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Le Tram-train à moins de dix euros

Ecrit le 12 septembre 2012

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Ecrit le 20 mars 2013

Le 15 mars 2013, Jacques Auxiette, Président de la Région des Pays de Loire, accompagné de Gilles Bontemps, vice-président de la Région en charge des infrastructures, des transports et des déplacements, Pierre-Denis Coux, directeur de la qualité du réseau et de la maitrise d’ouvrage de RFF (Réseau Ferré de France) et Jean-Louis Zanini, Directeur national des projets matériel roulant de la SNCF ont annoncé officiellement la date définitive de mise en service du tram-train.

La réouverture de la ligne ferroviaire reliant Nantes à Châteaubriant avec du matériel tram-train constitue une opération exemplaire de développement durable, un projet d’envergure unique en France. Le tram-train, déjà en service sur Nantes-Clisson depuis 2011, avec un succès qui ne se dément pas, propose des déplacements plus simples, plus rapides, moins polluants...

Il s’agit d’offrir une alternative crédible à l’utilisation de la voiture, en répondant aux besoins de transport des usagers des villes périphériques et en favorisant le développement des communes les plus éloignées. La réouverture constitue un acte d’aménagement territorial volon-tariste et une offre de transports renforcée pour tous les usagers du territoire.

Sa mise en service commerciale est donc très attendue aussi bien par les habitants et les salariés du territoire. C’est donc maintenant ferme et définitif, le tram-train circulera à compter du 28 février 2014.

Le chantier, qui touche à sa fin, a déjà permis des retombées économiques notables pour le territoire avec l’inter-vention d’une cinquantaine d’entreprises, soit près de 300 personnes sur le chantier, dont des salariés de l’ACPM   (Ateliers et Chantiers du Pays de la Mée) dans le cadre des clauses d’insertion..

 Des innovations

Cette ouverture comporte des innovations remarquables qui expliquent la complexité de la tâche à mener : en premier lieu, celui du choix du tram-train qui constitue le matériel le plus performant pour assurer dans de bonnes conditions de temps de parcours un maximum d’arrêts en milieu urbain et péri-urbain.

Par ailleurs, les passages à niveau urbains, quais et traversées sont adaptés et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Des quais sont dédiés au Tram-train en gare de Nantes, et la circulation exige une double électrification, une signalisation particulière et un « code de la route spécifique ».

 Trois phases

La liaison en tram-train sera mise en service en trois phases, s’étalant de fin février à début avril 2014

  • 1) 7 allers-retours quotidiens entre les gares de Nantes et Châteaubriant.
  • 2) 16 allers-retours quotidiens entre la gare de Nantes et Nort-sur-Erdre, soit une circulation toutes les 30 minutes en période de pointe et quelques circulations en périodes creuses ;
  • 3) 23 allers-retours quotidiens entre la gare de Nantes et Sucé-sur-Erdre, soit une circulation toutes les 30 minutes, en période de pointe dans chaque sens et toutes les heures en périodes creuses .

« Je suis particulièrement heureux de voir cette réouverture se concrétiser. Nous y avons consacré, Gilles Bontemps et moi, beaucoup de temps et d’énergie » a dit Jacques Auxiette.

 Les partenaires

RFF assure la maîtrise d’ouvrage des infrastructures ferroviaires et la coordination générale. Le groupement SCE, Obermeyer, AUP assure la maîtrise d’œuvre de l’opération pour le compte de RFF. La SNCF assure la maîtrise d’ouvrage des gares, haltes et de l’atelier de maintenance des tram-trains de Doulon. Le Département de Loire-Atlantique gère la maîtrise d’ouvrage du giratoire de la RD69 à La Chapelle-Aulnay. Nantes Métropole a la maîtrise d’ouvrage des deux pôles d’échange de Babinière et de Haluchère-Batignolles et de leurs accès (hors coût du projet).

 Le financement

Ce projet représente, pour la phase réalisation, un investissement de 194,59 millions d’euros courants, tous périmètres de maîtrise d’ouvrage confondus, dont 168,47 M€ courants pour les travaux sous responsabilité de RFF.

  • - Région : 60,78 € soit 31,2 %
  • - Département 52,56 € soit 27,0 %
  • - Etat 35,30 € soit 18,1 %
  • - Europe 21,00 € soit 10,8 %
  • - Nantes 19,93 € soit 10,3 %
  • - SNCF 5,02 € soit 2,6 %

A ce montant global, il faut ajouter l’acquisition par la Région des 24 rames de tram-train Citadis-Dualis fabriquées par Alstom, 12 étant nécessaires pour Nantes-Châteaubriant, 8 pour Nantes- Clisson en vue de la réalisation du terminus technique de Clisson (fin 2014) et 4 en maintenance et en réserve mutualisée pour les deux axes. Le montant total de l’acquisition de ce matériel est de 88,66 M€ dont 53,2 M€ pour Nantes–Châteaubriant ce qui porte l’engagement global de la Région sur ce projet à 114 millions d’euros.

