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Communiquer, c’est résister

Ecrit le 31 octobre 2012

 Exposition au Musée de la Résistance  

Une nouvelle exposition produite par l’Association des Amis du Musée de la Résistance   de Châteaubriant est visible du 20 octobre 2012 au 28 septembre 2013.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la presse et la radio - la télévision n’existait pas encore - furent utilisées massivement par les nazis et les collaborateurs pour la propagande et, par conséquent, contre la Résistance.

Mais celle-ci sut répliquer : elle créa sa propre presse clandestine malgré les immenses difficultés d’impression et de diffusion. Elle fut encouragée, soutenue et même dirigée de façon constante par la radio « Les Français parlent aux Fran- çais » qui, chaque soir, émettait de Londres ses messages entendus malgré le brouillage et les interdictions.

 Le parcours de l’exposition

Communiquer - article de Ouest-France

L’exposition comporte 12 panneaux très bien présentés (par l’agence Zoan),

1- Honoré d’Estienne d’Orves (1901-1941) réalise à Nantes la première liaison radio en décembre 1940, entre la France occupée et la France Libre. Il organise un réseau pour transmettre et coordonner les actions, qu’il commande depuis Londres et l’Ouest, notamment de Nantes. Mais le réseau « Nemrod » (nom du dieu de la Chasse) est dénoncé et les 34 membres sont arrêtés par les Allemands, à Nantes dans la nuit du 21 au 22 janvier 1941. A la suite du procès, d’Estienne d’Orves est condamné à mort avec huit autres membres, les autres aux travaux forcés. Il est fusillé le 29 août 1941 au Mont Valérien à Suresnes (92).

2- Communiquer pour faire savoir
La communication écrite - graffitis, tracts, papillons, journaux clandestins, les messages dans l’ourlet, aux prisonniers, les lettres d’adieu, les témoignages - sont autant de marques de résistance, comme celles de consignes verbales de ne pas fréquenter l’occupant, ou celles visuelles, de porter des vêtements bleu, blanc, rouge.

Le refus de communiquer, c’est aussi les postiers qui ouvrent les lettres de délation et les mettent au panier.

3- Communiquer pour faire réagir
La radio et l’organisation des parachutages, les liaisons entre la France et l’Angleterre, les tracts et les chansons parachutés, la protection des résistants et des jeunes hommes réfractaires au Service du Travail Obligatoire (S.T.O.), comme celle des maquisards, sont des actions périlleuses qui sont au cœur du combat collectif.

4- Les agents de liaison
Les agents de liaison sont longtemps restés des anonymes, car leur discrétion est totale pendant toute l’Occupation. Leur mission essentielle fut de mettre en relation les réseaux de Résistance, qui se mettent en place partout en France. 90% des agents de liaison sont des femmes, montrant ainsi leur mobilisation sans précédent. La presse clandestine, les tracts, etc., étaient aussi acheminés par les agents de liaisons.

5- Le camp de Choisel
Communiquer dans l’internement fut un souci constant des internés, militants habitués à l’organisation collective, conscients de ne pas rester isolés. Ainsi l’existence d’une radio clandestine dans le camp de Choisel, informant chaque femme et chaque homme, tous les jours, devient une prouesse incroyable.

  • - Les écrits clandestins (journaux, messages, graffitis),
  • - Les paroles interdites (radio tinette, cris),
  • - Les infos extérieures (depuis et vers le camp),
  • - Les relais (familles, avocats, gardiens, clergé) constituent des éléments indissociables de leurs moyens de survie.

6 à 12 - Doisneau et la presse clandestine
L’exposition regroupe des photographies que Robert DOISNEAU réalisa entre 1944 et 1945, pour illustrer la revue « Le Point », qui consacrait son édition du mois de mars 1945 aux imprimeries clandestines. Ces images sont nécessairement des reconstitutions réalisées après-guerre, avec la complicité des acteurs imprimeurs de la Résistance.

La biographie de Robert Doisneau (1912-1994), le quotidien des imprimeurs clandestins, la fabrication du stencilet la machine à lancer des tracts, « Les éditions de Minuit », la parution d’une nouvelle revue « Le Témoignage chrétien » complètent cette riche présentation, conçue par le Musée de la Résistance   Nationale et l’Atelier Robert Doisneau.

