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Octobre 2012, l’emploi, c’est terrible !

Ecrit le 2 octobre 2012

 2013, année noire pour les entreprises

​​Dans son étude intitulée « France : Quelle perspective pour la croissance en 2013 ? », Euler Hermes, leader mondial de l’assurance-crédit, dresse le bilan et les perspectives des défaillances d’entreprises.

– Pour 2012, les défaillances d’entreprises devraient enregistrer une hausse de +3%, soit environ 63 000 défaillances.

– Pour 2013, la société d’assurance-crédit propose deux scénarios mais estime que, en tout état de cause, « le tissu industriel est déjà touché : en 2013, ce sont entre 64000 et 65000 entreprises qui feraient défaut » 
 
La France a jusqu’ici évité une croissance négative depuis la crise 2008-9, contrairement à la plupart de ses voisins. La situation est loin d’être rassurante pour autant. L’économie française n’a toujours pas retrouvé son pic d’activité d’avant crise (1er trimestre 2008). Elle est en quasi stagnation depuis 5 trimestres et n’a échappé que de justesse à un repli au deuxième trimestre 2012. Si la France profite d’un coût de financement pour l’instant favorable, la balance primaire est encore loin de l’équilibre. Le bouclage budgétaire, au regard des expériences réussies d’ajustements, s’annonce à haut risque pour 2013.

La dégradation du marché de l’emploi, la rapide décélération des salaires, l’ab-sence d’un véritable reflux de l’inflation et les anticipations de hausse des prélèvements fiscaux sont autant de facteurs de freins à la consommation. La production industrielle est retombée à un plus bas niveau depuis 1998 et les carnets de commande ne montrent aucun signe de retournement à un horizon six mois.

C’est pas ça qui va améliorer l’emploi !

 Chômage record

La France métropolitaine compte désormais plus de 3 millions de chômeurs (3.011.000 exactement), d’après les chiffres publiés fin août par le ministère du Travail. La progression du nombre d’inscrits en catégorie A (sans aucun emploi) à Pôle emploi se monte à 23.900 sur un mois. Il s’agit de la 16e hausse d’affilée, la 31e sur trois ans. Avec les chômeurs de catégorie A,B,C cela dépasse les 5 millions.

Toutes les classes d’âge sont touchées : la hausse est de 0,9% chez les moins de 25 ans, 0,7% chez les 25-49 ans et +1,5% pour les plus de 50 ans, si bien que plus de 1,62 million de jeunes et de seniors pointent dorénavant au chômage dans les catégories A, B et C. Même tendance à la hausse chez les chômeurs de longue durée (sans emploi depuis plus d’un an) dont le nombre progresse de 1,1% en août. Les chômeurs de « très longue durée » (sans emploi depuis plus de trois ans) s’enfoncent quant à eux un peu plus encore dans le rouge avec une hausse de 1,4% sur un mois et de… 21,6% sur un an.

 Seniors au chômage

D’après « Une photographie du marché du travail en 2011 » publiée par l’Insee, la France compte de plus en plus de seniors « actifs », c’est-à-dire en emploi, ou plutôt … au chômage. Depuis 2005, le taux d’activité des 55-64 ans s’est notamment accru de 3,8 points en six ans, atteignant 44,4 %. Pour les 60-64 ans, la progression a même été plus importante puisque leur taux d’activité a bondi de 6 points, pour frôler 20 %. Celui des 65-69 ans a presque doublé, à 5,2 %.

Les seniors n’échappent pas à une certaine précarisation lorsqu’ils ont la chance de décrocher un emploi. La part des recrutements en CDD ou intérim chez les plus de 55 ans a ainsi fortement progressé (+ 1,4 point) en trois ans, et particulièrement chez les 60-64 ans (+ 2,7 points). Et on a vu, l’été dernier, des personnes âgées, voire retraitées, prendre des jobs d’été, habituellement tenus par des jeunes.

 Ceinture

Les Français seront soumis en 2013 à une cure de rigueur historique pour tenter de ramener le déficit à 3 % du PIB (produit intérieur brut). A la veille de la présentation d’un projet de budget 2013 jugé trop optimiste par les économistes et l’opposition, le premier ministre Jean Marc Ayrault a opposé une ligne volontariste en matière de croissance et de lutte contre le chômage. « C’est un budget de combat, c’est un budget de reconstruction », a-t-il déclaré, lors de l’émission « Des paroles et des actes », sur France 2.

 Vaches maigres

Le projet de budget 2013, annonce des années de « vaches maigres » avec 20 milliards d’euros d’impôts nouveaux et 10 milliards d’économies. Pas question pour autant d’augmenter la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA en 2013, a juré le premier ministre, qui a aussi assuré que « neuf contribuables sur dix » ne seraient pas concernés par les augmentations d’impôt programmées. L’hypothèse d’une croissance du PIB de 0,8 % l’an prochain, retenue par le gouvernement pour élaborer son budget, est « réaliste et atteignable », selon le chef du gouvernement.
Alors que le nombre de chômeurs sans aucune activité a franchi le seuil des trois millions en France métropolitaine, M. Ayrault a réitéré la promesse de François Hollande d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de 2013 — avec néanmoins une nuance : « Je ne sais pas si nous y parviendrons, mais il faut tout faire pour y parvenir », a-t-il dit. Une tâche difficile alors que la croissance en France a été nulle au deuxième trimestre, selon l’Insee.

 Que pensent les économistes de ce budget ?

