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Voyage d’octobre 2012

Ecrit le 26 septembre 2012

 Palestine-Israël Méditerranée

Le comité local (fort de plus de 300 adhérents), organise un voyage du 3 au 15 octobre 2012. Une première mission de travail partira quelques jours plus tôt pour prendre le temps d’étudier les projets de développement que le comité pourrai soutenir désormais, soit dans la commune de Beit Omar, soit dans une autre, mais toujours dans le protectorat d’Hébron.

Les seize voyageurs feront à la fois du tourisme   traditionnel (Jérusalem, Bethléem, Jéricho, etc) et des rencontres   sur le terrain : le camp de réfugiés d’Aïda, une entreprise de céramique à Naplouse, une savonnerie à Hébron. A Beit Omar, ils participeront à la plantation d’arbres. Le voyage s’inscrit dans un double objectif : travailler au rapprochement des peuples et réaliser des actions de développement.

Le voyage répond au désir des Palestiniens qui souhaitent faire connaître leur situation. « Ils subissent des injustices qu’ils n’ont pas méritées et dont ils ne sont pas responsables » dit le Comité qui s’inscrit dans le cadre des résolutions de l’ONU à ce sujet (résolutions non appliquées !)

« Nous voulons redire qu’Israël existe, mais que la Palestine a aussi le droit d’exister, d’avoir un Etat et de vivre en paix). Contacts : 02 28 04 08 57

Réseau de distribution de produits palestiniens

Télécharger le document : Distribution de produits palestiniens , format pdf de 23.5 kilo octets

Ecrit le 5 décembre 2012

 Voyage en Palestine

Un groupe de Castelbriantais s’est rendu en Palestine du 29 septembre au 15 octobre 2012, avec le Comité Palestine-Israël. En Israël, ils ont vu le désert du Néguev. En Cisjordanie, ils ont visité Jérusalem, Jéricho, Naplouse, Hébron, Bethléem et bien sûr Beit Ommar.

Objet du voyage : découvrir la situation, voir ce qu’il était possible d’aider à Beit Ommar « même si, comme dit Louis David, il y a des besoins ailleurs ».

« Dans le désert du Néguev, en terre israélienne, nous avons rencontré les Bédouins. Ils sont arabes israéliens mais soumis aux mêmes tracasseries que le Palestiniens » dit André Lépicier. « Ils nous ont dit : nous sommes israéliens, nous demandons d’être traités comme les Israéliens ». Un des villages de tentes a été détruit 42 fois en deux ans. « Les Israéliens épandent du désherbant partout. Ils ont le projet de « refleurir le désert ». Les opérations de reforestation, d’implantation de nouveaux immigrants et de croissance économique exigent le départ des Bédouins, qui représentent encore 25 % des habitants. Les tracasseries sont destinées à les faire fuir »

« A Jérusalem nous avons vu beaucoup de juifs orthodoxes. Chapeau, kippa, barbes longues. Des familles entières, les enfants aussi. Ces extrémistes nous inquiètent. En revanche, nous avons trouvé les Palestiniens très calmes, ouverts, accueillants, et conciliants dans leurs discours ». Mais, tous les vendredis, des manifestations ont lieu en Palestine, par exemple à Nabi Saleh, proche de Ramallah, protestant contre l’occupation et la spoliation de leurs terres et de leur source d’eau par la colonie israélienne voisine.

« Dans le camp de réfugiés d’Aïda, à coté de Bethléem, les Palestiniens sont là depuis 1948. Le camp a la même superficie qu’au début mais la population a considérablement augmenté. Sans doute la plus forte concentration du monde. Pour se loger les familles construisent en hauteur. Les familles sont très pauvres et il y a d’autres régions de Palestine où les gens sont très pauvres aussi ».

« Pour nous, il n’y a aucune crainte à avoir. Les Palestiniens nous protègent, de peur qu’il arrive quelque chose. Les Israéliens n’ont pas envie qu’il arrive quelque chose à des Blancs » dit Joseph Plantard. « Evidemment, si nous n’étions pas blancs ... »

Bulldozer à Beit-OmmarPhoto : Le bulldozer à Beit Ommar

A Beit Ommar, comme partout, la police israélienne s’en prend de plus en plus aux enfants. « Les enfants sont traumatisés, au point d’avoir peur d’être pris en photo ». C’est sans doute fait exprès : la peur des enfants pourrait inciter les adultes à fuir. « Je suis revenue déboussolée » dit Madeleine Lépicier « l’armée israélienne humilie constamment les habitants, et vient la nuit chercher les jeunes, sans raison. On sent que le pays s’enfonce ».

« Le bulldozer que nous avons fourni à Beit Ommar tourne toujours. 24 km de chemins ont été faits, il en reste 12 à faire pour rejoindre les terres à cultiver qui, jusqu’à maintenant, ne sont accessibles qu’à dos de mulets. Ces chemins sont utiles aussi pour s’enfuir en cas d’attaque israélienne. Il n’est pas rare, quand la cueillette des olives est faite, que les colons la volent ou la détruisent, toujours avec l’aide de l’armée ».

Nabih saleh Photo : Manifestation à Nabi Saleh
le 3 novembre 2012
les enfants se sont courageusement
mis à l’avant de la manifestation,
chantant, faisant des signes de victoire et agitant leurs keffiehs à la face des soldats pour les empêcher de tirer.

« On ne peut comprendre le problème palestinien que si on va sur place » dit Joseph Beaugeard. « Nous sommes surpris de voir les exactions quotidiennes. A Hébron, par exemple, des Israéliens ont construit leur appartement au dessus de la maison de Palestiniens et ils jettent par la fenêtre des pierres et des détritus. Ils se réservent la porte d’entrée : les Palestiniens doivent s’en faire une autre ou passer par la fenêtre ! ». La résistance non-violente est revendiquée par la quasi totalité des Palestiniens, « mais la lassitude gagne et le désespoir est grandissant ».