Les collections exposées - tracts, affiches, photos, lettres, journaux - sont constituées aussi d’objets issus des donations faites aux Musées de la Résistance de Châteaubriant et de Champigny, tels postes de radio, appareils photos, casiers d’imprimeur, vélo, entre autres exemples, qui accompagnent le parcours de l’exposition.

Deux expositions itinérantes, reprenant les mêmes 12 panneaux enrouleurs, sont spécialement conçues pour être empruntables. Une convention est opérationnelle entre l’Inspection Académique de Loire-Atlantique et les Amis du Musée de la Résistance   de Châteaubriant. Un important dossier réalisé par le CRDP de l’Académie de Créteil (Val de Marne) et le Musée de la Résistance   nationale à Champigny /Marne est consultable sur le site internet

 Lieu de l’exposition temporaire

Le Musée de la Résistance   à Châteaubriant est situé à deux kilomètres du centre ville, sur la route de Laval.

Coordonnées : Musée de la Résistance   - La Sablière. Carrière des Fusillés
Route d eLaval - 44110 Châteaubriant
Tél : 02 40 28 60 36 . Courriel

Le Musée est ouvert tous les mercredis et samedis après-midi de 14h à 17h. ouvert sur rendez-vous (groupes, établissements scolaires) au 02 40 28 60 36. L’entrée est libre et gratuite ; sur place sont consultables des vidéos et des documents, ouvrages, cartes postales, produits audiovisuels. Il est possible aussi de contacter l’Office de tourisme de Châteaubriant : Tél 02.40.28.20.90


Ecrit le 7 novembre 2012

 Des travaux au musée

L’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé a confié à une scénographe et à un historien, le soin d’aménager la Carrière des Fusillés pour rendre plus accessible le site de la Sablière et son contenu. D’ici trois ans, la Sablière devrait présenter deux parties distinctes et complémentaires :

  • - le musée, consacré au Camp de Choisel, aux autres camps et à la Résistance
  • - la carrière elle-même, lieu d’exécution.

Le terrain en bordure de la route a été acquis par l’Amicale qui souhaite y aménager un parking (enfin !) et installer des bornes informatiques permettant de renseigner le visiteur sur ce qu’il peut voir, en resituant le contexte des événements : la crise de 1929, la montée du fascisme, la guerre mondiale.

Le musée actuel sera doté d’une aile supplémentaire, de façon à installer les expositions au rez de chaussée, réservant l’étage à des salles de réunion.
L’information sera remodelée pour être accessible dès l’âge de 12 ans, en sachant que le visiteur ne retient que 10 % de ce qu’il a lu.

Dans la carrière actuelle, les stèles existantes seraient conservées mais modernisées et complétées par de indications sur les motifs d’arrestation de ces hommes.

Les alvéoles situées sous le monument de Rohal ont besoin d’être restaurées. Les écoles pourraient être associées à ce travail notamment lors de visites de classes sur les champs d’exécution de France et d’Allemagne.

Site internet modernisé, vidéos, montage d’archives …. les idées ne manquent pas.

Musée de la Résistance   : 02 40 28 60 36


Ecrit le 3 juillet 2013

 Sauvez le musée de Saint Marcel

Armel Rousselot, président du Musée de la Résistance   bretonne et maire de Saint-Marcel, la commune qui l’accueille, a lancé symboliquement, le 18 juin 2013, un appel pour sauver la structure, en péril financièrement. Le musée, qui retrace notamment l’histoire du maquis de Saint-Marcel, haut lieu de la résistance bretonne, est géré par un syndicat intercommunal à vocation unique, associant les deux communes de Saint-Marcel et Malestroit qui, actuellement, ne peuvent plus assurer seules le portage financier du musée. La Communauté de communes du Val d’Oust et de Lanvaux est prête à s’engager dans cette nouvelle structure juridique, mais faute de soutien financier de l’État, de la Région et du Département, le musée devra fermer définitivement, ce qui serait un grand dommage pour la mémoire des générations futures .