses de santé et l’aide sociale ?

Source : http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes419/419.pdf


Ecrit le 29 mars 2006

 Personnes âgées : la déferlante

Au Conseil général du 20-21 mars 2006 :

La France vieillit, les progrès de la santé et de meilleures conditions de vie, prolongent la durée de vie. La part des plus de 60 ans, dans la population globale du département, est actuellement de 19,90 % (moyenne nationale : 21,3 %). Les personnes âgées sont principalement installées sur la Côte et dans le nord du département.

Non seulement la population vieillit, mais ses habitudes changent. Les familles sont souvent éclatées, les personnes âgées ne veulent pas être une charge pour leurs enfants et souhaitent rester le plus longtemps chez elles.

Cela augmente considérablement les besoins d’accompagnement sur le plan médical, mais aussi sur l’équipement des logements, services de proximité, transports.

Les personnes qui entrent en établissement le font de plus en plus tard et dans des états de dépendance physique et psychique lourde.

Des chiffres

Personnes âgées de plus de 75 ans
en Loire-Atlantique :

- 2005 : 98 300 (8,2 % de la population)

- 2010 : 111 500 (8,9 % de la population)

Nombre de personnes de plus de 75 ans atteintes par la maladie d’Alzheimer   en Loire-Atlantique : 13 000.
Prévisions :
– 17 000 en 2010 et
– 22 000 en 2020.

Maisons de retraite

191 établissements d’accueil existent en Loire-Atlantique :

- 152 maisons de retraite,
- 28 logements-foyers,
- 11 domiciles collectifs,
pour un total de 15 405 places effectives au 31 décembre 2004.

La densité moyenne est :

16,5 places pour 100 personnes de 75 ans et plus.

La répartition des maisons de retraite est très inégalitaire :

– La zone de Châteaubriant est dans la moyenne avec 16,5 places.

– Les zones de St Nazaire (12,3 places) et de Nantes (13,1 places) sont déficitaires.

– Les autres zones de Loire-Atlantique sont excédentaires (par exemple : 28 places pour 100 personnes de 75 ans et plus, dans la région de Pontchâteau).

Il y aurait donc un rééquilibrage à faire (en particulier créer 400 à 500 places dans la région Nantes-St Nazaire).

Aide à domicile

Les différents service d’aide à domicile sont primordiaux pour les personnes âgées : vivre chez soi, garder ses repères, entretenir son domicile, bénéficier de soins, maintenir ses liens sociaux, ne pas se sentir seul .... Ce sont là des conditions essentielles du dispositif gérontologique en Loire-Atlantique.

Il existe en Loire-Atlantique 32 SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) dont un à Châteaubriant.

Ils permettent de différer une hospitalisation ou de faciliter le retour à domicile après un séjour à l’hôpital. Le nombre de places est en augmentation (1429 places en 2002, et 1521 places en 2003) mais leur mode de fonctionnement est difficile car le personnel est souvent à temps très partiels, avec des horaires atypiques. Et cependant les personnels sont conduits à inciter les personnes âgées à se coucher très tôt !

Les infirmiers libéraux sont peu nombreux en Loire-Atlantique : 49 pour 100 000 habitants en 1998, contre 80 au plan national.

Accueil intermédiaire

Intermédiaire entre le maintien à domicile et la maison de retraite, il existe en Loire-Atlantique 308 lits d’accueil temporaire et 113 places d’accueil de jour. Ce qui est globalement insuffisant. Il existe des formules « accueil familial » qui bénéficient à 18 personnes âgées et 150 personnes handicapées. Le Conseil Général envisage de développer cette forme d’accueil.

Aide personnalisée APA

L’APA (aide personnalisée à l’autonomie) est toujours l’objet de nombreuses demandes : 3937 dossiers déposés en 2004. Le plan d’aide moyen s’élevait à 526 € en octobre 2005 dont 451 € à la charge du Conseil Général, pour financer : auxiliaire de vie, accueil de jour, portage de repas, téléalarme, frais de change.

Les demandes d’APA ne sont pas toutes acceptées. Le Conseil Général signale la difficulté à trouver des médecins pour faire les évaluations, sur les secteurs d’Ancenis et de Châteaubriant.

Au total, au 1er octobre 2005, le nombre de bénéficiaires de l’APA est de :
– 5508 à domicile
– 9934 en établissement

 Aide aux aidants

Le Conseil Général soutient financièrement les actions ayant pour but d’apporter un soulagement ou un répit aux aidants naturels ; groupes de parole, animations individuelles ou en petits groupes.

SCHEMA GERONTOLOGIQUE DEPARTEMENTAL

C’est autour de la notion de solidarité que le Conseil Général fonde ses politiques départementales. À l’égard des personnes âgées, cette solidarité s’appuie sur un principe : « bien vieillir en société, dans sa ville, dans son quartier » et se traduit par un plan d’actions, qui met l’accent sur

1- Le maintien à domicile,

2- une meilleure prise en charge des personnes désorientées (dont Alzheimer  )

3- et la qualité de l’hébergement en établissements.

Pour cela, le Conseil Général souhaite :

–  réaffirmer la présence et le rôle des CLIC   comme porte d’entrée du dispositif d’accompagnement des personnes âgées ;
–  sensibiliser les acteurs pour mieux coordonner les interventions auprès des personnes âgées et favoriser la qualification des intervenants.


Ecrit le 20 mai 2015

 Mes voisins sont sympa

Momentanément immobilisé, Henry ne peut plus promener son petit chien chaque jour comme il en avait l’habitude. Les services de soins infirmiers et d’aide à domicile assurent bien le suivi d’Henry… Mais le petit chien ? il va rester à la maison lui aussi ? Sûrement pas ! des voisins se relaient pour lui faire faire une petite randonnée le plus souvent possible.

« Nos chers voisins » n’est pas seulement le titre d’une série télévisée.