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Ligne Châteaubriant-Sablé, poste d’aiguillage

Ecrit le 6 mars 2002 :

La ligne Sablé-Châteaubriant

La FNAUT (fédération nationale des usagers des transports) a tenu une réunion à Châteaubriant le samedi 2 mars 2002, principalement autour de l’idée de relance fret de l’axe ferroviaire Sablé sur Sarthe - Châteaubriant - St Nazaire (port autonome)

Pour la FNAUT la liaison ferroviaire Le Mans / Sablé / Châteaubriant / St Nazaire, est un atout à préserver et à remettre en service, car cette ligne où seul le tronçon Sablé Château-Gontier est encore utilisé pour les marchandises, peut avoir de multiples fonctions :

– Desserte locale des villes du trajet Nantes - Châteaubriant - Segré, Château Gontier - Sablé

– correspondances directes avec les TGV à Sablé et au Mans, ou possibilité d’aller à Saint Nazaire et dans la presqu’île guérandaise.

– Accueil ou maintien d’activités qui demandent le raccordement ferré pour du transport de fret (par exemple, pour Châteaubriant, les ABRF, l’usine Kuhn-Huard et les silos de la Coopérative agricole)

– Possibilité de rejoindre Rennes, et bientôt peut-être Nantes, par correspondance à Châteaubriant

Fonction interrégionale

De plus cette ligne pourrait avoir une fonction interrégionale :

– Desserte du port de Nantes St Nazaire, alors que des tronçons de l’itinéraire actuel (Savenay, Nantes, Angers) sont en voie de saturation. Le fret évacué du port par voie ferrée (près d’un million de tonnes) doit augmenter.

– Déviation possible pour desservir le futur aéroport de Notre Dames des Landes

– Amélioration du fonctionnement de l’ensemble du réseau

– Evitement de zones délicates pour la sécurité, pour des convois de fret : agglomérations de Nantes et Angers

– Possibilité de spécialiser cette ligne sur le fret et les dessertes des villes riveraines, laissant les trains rapides, les navettes de banlieue et intervilles sur l’axe ferré St Nazaire Nantes Angers Le Mans.

La réouverture de St Nazaire Sablé est une alternative économique au renforcement des capacités de la ligne le long de la Loire (et écologiquement mieux acceptable que des travaux qui seront mal perçus par les populations riveraines de la ligne bordant la Loire).

Elle offrirait en outre la possibilité supplémentaire de dérouter les trains entre Le Mans et Nantes, quand il y a des incidents sur la ligne principale.

Cependant, compte-tenu de la désaffection, depuis de nombreuses années, des tronçons de voie du côté de Blain et Pontchâteau, la FNAUT ne se fait pas trop d’illusions dans ce secteur-là, mais elle souhaite sauvegarder des possibilités sur la ligne Sablé / Châteaubriant / Notre Dame des Landes / Nantes.

Un peu d’histoire

La ligne Paris - St Nazaire-Le Croisic, par Le Mans et Châteaubriant date de 1877, elle fut mise à double voie en 1913. Elle a longtemps été doublée d’une ligne postale.

Concurrentielle avec la ligne Le Mans / Angers / Nantes, elle commença à décliner à partir de 1949 et la desserte voyageurs Segré-Châteaubriant fut fermée en 1969. Elle est menacée actuellement par deux demandes de « retranchement », l’une du 12 février 2001 qui concerne Segré-Châteaubriant et Châteaubriant-Louisfert, et l’autre du 17 octobre 2001 qui concerne Segré-Château-Gontier. Le « retranchement » est souvent consécutif à la demande d’une commune qui souhaite utiliser l’emprise de la voie ferrée, soit pour faire une déviation routière, soit pour faire des chemins de randonnée.

La FNAUT a attaqué ces deux demandes de retranchement devant le Tribunal administratif et devant le Conseil d’Etat. En effet, tant que l’emprise SNCF reste intacte (talus, ponts, etc), la réinstallation de rails a un coût limité.

La FNAUT sait que l’axe Le Mans / Angers / Nantes sera saturé d’ici 10 ans, car il voit passer actuellement tous les trains TGV, TER (transports régionaux) et marchandises. Le fait que ces trains ne roulent pas à la même vitesse crée des dysfonctionnements importants. Par exemple, quand on envoie un train de marchandises qui roule à 100 km/h, il faut retarder le train TER qui roule à 200 km, si l’on ne veut pas que le lièvre, en rattrapant la tortue, ne produise une collision ! De plus on sait que s’il y a un incident sur cette voie (c’est arrivé récemment), il n’y a pas d’autre alternative pour les voyageurs. La ligne Le Mans / Sablé / Châteaubriant / Nantes pourrait justement servir d’alternative .

