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Artisanat

Revaloriser le travail manuel

Page 346

Apprentissage junior, apprentissage prématuré
Forum des métiers
Salon de l’artisanat

43 métiers en une journée
Chantiers de la vie

Un artisan, Jean-Claude GUET est intervenu auprès des classes de 4e des collèges de la Ville aux Roses et Robert Schumann, afin de sensibiliser les élèves aux métiers du bâtiment. Il leur a d’abord montré des diapositives sur les différents types de construction, depuis les enclos celtes en pierre et en terre, jusqu’aux tours de verre de Manhattan .

Ensuite, très concrètement, avec la réalisation d’une maquette au 1/5e, il leur a montré la diversité des tâches des différents corps de métier, et les faire manipuler briques, ardoises, tuiles, haubans, installer éclairages, interrupteurs, éléments de décoration (même la décoration à feuille d’or). A chaque fois, ce fut l’occasion de découvrir un métier du bâtiment et les outils de chaque profession,

Le feu sacré

L’enthousiasme des jeunes était un encouragement certain pour l’intervenant qui parle avec beaucoup de passion des métiers du bâtiment et souhaite susciter des vocations.

Il est certain que les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de redécouvrir le travail de leurs mains. Un père de famille, l’autre jour, nous a raconté : « J’ai demandé à ma fille de 20 ans d’allumer le feu dans la cheminée. J’ai découvert avec effarement qu’elle ne savait pas qu’il fallait mettre du papier d’abord et du petit bois. Nous, les adultes, nous avons sans doute voulu tout faire à la place de nos enfants. Et voilà le résultat ».

Revaloriser les métiers manuels :
Trois objectifs

– Restaurer l’image de ces métiers (« il nous faut effacer les images du passé. Les gens d’ici ont été marqués par les licenciements massifs chez Huard, il ont du mal à admettre que ce métier puisse avoir un avenir »). Selon M. Gabard, de l’entreprise Huard, « nous recrutons au niveau CAP, Bacc Pro, et Bacc + 2, mais le manque de formation à Châteaubriant fait que nous sommes obligés d’aller chercher ailleurs. Nous cherchons à rajeunir notre personnel : il nous faut des jeunes »

– adapter les formations sur place : selon M. Boutet, proviseur du Lycée Lenoir,des démarches ont été entreprises pour renforcer le pôle productique du lycée professionnel. Des baccalauréats professionnels en plasturgie et structures métalliques sont fermement demandés pour 2001, ainsi que pour la maintenance des véhicules industriels.

– répondre au désir des jeunes de rester au pays

Il faudra peut-être aussi songer à revaloriser ... les salaires ! Huard qui, il y a quelques années, a embauché des jeunes, constate que ces jeunes s’en vont. Du coup, ceux qui restent ont été augmentés.

C’est pas gratuit

Selon Marcelle Durand, présidente du groupe d’action locale qui gère les fonds européens Feder, cette opération de revalorisation des métiers coûte 543 709 F , pris en charge à 50 % par la Communauté européenne dans le cadre de l’opération Leader, le reste dépendant des collectivités locales (Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   et Communauté de Communes de Nozay)


Ecrit le 8 février 2006 :

Salon de l’artisanat

Parallèlement au forum des métiers de l’ADIC, la Jeune Chambre Economique a organisé un forum de l’artisanat pour permettre aux élèves volontaires de découvrir les métiers de maçon, couvreur, menuisier-plaquiste, coiffeur, fleuriste, carrossier, paysagiste, employé de commerce, cuisinier-traiteur, taxi et artisanat d’art.

200 jeunes environ sont venus se renseigner sur les caractéristiques du métier, les salaires et conditions de travail, les aptitudes nécessaires. Pour répondre à leurs questions : des artisans en activité ou en retraite, et des jeunes salariés ou apprentis.

Le centre de formation des apprentis (CIFAM  ), les Compagnons du devoir et le Lyxée Etienne Lenoir ont présenté leurs propositions.

La difficulté pour les jeunes, surtout ceux qui n’aiment pas l’école ou n’y réussissent pas, c’est d’admettre qu’il faut un minimum de formation (un grand minimum !) dans tous les métiers.

L’espoir, c’est de découvrir que la non-réussite scolaire n’est pas un signe de moindre intelligence et n’empêche nullement d’espérer une vie professionnelle et personnelle réussie.

Salon des métiers et de l’emploi en agriculture