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Harakiri à l’U.M.P.

Ecrit le 28 novembre 2012

Naguère l’UMP (Union pour un mouvement populaire) n’avait pas de mots assez durs pour critiquer les divisions au sein du PS (Parti Socialiste). Mais le spectacle donné ces dernières semaines a été réjouissant à plus d’un titre : l’UMP n’a plus d’Union. La presse internationale ironise sur les péripéties à répétition.

 Oiseaux et mafia

Dessin de Moon - 06 87 32 77 47

Déjà, pendant la campagne, on avait eu droit à un vol de noms d’oiseaux, à des sous-entendus, à des petites phrases assassines et à des manœuvres d’appareil. Puis vint le grand jour : le 18 novembre. l’UMP, encore majoritaire en France il y a 6 mois, n’avait mis en place que 640 bureaux de vote, soit 500 votants en moyenne par bureau (le PS pour la primaire de 2011 avait institué 9557 bureaux et il y a eu 2 665 013 votants !). Et malgré un si p’tit nombre de votants, il a fallu attendre le dimanche soir 18 novembre … pour ne pas savoir les résultats. Car à cette heure-là, l’UMP avait deux papas : François Fillon et Jean-François Copé qui, tous les deux, revendiquaient la victoire.

Alors, le lundi 19 il y a eu recomptage et Copé a été nommé Président de l’UMP par 87 388 voix voix, soit 98 voix de plus que Fillon. Le mardi 20 novembre, Copé a été acclamé à l’Assemblée Nationale ; Mais le 21 novembre Fillon révèla qu’une boite de bulletins avait été oubliée par la commission de contrôle et que, de ce fait, on arrivait à : François Fillon, 88.004 voix. Et Jean-François Copé, 87.978. Mais Copé ne veut pas laisser la place de Président. D’un côté comme de l’autre on parle de fraude, de bourrage d’urnes. Bref, l’ambiance !

Et nouveau coup de théâtre : Fillon renonce à la Présidence de l’UMP et fait appel à Alain Juppé. Celui-ci accepte de faire une médiation, mais à condition que la Commission ne se réunisse pas avant qu’il ait pu l’entendre. Il exige aussi le retrait de ses membres ayant pris parti durant la campagne. Fin de non-recevoir de la Commission des recours. Le feuilleton continue donc, avec un nouvel épisode tous les jours. Ah ! On ne s’ennuie pas avec l’UMP que Fillon n’hésite pas à qualifier de « mafia ». Les mots sont forts ! Entre Jean-François Copé et François Fillon c’est un duel à mort.

En tout cas Copé est discrédité. La Droite en France est fracturée, l’UMP est dans l’impasse. Le Président, quel qu’il soit, sera mal élu. Le temps des turbulences est venu : le Front National est en embuscade ! Plus que jamais, il faut que la Gauche réussisse.

 Avis des lecteurs

Un ami irlandais nous écrit : Bonjour ! Impossible de laisser passer ce soir sans vous passer un mot. Le dauphin à Sarko ne voit pas encore le jour ! Quelle naissance difficile. Est-ce vrai que les militants de l’U.M.P. ne savent pas leur arithmétique ? Il faut les renvoyer tous à l’école primaire. Ca me choque. On parle même de fraude. Oh la la ! Les socialistes devront rester au dessus de tout cela - ce n’est pas le moment de se frotter les mains ! D’ailleurs, François a d’autres chiens à fouetter tels que : comment réduire les dépenses publiques. Mes compatriotes pourraient lui donner quelques conseils dans ce domaine-là !!!

Yvan Etiembre, Soudanais celui-là, écrit :
« à l’UMP, c’est tous les jours DALLAS et OK CORRAL ; trucages, bourrages d’urnes, éclats de haine en direct. On voit aussi cela au PS où, pour éviter un retour possible à un passé identique, quatre dirigeants cooptent le secrétaire général. Il n’y a même plus d’élections ..

Tous se retrouvent pourtant sur quelques lignes fortes : cumul des mandats, machisme, mépris de la « rue », électoralisme sans valeurs, et surtout crainte de l’intervention des citoyens à qui on dénie le moindre pouvoir.

En faillite donc la démocratie parlementariste et politique tenue par des élus cumulardsou. Pour se faire élire, on agite des promesses et des discours, qu’on oublie l’élection faite (en un jour Hollande, « l’ennemi de la finance », s’est mué en social-libéral, reprenant tous les concepts du libéralisme). De même le président « normal » s’est mué tout de suite en monarque républicain avec le retour des vieux rituels gaullistes .

Dans ce chaos général , le divorce avec les citoyens, et le refus des élus de se régénérer et de mettre fin à leur cumul et à l’électoralisme jamais suivi d’effets, il est à se demander si le système partisan et le parlementarisme comme seules formes de vie démocratique n’ont pas fait leur temps. (...) ».

Voir aussi :