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Aînés ruraux : loisirs et solidarité

Ecrit le 17 juillet 2012

12 000 adhérents en Loire-Atlantique

Ils se sont retrouvés à plus d’un millier à la Halle de Béré   à Châteaubriant ce mardi 10 juillet 2012. Le responsable des loisirs, M. Gérard Carnet, avait établi un riche programme de visites de la ville et des environs. C’est que les aînés, de nos jours, cherchent à profiter du temps qui leur reste pour découvrir le monde. Le temps n’est plus du pépé au coin du feu. D’ailleurs il n’y a plus guère de cheminée dans les maisons et les aînés souhaitent bouger, tant qu’ils peuvent. Il n’y a qu’à voir les danseurs tourner et valser ! Et tous ceux, nombreux, qui, comme les jeunes, se sont levés pour danser en ligne et en rythme. Et quand les jambes se font prier, les doigts savent encore taper le carton, évaluer les atouts, compter les points à l’issue d’interminables parties de belote !

Les aînés ruraux   se comptent à 12 000 en Loire-Atlantique. Ils seraient plus nombreux encore si des petits clubs ne se contentaient pas d’une association locale, coupée de tout. L’adhésion aux aînés ruraux  , c’est 6 euros/an, ce n’est pas le pérou ! Et c’est un avantage : pouvoir réfléchir ensemble (mais oui, c’est encore utile), pouvoir se grouper pour obtenir « des prix » sur certains produits, et surtout être une force, être représentatifs : les aînés ruraux   sont membres des conseils d’administration ou des conseils de vie sociale des hôpitaux et maisons de retraite, pour être la voix de ceux qui n’ont plus guère la force de parler. Ils organisent aussi des conférences-santé : la prochaine parlera de la vision.

Et puis les aînés ruraux   voient plus loin encore. C’est ainsi que s’est constituée une association « Solidarité Madagascar », en partenariat avec Groupama. Cette association vend des boites de gâteaux au profit d’une confiturerie de Manakara, dans un village situé à deux jours de route de Tananarive. Le trésorier, Pierre Thomas, explique : « la boite est vendue 6 €. Sur cette somme, deux euros sont envoyés à Manakara : cela représente le paiement de deux jours de travail. Nous prenons en charge le salaire de la responsable de production, et une partie du salaire du technicien agricole. Les femmes qui viennent là sont payées un euro la journée ». Litchis, ananas, fruits de la passion, goyaves, hum, c’est bon.

« En 2008 la confiturerie produisait 2000 pots. Cette année cela fera 20 000 pots. Chaque pot coûte 1,60 €, ce ne sont donc pas les gens du coin qui peuvent se le payer ! La commercialisation se fait avec la ville et, peu à peu, en France » … par internet, mais oui !

Aujourd’hui, la confiturerie fait vivre de manière directe une cinquantaine de familles malgaches grâce à l’emploi de 14 ouvrières et à l’achat des produits de 25 paysans et d’une dizaine de brodeurs et de vanneurs.
http://confiturerie-stjoseph.jimdo.com/

(photo ci-contre : Pierre Thomas)