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MISAS : pour le coeur d’un enfant

Ecrit le 24 octobre 2012

 MISAS Sénégal

Misas : Mission Interculturelle de Soutien et d’Aide à la Santé au Sénégal. Association constituée par Sébastien Rétif, Adeline Gonidec-Leyzour, Nathalie Rochard.

Sébastien Rétif est un jeune homme né à Ruffigné dans une famille qui n’a jamais quitté la France. Son désir a toujours été de s’orienter vers les autres : assistant social ? Infirmier ? « La solidarité est forte dans notre famille : on se soutient d’une manière spontanée » dit-il. La découverte des orphelinats en Roumanie, dans le cadre d’un voyage scolaire, renforce sa détermination.

Sébastien Rétif

« Je ne me voyais ni derrière un bureau, ni derrière un moteur ou un tracteur ». Après le baccalauréat, le jeune homme monte à l’université, « un temps formidable pour acquérir une autonomie personnelle, un honneur pour moi, j’étais le premier de la famille à y accéder ». Deux ans de psycho, Sébastien sent que là n’est pas sa voie. Il choisit le métier d’infirmier, « un métier qui demande beaucoup de connaissances mais aussi de bon sens pour défendre ce trésor qu’est la santé » et en même temps il s’intéresse de plus en plus aux populations les plus éloignées de la santé. C’est ainsi qu’il complète sa formation auprès de « Visa Santé » et part avec eux au Sénégal. « Je découvre là-bas l’histoire du peuple Peulh nomade sédentarisé dans ce pays francophone proche de la France avec lequel nous avons une culture commune ». Sébastien aura l’occasion de retourner plusieurs fois dans la ville de Thiès, proche de Dakar.

 Thiès

C’est alors qu’il fait la connaissance d’Adeline Gonidec-Leyzour, bretonne à 100 %, qui a choisi l’ethno-psychiatrie et qui souhaite aller en Afrique. Ainsi est née l’association MISAS.

Janvier 2007, Sébastien et Adeline partent à Thiès. « Moi je réside dans le quartier Médina-Fall, un des 40 quartiers de la ville de Thiès. Ce quartier (40 000 habitants !) est le plus pauvre. Les Sénégalais disent qu’il est non-lotissé, pour dire que c’est quasiment un bidonville. La seule structure sanitaire : un dispensaire. C’est là que je travaille avec l’infirmier ». Sébastien précise fortement qu’il n’est pas là pour donner des leçons à des gens qui ont une expérience de plusieurs décennies. « J’étais le jeune stagiaire de l’infirmier chevronné, découvrant, apprenant le paludisme, les parasitoses, écoutant le cœur, les poumons … J’ai compris que, dans ces contrées peu médicalisées, le malade ne viendra nous voir qu’après avoir consulté sa mère, sa voisine, et le marabout. J’ai aussi commencé à apprendre la langue du quartier et à adapter mon vocabulaire : il ne sert à rien de parler d’antalgique à des personnes qui comprennent mal le français ! »

Sébastien était au dispensaire quasiment 24h/24, développant, sous la direction de l’infirmier, le concept de « santé communautaire » en incitant les populations à identifier leurs besoins, à les prioriser et à mener des actions concrètes. C’est ainsi qu’il existe dans le quartier un « comité de santé » avec des membres élus par les populations, qui agissent bénévolement sur le quartier et veillent au bon fonctionnement du dispensaire ... ce qui n’est pas toujours évident quand l’électricité est coupée une partie de la journée.

 Cheikh

« Moi, le blanc, j’étais un peu un magicien dans ce dispensaire, rôle que je n’ai jamais voulu jouer, n’y faisant pas de fausses promesses, ne promettant pas de miracle ! » - « Lorsque tu viendras, on aura toutes les causes perdues du Sénégal » lui dit l’infirmier.

Cheihk et sa maman

Un matin de janvier 2007, une femme vient au dispensaire avec un enfant en consultation. Elle est très en colère, disant qu’elle a payé cher en examens à l’hôpital de Thiès mais que son fils ne va pas mieux. Celui-ci a 16 ans, on lui en donne moitié moins. « Dans le dossier médical, je trouve le résultat d’une échographie cardiaque qui parle de RAA : rhumatisme articulaire aigu ». C’est aussi ce qu’on appelle une valvulopathie, complication fréquente dans les pays pauvres où on ne dispose pas des moyens de soigner correctement une angine bactérienne.

« Sur le dossier médical, le médecin a écrit : espérance de vie six mois ». Il ne reste qu’une solution : l’opération du cœur. « J’explique à la maman que l’enfant va mourir parce que je ne suis pas capable de raccommoder le cœur. A ce moment-là l’enfant me regarde dans les yeux et me dit : aide-moi » - « je lui fais une promesse folle : oui, je vais t’aider mais il faut qu’on trouve le meilleur chirurgien de la Terre et des Etoiles ».

Le jeune Cheihk

Sébastien rentre en France, remue Terre et Ciel et trouve une filière qui l’amène au professeur Olivier Baron de Nantes. Celui-ci ne parle pas de paiement. Il dit seulement « comment va l’enfant ? » et donne son accord pour opérer gratuitement. Mais il faut obtenir un visa (merci à Michel Hunault), et un avion (merci à Aviation sans frontières) et une famille d’accueil (merci aux familles de Sébastien et de Nathalie). Le 16 juillet 2007 l’enfant arrive à Nantes. Après son opération (et beaucoup de complications !) et sa convalescence, il a pu revenir au Sénégal en septembre. Il a maintenant 21 ans et va passer son baccalauréat.
Depuis septembre 2007, plusieurs enfants ont pu être opérés du cœur.

L’association recherche des fonds pour payer les déplacements et l’hôpital. On peut découvrir ses actions sur son site.

Prochaine action : concert le 24 novembre au Conservatoire   de Châteaubriant. L’association recherche aussi des fonds pour fournir de l’énergie au dispensaire, 24 h sur 24 et propose d’économiser l’énergie sur notre territoire en vertu du principe : « Faire ici pour agir là-bas ».

Présentation de l’association MISAS

Réalisations de l’association MISAS


Ecrit le 7 novembre 2012

  THIES, Alimentation et installations Électriques

L’association MISAS Sénégal (Châteaubriant) et Electriciens sans frontières (Nantes) ont un projet pour le quartier Medina Fall de la ville de Thiès au Sénégal. Il s’agit de réaliser « une alimentation autonome de type BACK UP : tension 220 v, puissance 4500 watts, en complément du réseau SENELEC très déficient ». Principe de fonctionnement : lorsque le secteur est présent, il permet de recharger des batteries. Au moment d’une coupure d’électricité, le système bascule automatiquement et instantanément sur les batteries. Au retour du secteur, le système recharge alors les batteries pour la coupure suivante. Coût global : 35 000 €. Pour cela l’association MISAS collecte des fonds et a sollicité la Com’Com’   du Castelbriantais en lui proposant de réduire la consommation électrique de chaque commune et de verser à l’association une partie des fonds économisés. La question a été abordée en réunion de bureau de la Com’Com’  . Et la réponse est non, pour l’instant.

Le 24 novembre, l’association propose un concert gratuit, 20h30 à l’église St Nicolas (et non pas au Conservatoire  ), suivi d’un cocktail. Chacun versant ce qu’il veut. Réservations à faire avant le 22 novembre – 06 18 38 16 40