 Billet : moins de 10 €

Les tarifs seront connus en juin. Selon Gilles Bontemps, le tarif aller sera à moins de dix euros, et 75 % des voyageurs paieront moins, en bénéficiant de cartes de réduction. Pour info, aller de Châteaubriant à Nantes en voiture coûte 11 €, non compris les frais d’entretien et d’usure du véhicule, les frais d’assurance, et les risques sur la route !

 Une fable sur le train

Lors des réunions de secteurs, en mars 2013, le maire de Châteaubriant a suscité une question sur le Tram-Train, ce qui lui a donné le prétexte de dire que la décision de construire cet équipement a été prise par le Conseil Régional en 2003, alors que son frère jumeau (alors Député et Conseiller Régional) était Président de la Commission des Infrastructures au Conseil Régional. Il a même dit que la décision a été votée à l’unanimité.

Hélas, il a oublié que le train Châteaubriant-Nantes avait été supprimé par un vote au Conseil Général, le 2 juillet 1979. Son père (alors maire et Conseiller Général) n’a d’ailleurs voté ni pour, ni contre, vu que, pris d’un besoin pressant, il avait dû quitter la salle ! Et, par la suite, il y a eu des tentatives de ré-ouverture en 1995 et 1997, en vain.

Le 8 février 2002, Henri Baron, alors Conseiller Régional, insistait sur l’importance de la voie ferrée Nantes-Châteaubriant. Une étude de faisabilité de réouverture de la ligne ferroviaire Nantes-Châteaubriant s’est déroulée de septembre à octobre 2002 en concertation avec Nantes Métropole, le Département de la Loire-Atlantique et les collectivités locales concernées. Elle portait essentiellement sur le tronçon Nantes-Nort sur Erdre et accessoirement sur Nort-Châteaubriant. La CGT, (conférence de presse du 17 janvier 2003), s’en est étonnée, tout comme elle s’est étonnée que la problématique « frêt » n’ait pas été prise en considération.

Finalement une étude (pas plus) de faisabilité a été inscrite en 2003 à l’avenant d’ajustement à mi-parcours du Contrat Etat-Région 2000-2006. Il s’agissait bien d’un ajustement, ce qui veut dire que l’étude sur la voie ferrée Nantes-Châteaubriant ne devait bénéficier de financement que si les crédits engagés par ailleurs avaient pris du retard. Ce qui fut le cas.

Le changement de majorité à la tête du département et de la région en 2004 a été salutaire. Jean-Marc Ayrault, Jacques Auxiette et Patrick Mareschal, tous trois Présidents d’exécutifs de gauche, ont tenu leur engagement d’organiser la solidarité et la complémentarité entre les territoires, et ont notamment programmé, pour de bon, la réouverture de la ligne de chemin de fer.

Il y a eu ensuite concertation publique préalable lancée par la Région avec la SNCF et RFF (Réseau Ferré de France), puis, le 29 avril 2009, approbation ministérielle de l’avant-projet, puis, le 18 juin 2009, signature de la convention de financement des travaux. Ce n’est qu’à ce moment-là que la réouverture a été effectivement lancée, et non pas en 2002-2003 comme le dit le maire de Châteaubriant qui cherche à tout ramener à lui et à sa famille, avec une extraordinaire faculté d’oubli de ce que les autres ont fait !


Ecrit le 22 mai 2013

 Nexus et l’aérogare

L’association Nexus a écrit aux élus des communautés de communes de Châteaubriant et Nozay en leur disant que : « En considération d’un possible et plutôt très probable abandon du projet Notre-Dame des Landes, nous insistons sur l’urgence qu’auraient les Élu(e)s de vos deux Communautés de Communes à se préoccuper d’une amélioration de l’accessibilité à l’aéroport de Nantes Atlantique

En effet, le projet actuel de remaniement de la gare de Nantes est la dernière chance pour une desserte ferroviaire très performante de cette structure. Là aussi, une fois de plus, il est proposé par le Maître d’Ouvrage un schéma conçu avant tout au service de Nantes alors qu’une variante est possible pour en faire un projet avec un bénéfice étendu à l’agglomération nantaise, au 44, aux départements limitrophes et bien au-delà ! »

Nexus propose donc une variante d’aménagement permettant « un accès direct à l’aérogare depuis les 6 branches de l’étoile ferroviaire nantaise dont la branche Rennes – Châteaubriant – Nantes desservant les villes de Châteaubriant, Issé, Abbaretz » . « Ce projet non seulement dessert l’aéroport de Nantes Atlantique mais réduit d’une manière drastique ses besoins en parkings,q confortant ainsi les atouts de cette structure ».

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