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Villepôt : la route en questions

Ecrit le 30 mai 2007

Le Conseil Général d’Ille et Vilaine et celui du Maine et Loire ont entrepris la mise en deux fois deux voies de l’itinéraire Bretagne-Anjou, en passant par Janzé, Retiers, Martigné, Pouancé, Segré en traversant la « Forêt d’Araize » .

Villepôt : les tracés prop
Traces_Villepot2

La forêt d’Araize, 1000 ha, est l’un des dix plus grands massifs du département d’Ille et Vilaine, lequel possède un taux de boisement très inférieur à la moyenne nationale (8,25 % contre 26 %)

En forêt d’Araize naissent quatre cours d’eau : le Matz et la Brutz qui appartiennent au bassin versant de la Vilaine : la Verzée et l’Araize qui appartiennent au bassin versant de l’Oudon. A proximité de ces cours d’eau on trouve généralement des prairies humides. Les eaux des ruisseaux d’Araize et de la Verzée sont classées en « mauvaises » en ce qui concerne les nitrates. La Brutz. La rivière a un potentiel piscicole important et à préserver : Chabot, Loche franche, Vairon, Goujon, Chevesne, Gardon, Brème, Anguille. Le réhabilitation de la truite y est projetée. Un tel cours d’eau est sensible à la traversée par des ouvrages routiers.

La forêt d’Araize, outre ses feuillus productifs (chêne, hêtre, châtaignier) comporte quatre zones avec des espèces végétales intéressantes comme la gentiane des marais qui figure sur la liste rouge armoricaine.

 Les insectes

Des insectes intéressants (21 espèces) ont été trouvés en forêt d’Araize comme le Grand Capricorne, le Lucane Cerf-volant (liste rouge armoricaine), et une sorte de libellule « Cordulegaster boltonii » (liste rouge européenne).

25 espèces de papillons ont été identifiées dont l’Ecaille chinée (protégé) et le Damier de la Succise.

 Les chauve-souris

Parmi les chiroptères, deux espèces rares sont à signaler le Grand murin et la Barbastrelle qui bénéficient d’une protection d’intérêt communautaire car elles sont vulnérables en France

 Les oiseaux

La forêt offre des peuplements très divers (feuillus, résineux ou mixte) de la jeune plantation à la vieille chênaie. On trouve la Mésange noire, la Mésange Huppée, le Roitelet huppé, le Becroisé des sapins. Linotte mélodieuse et Bruant jaune. Les espèces les plus fréquentes : Fauvette à tête noire, Merle noir, Pinson des Arbres, Pouillot Véloce, Rouge-Gorge. Noter l’Autour des Palombes : 20 couples en Bretagne dont 1 ou 2 en forêt d’Araize.

Passereaux intéressants : Pouillot de Bonelli, Pouillot siffleur, Gros Bec casse-noyaux (rare et en régression)

 Les Batraciens

ils sont tous protégés (sauf la Grenouille verte comestible). En forêt d’Araize on trouve la grenouille rousse, les tritons palmés et la salamandre tachetée (La peau noire de l’animal est luisante, comme si elle était enduite de laque. La partie supérieure du corps présente de grandes taches jaunes).

 La grande faune

Importante population de chevreuils et sangliers (certaines compagnies comptent 20 à 30 sangliers). Pas de cerf, les propriétaires ne souhaitent pas sa présence en raison des dégâts forestiers.

Nombreux petits carnivores : blaireau, fouine, martre, renard, hermine, belette, putois. Très peu de lièvres.

La chasse est louée à un seul locataire : 20 à 30 chevreuils par an (et mortalité de 2-3 chiens !). La forêt, privée, est peu fréquentée par les promeneurs et cueilleurs de champignons.

 Les enjeux paysagers

Le projet de route Bretagne-Anjou traverse la partie Nord-Est de la forêt d’Araize. Les enjeux sont les suivants :

– Maintien de l’intégrité des massifs forestiers, éléments majeurs du site, d’un enjeu écologique majeur. Sans oublier la protection du réseau de haies qui jouent le rôle de « corridors » (lien entre la forêt d’Araize et les forêts proches : Javardan, Teillay)
– Maintien des espaces bocagers surtout autour des prairies permanentes et humides situées en fond de vallée
– Maintien des villages dans leur architecture traditionnelle et intégrés au relief et au couvert végétal
– Protection des zones humides, de la qualité des eaux, du captage des eaux potables.
– Protection de l’activité agricole dynamique (mais sensible) et développement des activités hippiques à proximité (Senonnes)

Une réunion d’information est prévue avec la population le 31 mai 20h30 en salle polyvalente de Villepôt. Voir ici le document de présentation (chercher à Axe Bretagne-Anjou)


Ecrit le 20 juin 2007

 La réunion publique du 31 mai 2007

Villepôt : les tracés prop

Sur la carte ci-dessus on voit une grosse masse vert foncé : la forêt d’Araize, avec, en violet, la route actuelle qui va de Pouancé à Martigné Ferchaud. Les deux départements d’Ille et Vilaine et du Maine-et Loire ont décidé de réaliser une 2 x 2 voies. Mais cela pose le problème d’élargir la route en traversée de la forêt, ou de trouver des tracés alternatifs, sans couper trop de cours d’eau, sans perturber les communes de Senonnes (Champ de course), Eancé, Villepôt, sans couper trop d’exploitations agricoles.... Et sans augmenter le prix exagérément.

On voit sur la carte trois tracés au Nord : Nord 1, Nord 2, Nord 3, et deux tracés au Sud : Sud 1 et Sud 2. Une réunion d’information (appelée « concertation ») a eu lieu le 31 mai à Villepôt. D’où il ressort nettement que les réalisateurs de l’étude ont une préférence pour un élargissement de la route existante (qui coûterait 50 millions d’euros) alors que les autres tracés iraient de 57 à 69 millions d’euros.

Le propriétaire de la forêt a plaidé pour le tracé Sud 1 qui est en limite de forêt.

Un seul tracé n’a pas été étudié : celui qui descendrait beaucoup plus au Sud, jusqu’à Soudan, empruntant une partie de l’ex Nationale 171. Le Président de l’ADIC (association des industriels), Jacques Le Bouler, relayé par quelques personnes (Claude Lecerf notamment) a plaidé pour ce dernier tracé qui concourrait au désenclavement du Pays de Châteaubriant  . Ce à quoi il a été répondu que « une 4 voies, c’est pas pour faire du cabotage ». En revanche il pourrait être prévu un barreau de raccordement de Châteaubriant à la 4 voies.

Pascal Bioret, lors de cette réunion, s’est étonné de l’absence du maire de Châteaubriant et du député de la circonscription qui n’ont montré aucun intérêt pour ce possible tracé que le Conseil Général de Loire-Atlantique est prêt à prendre en compte si l’Ille-et-Vilaine et le Maine-et Loire le souhaitent. Mais ces deux départements le souhaitent si peu qu’ils n’ont même pas fait faire une étude d’impact et de coût..... Dommage ! Nous allons passer à côté d’une belle opportunité.