Il est question de moderniser l’axe Nantes-Angers, et de créer une troisième voie (ce qui ne sera pas sans poser d’énormes problèmes, notamment d’expropriation, pour les riverains, sans compter les terrains non disponibles car déjà utilisés par des usines, et sans compter les terrains inondables). La FNAUT considère aussi qu’il y a un développement important du transport ferroviaire du fret, mais que les trains de marchandises sont souvent bloqués en attendant le passage des TGV. « Ne serait-il pas plus avantageux de les faire passer sur la ligne Le Mans / Sablé / Châteaubriant / Nantes, où ils iraient à plus petite vitesse, mais sans s’arrêter, ce qui, au bout du compte, leur donnerait une vitesse moyenne supérieure ? » argumente la FNAUT. « Un axe secondaire qui permettrait d’évacuer du fret et des voyageurs, coûterait moins cher qu’un axe très sollicité »

Notre Dame des Landes

Le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes est à la une des médias, contrat de plan oblige ! L’argumentation politique ressemble à un véritable « mar-ché » : les Bretons acceptant l’aéroport inter-régional (à 70 km de Rennes !) , les Ligériens concédant le contournement TGV du Mans... Reste à faire avaler aux Sarthois cette pilule. Mais le président (sarthois) de la Région Pays-de-Loire, François Fillon, saura trouver les arguments, pour convaincre ses ouailles .

Sur ce projet, la FNAUT Pays de la Loire, hostile au surinvestissement aérien, note le danger de l’accroissement du trafic aérien au dessus de l’agglomération nantaise. Elle signale qu’actuellement l’aéroport de Nantes dessert essentiellement des villes situées à moins de 1000 km et que, sur ces distances, le train est plus rapide et plus intéressant que l’avion, d’une part parce qu’il permet de desservir des villes intermédiaires, d’autre part parce que son bilan écologique est bien meilleur : « L’avion consomme 30 litres de carburant par passager et par heure et contribue à l’effet de serre 50 fois plus que le train ! » calcule la FNAUT (1)

Par ailleurs, le transport aérien est celui qui coûte le plus cher aux finances publiques : il ne paie pas de taxes sur le carburant et il est exonéré de TVA. « S’il y a une évolution du côté de la réglementation européenne, notamment en matière de taxation du kérosène, on s’apercevra que le transport aérien aura un coût prohibitif ».

Pour autant l’aéroport Notre Dame des Landes est « dans l’air » et un certain nombre de communes dont Châteaubriant en espèrent des retombées positives en matière de développement économique. La FNAUT prend donc en compte cette hypothèse et insiste sur la nécessité de la création d’une liaison rapide complète Nantes-Rennes qui passerait par Notre-Dame des Landes et Châteaubriant . Elle ne retient pas la ligne Nantes-Rennes par Redon car elle sait que le tronçon Rennes-Redon ne peut être accéléré car il suit la Vilaine ce qui entraîne la présence de nombreux virages.

La FNAUT souhaite que soit étudiée sérieusement la liaison ferroviaire Nantes-Châteaubriant, à la fois pour la circulation péri-urbaine de l’agglomération nantaise, et pour la desserte équilibrée du territoire de la Loire-Atlantique.

Enfin la FNAUT met en garde : « Le nouvel aéroport ne saurait être le prétexte à des surinvestissements routiers (auto-route, troisième pont en aval de Nantes et autres idées renforçant la puissance des « aspirateurs à voitures et camions »). »

Contact :

FNAUT : 02 40 82 02 24 -
Site internet : http://chez.com/fnautpddl


Ecrit le 14 janvier 2004 :

Annulation du retranchement

On sait que depuis quelques décennies le réseau ferré est victime d’une série de fermetures, de « retranchements » de lignes. C’est le cas pour la ligne St Nazaire-Sablé par Châteaubriant, itinéraire de délestage idéal pour la ligne Nantes-Angers (saturée) et qui intéresse le port de St Nazaire (pour le frêt) et, pourquoi pas, les villes de Sablé, Château-Gontier, Segré et Châteaubriant pour une desserte par Train Express Régional.

E

Mais la Région Pays de Loire n’est pas intéressée et un décret du 12 février 2001 a décidé le « retranchement » de cette ligne du réseau ferré national.

Après des actions de la FNAUT (fédération nationale des usagers des transports), et des interventions d’élus du Conseil Régional (dont Françoise Marchand pour les Verts et Geneviève Chignac pour le PS), le Conseil d’Etat vient, par décret du 3 décembre 2003, d’annuler le décret de retranchement de cette ligne (info du numéro 52 de Nervures, périodique des élus Verts et apparentés). Michel Hunault, président de la Commission Transports au Conseil Régional, toujours prompt à récupérer le travail des autres, n’a pas claironné sa satisfaction. Peut-être n’est-il pas content ?

