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Mée-disances du 26 septembre 2012

Ecrit le 26 septembre 2012

 Mariage homo

 
Lexpress.fr du17/09 : Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé que le cardinal Philippe Barbarin avait « pété les plombs » en déclarant que le mariage homosexuel pourrait à terme ouvrir la voie à la polygamie ou à l’inceste. 

L’archevêque de Lyon Philippe Barbarin a en effet, dans une interview diffusée le 14 septembre par la radio RCF et la chaîne TLM son opposition au projet de loi sur le mariage homosexuel, qualifié de « rupture de société ». « Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l’interdiction de l’inceste tombera », a-t-il dit

Le maire de Paris, qui s’est dit prêt à célébrer des mariages homosexuels, a précisé avoir déjà eu des demandes de mariage de ce type. Le projet de loi sur le mariage et l’adoption homosexuels sera présenté le 24 octobre au conseil des ministres. 
 
Ndlr : et le mariage des prêtres ? Risquerait-il de favoriser la pédophilie ?

 L’effroi de Parisot

 
le JDD.fr du 18/09 : la présidente du Medef, Laurence Parisot regarde ce qui est envisagé par le projet de loi de finances 2013 « avec effroi ». Elle estime ainsi que le gouvernement ne s’attaque « toujours pas au cœur du problème », c’est-à-dire à « la réduction des dépenses publiques ».
 
Si Parisot soutient l’objectif de réduction du déficit à 3% du PIB en 2013, elle estime que les solutions pour y parvenir ne sont pas les bonnes. Le gouvernement a annoncé 30 milliards d’euros d’économies, avec un effort réparti entre ménages, entreprises et baisse des dépenses (10 milliards d’euros d’économies pour chacun). Cette répartition n’est pas judicieuse pour le Medef, qui craint « un risque de choc de non compétitivité » et regrette une hausse des impôts « deux fois plus importante que la réduction des dépenses ».
 
D’ailleurs, pour le Medef, le projet de loi de finances ne prévoit pas une baisse des dépenses publiques (comptes sociaux et collectivités) mais simplement un « ralentissement de leur hausse ». En 2013, elles augmenteraient ainsi de 8,8 milliards d’euros, soit un peu moins que la moyenne de ces dernières années.
 
L’impact de la réduction de la déductibilité des intérêts d’emprunt des entreprises pourrait, selon Laurence Parisot, avoir « un impact dramatique sur l’investissement dans certains secteurs », notamment dans les travaux publics. Aujourd’hui ces intérêts d’emprunt sont totalement déductibles de l’impôt sur les sociétés. Ils ne le seraient plus que partiellement, à hauteur de 85% la première année puis de 75% la seconde, d’après ’Les Echos’ du jour. La mesure rapporterait 4 milliards d’euros en année pleine. Concernant la taxation des revenus du capital, que le gouvernement veut taxer « comme le travail », Laurence Parisot a tenu à rappeler que « c’est de l’épargne, qui est donc déjà taxée quand elle est produite par le travail ».
 
Ndlr : c’est toujours mieux quand ce sont les autres qui paient !

 Irresponsabilité organisée

 
laTribune.fr du 20/09 : Corinne Lepage est fondatrice et présidente d’honneur du CRIIGEN (Comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique), qui a commandité l’étude sur le maïs Monsanto NK 603 menée sur des rats pendant deux ans, dont les conclusions ont été publiées le 19 septembre par la revue scientifique à comité de lecture « Food and Technology ». Elle déclare :
 
« Jusqu’à présent, les fabricants d’OGM ne font faire que des études sur des durées de 90 jours, dont les résultats sont par ailleurs le plus souvent tenus secrets. Suite au combat que nous avons mené, certaines ont été rendues publiques sur décision de justice, mais cela n’a encore rien de systématique. Ces mêmes lobbies OGM, qui ont obtenu que ces études sur 90 jours suffisent pour l’autorisation de mise sur le marché de leurs produits, se battent d’ailleurs maintenant pour ne plus avoir à en mener du tout... […]
 
Le principe de responsabilité du producteur le rend responsable s’il met sur le marché des produits défectueux et nocifs, à une exception près : lorsque l’état des connaissances ne permet pas de con-naître les risques. Quelle meilleure manière de ne pas les connaître, que de ne pas faire effectuer d’études d’impact suffisamment poussées ? Après cette étude, plus personne ne pourra prétendre ne pas savoir que ces risques existaient. 

La France a saisi l’agence nationale de sécurité sanitaire et demandé à Bruxelles de prendre toutes les mesures nécessaires en termes de protection de la santé humaine et animale, mesures qui pourront aller jusqu’à suspendre en urgence l’autorisation d’importation dans l’Union européenne du maïs NK 603. Mais je souhaite maintenant que Bruxelles impose de telles études sur deux ans pour tous les OGM, et dans le même temps, que l’on évalue sérieusement les avantages réellement apportés par les OGM aux agriculteurs ».

 Impunité salafiste

 
Libération.fr du 18/09 : La presse tunisienne de 17 septembre critiquait vivement l’échec, la veille, de l’arrestation d’un chef d’un groupe salafiste jihadiste tunisien, recherché après l’attaque de l’am-bassade américaine, et qui a prêché en plein centre de Tunis sans que la police présente n’intervienne. « Non seulement il ne se cache pas, mais il ose narguer tout le système (...) », souligne le Quotidien.[...]

Seif Allah Ibn Hussein, chef du courant « Ansar al-charia » (Partisans de la charia) a prêché dans la mosquée Al-Fatah du centre de Tunis entouré de ses partisans et en est reparti malgré la présence en grand nombre, au début de son prêche, des forces de sécurité venues l’arrêter. […] Le porte-parole du ministère a expliqué que l« Les unités des forces de sécurité ont procédé à un recul tactique pour ne pas entrer en confrontation avec les groupes salafistes présents », ajoutant que l’arrestation était « reportée à une date ultérieure ».
 
Quatre personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres blessées lorsqu’une manifestation devant l’ambassade des États-Unis contre un film islamophobe avait dégénéré en violences.

 Tapie fait la leçon à Bernard

 
Rue89 du 21/09 : C’est la réaction la plus savoureuse à l’affaire Bernard Arnault.

Le patron de LVMH veut devenir belge ? « Je n’arrive pas à le croire », s’étranglait Bernard Tapie dans Le Parisien : « La France lui doit beaucoup, mais il doit également à la France. L’État l’a notamment aidé financièrement dans le rachat de l’entreprise Boussac, en 1984 [l’équivalent de 306 millions d’euros de subventions pour ce rachat, premier gros coup de sa carrière]. Quand on est citoyen d’un pays, il faut savoir vivre les côtés agréables, mais aussi accepter ceux qui le sont moins [...]. Il ne devrait pas faire ça. »
 
Bernard Tapie sait de quoi il parle. Lui aussi peut dire merci à la France : en 2008, pour solder son conflit avec le Crédit lyonnais, l’État lui a reversé 285 millions d’euros. Cette décision fait l’objet d’une enquête de la Cour de justice de la République. Surtout, lui aussi aime beaucoup la Belgique. Comme l’avait révélé Charlie Hebdo en novembre 2011, il y a transféré l’essentiel de sa fortune, reconstituée grâce aux contribuables français. Même pas besoin de demander la nationalité belge : créer une holding sur place a suffi.
 
Bernard Tapie ne s’est pas arrêté là, selon les documents que Rue89 a consultés. Depuis le printemps 2011, il a en fait enchaîné les créations d’entreprises en Belgique, à défaut d’y créer des emplois : ces sociétés dupliquent en fait celles qu’il détient déjà en France.