Ils mettent une note moyenne de 3,5 sur 10. Il ne faut pas s’en étonner ! Ceux que le Nouvel Observateur a interrogés travaillent dans une banque, ou une société d’assurance, ils ont été incapables de prévoir et de prévenir la crise économique mondiale, ils sont des « conseilleurs » ce qui leur évite de prendre concrètement des responsabilités. Et puis ils n’aiment pas les augmentations d’impôts qui risquent de les toucher.

Un détail : le Nouvel Observateur a calculé qu’un ménage modeste, avec deux enfants, paiera 15 € de moins en impôts. Chouette ! Sauf que, pour le journal, ce ménage « modeste » a un revenu annuel de 51 500 €. (soit 4290 €/mois). Bof ! Sûr que chez nous, il y a plus modeste !

 L’emploi de Madame

Ah les femmes !

Aujourd’hui 28 Septembre 2012, quelle place peut avoir la femme dans notre société française démocratique, qui a inscrit dans sa Constitution l’égalité entre les hommes et les femmes ?

Certaines femmes, se voient obligées de porter un voile, idéologique ou religieux, de se cacher au regard des hommes, d’accepter d’être niées dans leur existence de citoyennes libres, d’autres sont obligées d’abandonner leur travail ou de quitter un emploi au prétexte que leur compagnon ou mari est nouvellement élu de notre Nation. Aujourd’hui la femme serait donc toujours un être mineur, incapable de vivre et de penser par elle-même, incapable d’autonomie et d’indépendance ! ne vivant que parce qu’elle est sous influence et dépendance d’un homme et grâce à lui ?

Ceux-là même qui veulent interdire le port du voile dans l’espace public au nom de la liberté de la femme, voudraient que les épouses d’élus ou Ministres retournent « à la maison ». Quel que soit le secteur d’activité, privé ou public, les femmes de … seront toujours suspectées d’influence aussi longtemps qu’elles ne seront pas reconnues « capables » au même titre que les hommes d’assumer leurs réelles liberté et indépendance dans le vivre ensemble.

Au jour d’aujourd’hui, le droit des femmes d’être égales aux hommes reste une conquête à faire. Il est vraiment à déplorer et grave que peu de voix de femmes s’élèvent pour exiger la reconnaissance de la capacité des femmes à vivre et s’exprimer en toute indépendance d’un compagnon ou mari, tout comme celui-ci s’en donne le droit et est reconnu !

signé : Michèle Hersant


Ecrit le 17 octobre 2012

 Pas folichon

Après les mauvais chiffres de juillet, voilà que la courbe du chômage à Châteaubriant continue sa progression inquiétante.

Chômage à Châteaubriant
Moisen catégorie Aen catégorie ABC
Mai 2012 1192 2186
Juin 2012 1251 2239
Juillet 2012 1391 2370
Août 2012 1549 2468

Ainsi, entre les chiffres de mai 2012 et ceux d’août, c’est-à-dire en trois mois, les chômeurs en catégorie A ont augmenté de 357 personnes (soit +30 %) et ceux en catégorie ABC ont augmenté de 282 (soit + 12,9 %).

Certes, il n’y a pas eu de nette fermeture d’entreprises, mais les intérimaires ont été remerciés dans la plupart des entreprises. Les agences d’intérim sont à la peine. Et le redressement judiciaire de la société SITRHA, prononcé le 3 octobre dernier, inquiète.

Le groupe industriel Farinia a deux types d’activités : des forges et des fonderies. Dans ce dernier il avait la FMGC et Euro-mécanique (les deux à Châteaubriant) et Grandry à Sablé qui fabrique des pièces de fonte pour l’automobile, les travaux publics et la défense, en graphite sphéroïdal (comme à la fonderie Focast). Dans cette entreprise, la CFDT est inquiète : « La fonderie sort du groupe Farinia, alors que la tendance actuelle est plutôt au regroupement des fonderies pour être plus compétitives, face à la concurrence internationale notamment. On se demande comment une fonderie d’une centaine de personnes peut s’en sortir seule ». Il y a environ 140 salariés dans cette fonderie et beaucoup de chômage partiel. Farinia resterait actionnaire à 30 % et c’est un ancien cadre, Pascal Moreau, qui reprend les 70 %.

 75 millions de jeunes

Le monde compte trente millions de chômeurs de plus qu’avant le début de la crise il y a quatre ans, déplore Guy Ryder, directeur général de l’Organisation inter-nationale du travail (OIT), dans un discours devant le FMI (Fonds Monétaire International) publié le 12 octobre à Tokyo. Quelque « 75 millions des plus de 200 millions de chômeurs sont des jeunes gens de moins de 25 ans », ajoute M. Ryder. Et pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, 900 millions d’entre eux sont « incapables de gagner suffisamment de quoi leur permettre d’être au-dessus du seuil de pauvreté de deux dollars par jour », relève encore M. Ryder pour qui il est temps de faire une pause dans les politiques d’austérité. Car les peuples ne sont pas responsables de la crise ! La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, à l’aide publique apportée aux banques commerciales et au recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.

Si les tendances en matière de réduction de la pauvreté observées avant la crise avaient été maintenues, il y aurait aujourd’hui 55 millions de pauvres de moins dans le monde, selon M. Ryder. « Les dommages provoqués par les mesures d’austérité ont été plus profonds que ce qui avait été d’abord envisagé », ajoute le directeur général de l’OIT dans ce discours. « Dans ces conditions, il est maintenant urgent de revoir les calendriers établis pour revenir à l’équilibre budgétaire », estime encore M. Ryder.