Cette ligne est l’ancienne ligne « Paris- St Nazaire-Le Croisic, par Sablé, Château Gontier et Châteaubriant » qui a fonctionné en ligne voyageurs jusqu’à la seconde guerre mondiale. Après la guerre le train-voyageurs a subsisté jusqu’à Châteaubriant, puis a été transféré sur route en 1969 (car SNCF) entre Sablé et Châteaubriant, avant d’être largué à un privé en début d’année 1990. Il subsistait la liaison marchandises.

Avant guerre Châteaubriant était un nœud ferroviaire important, il y a même eu une liaison sur Ploërmel. Il est vrai qu’il y avait à Châteaubriant un maire de gauche Ernest Bréant, et à St Nazaire un important homme politique de gauche, Aristide Briand.

La récente décision du Conseil d’Etat fait que la ligne St Nazaire-Sablé n’est pas « retranchée » même si les rails sont coupés au passage à niveau de Châteaubriant depuis le 13 novembre 2003. Il faut savoir que la DDE doit remettre en état le passage à niveau en cas de reprise du trafic ferroviaire.

En cette période de réhabilitation des voies ferrées, on se demande toujours pourquoi la ligne voyageurs de Châteaubriant à Nantes a été fermée en 1980 (du temps du maire Xavier Hunault) alors que le trajet Nantes-Rennes est plus long par Redon que par Châteaubriant .

La mode étant à la « communication », on peut affirmer que l’essor d’une ville et d’une région se mesurent davantage à leur désenclavement qu’au nombre de mètres carrés de plaques de marbres ou de granit étalées devant les monuments publics.


écrit le 18 décembre 2002

Huit personnes pour une mise à mort

« Grande » conférence de presse, ce mardi 10 décembre 2002 : pas moins de 8 personnes pour parler de la « réouverture de LA LIGNE SCNF CHÂTEAUBRIANT-NANTES ». C’est du moins le titre du papier qui a été remis à la presse.

En réalité il s’agissait simplement d’annoncer que le poste d’aiguillage situé sur le passage à niveau de la rue des 27 Otages va être supprimé au cours de l’été prochain. De technologie mécanique ancienne, ce poste a été mis en service à Châteaubriant en 1933, et c’est là que sont commandées l’ouverture et la fermeture des barrières, par un système de manettes actionnées manuellement par des agents de la SNCF. Sa suppression permettra aux automobilistes d’avoir une belle vue sur le château. Une signalisation automatique lumineuse va être mise en place.

Par ailleurs le nombre de voies ferrées franchies sera réduit de 4 à 2 (les rails vont être déposés). Pour M. Didier Magré, chargé des infrastructures à Rennes, « cette opération, dont les travaux sont envisagés dans le courant de l’été 2003, permettra de rationaliser l’exploitation du site par des commandes individuelles situées en gare, et de renforcer la sécurisation de la traversée routière au passage à niveau. »

Où c’est-y qu’on fait pipi ?

Monsieur-le-maire-cher-Alain a précisé à ce propos que le Foyer des Anciens sera transféré sur la plate-forme de services du côté de la Trinité (en 2004 ?) et qu’alors le bâtiment actuel sera agrandi pour servir de salle de réception aux nombreuses associations et particuliers qui en font la demande. Des WC seront construits à proximité.

Cela veut-il dire que les toilettes qui étaient prévues place Charles de Gaulle (en remplacement de celles qui existaient à l’ancienne poste) et pour lesquelles le permis de construire est accordé, ne seront pas faites ? Si c’est le cas, il faudrait attendre 2004 pour avoir quelque chose de correct ?

Souhaitons que « les lieux » existants soient tenus plus propres et que des barres d’appui soient mises en place pour les personnes âgées.


Ecrit le 17 décembre 2003 :

Fin du Poste d’aiguillage

Comme prévu, les travaux de démolition du poste d’aiguillage, situé entre la gare et le jardin des Terrasses, ont été réalisés à partir du 13 novembre 2003. Une ligne de chemin de fer a été coupée (celle qui conduisait à Sablé) : il ne reste que des moignons de voie. Désormais, quand on se trouve au passage à niveau, on aperçoit le très beau château de Jean de Laval. Un élément incitatif pour entrer dans la ville.

En principe le foyer des Anciens va être réaménagé en salle d’accueil (avec toilettes pour les touristes) quand la « plate-forme de services » sera réalisée sur le site de l’ancien hôpital.

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