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La vie avant et après l’alcool

Ecrit le 3 octobre 2012

 Vie-santé-Libre

Vie santé libre : le groupe comptait 19 adhérents en juin 2011, et 67 adhérents un an plus tard ! Le groupe s’est réuni, dimanche 23 septembre dans une salle prêtée gracieusement par la municipalité de Louisfert, pour une journée de réflexion. Thème : le malade de l’alcool, la vie dans l’alcool, la vie dans l’abstinence. Les adhérents présents se sont partagés en 5 groupes avec, d’un côté, les malades en cours de rétablissement, et de l’autre les familles. Ils étaient tous si passionnés que, commencée à 9 h le matin, la journée ne s’est terminée qu’à 20 heures.

 La vie dans l’alcool

Pour le malade, l’alcool est une façon de vivre. Le produit (vin, bière, spiritueux) occupe son esprit, occupe ses mains et sa bouche. C’est une façon de passer le temps, d’accueillir ses voisins et amis. Du moins le croit-il. Puis, assez vite, le produit devient une obsession. Et pourtant le malade est dans le déni, il refuse d’admettre qu’il boit et même il s’apitoie sur lui-même, car il est malheureux et en rend les autres responsables. On note très souvent une attitude de fuite : le malade annule des rendez-vous, évite la société.

La souffrance est toujours présente : souffrance physique (dans les périodes de manque), souffrance morale (car le malade sait qu’il fait souffrir les autres).

Le malade est souvent agressif et, en même temps, se dévalorise. Il ment pour se procurer de l’alcool, il sait bien qu’il n’est pas honnête, ni envers lui-même ni envers les autres.

Au travail, le malade perd la confiance des autres, il rencontre l’incompréhension.

Avertissements, licenciement : la situation s’aggrave. Et, étrangement, l’entourage aide peu ! Les camarades de travail n’hésitent pas à offrir à boire à un alcoolique.

Les conjoints et les enfants souffrent autant que le malade alcoolique. C’est l’inquiétude, la peur d’un accident, le désespoir, la fin de tout dialogue, le chacun pour soi. C’est la culpabilité : qu’est-ce qu’on a fait, ou pas fait, pour que se produise cette situation. La famille se replie sur elle-même, refuse la société des autres pour cacher sa honte. Et en même temps il y a beaucoup de tolérance (surtout de la part des enfants). L’amour s’en va, mais l’amour n’attend qu’une éclaircie pour pouvoir revenir.

Dans cette situation les médecins sont démunis, les amis s’éloignent, les voisins se gaussent mais souvent … profitent de la situation pour pouvoir, eux aussi, consommer de l’alcool.

 La vie dans l’abstinence

Et puis un déclic. Un jour on arrête de boire. On devient abstinent et même « abstinent heureux » comme peuvent l’être les membres du groupe Vie Sans Libre.

« On retrouve la joie de vivre, de prendre soin de soi, de faire plaisir. On note les changements physiques et psychiques. On ose aller vers les autres et se faire de nouveaux amis. On est fier de soi, plus positif, moins irritable. De nouveau on peut faire des projets, on ne se sent plus sous surveillance. On est même considéré ».

Dans le couple, la confiance revient, la vie de famille est plus apaisée, le dialogue reprend.

 Comment faire ?

Pour retrouver la liberté de vivre sans l’alcool, il y a divers moyens à mettre en place :

  • - ne pas avoir d’alcool chez soi
  • - accepter un suivi médical et psychique
  • - et surtout se faire plaisir (cinéma, restaurant, etc)
  • - se rendre utile aux autres

Une association comme Vie-Santé-Libre peut être d’un grand secours, par ses qualités d’écoute, de partage, d’amitié. L’association est un groupe d’entraide pour que l’abstinent soit un abstinent heureux et voie s’ouvrir devant lui une nouvelle vie. Les militants, par leur témoignage, peu-vent aider les malades à retrouver leur liberté d’action.

 Les responsables :

Photo : Chantal, Michel, Maurice, Joël

Maurice Eveillard 02 40 81 07 23
Chantal Gautreau 02 40 28 70 98
Joël Ricordel 02 40 87 50 01

Il ne faut pas hésiter à faire appel à eux car leur plaisir est d’aider les autres, soit à l’hôpital, soit même à domicile.