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ADMD et fin de vie : la mission Sicard

Ecrit le 5 décembre 2012

 Fin de vie ?

Le professeur Sicard, chargé d’une mission de réflexion sur la fin de vie, est venu animer un débat à Nantes le 24 novembre 2012. Les médecins et professionnels de santé étaient proportionnellement nombreux, ils ont facilement pris la parole, et ce en faveur de la loi Léonetti, estimée suffisante. Ils ont manié des arguments épouvantails : les risques de dérives, l’incitation au suicide, la désintégration de la société, le danger d’eugénisme, etc...

Le débat sur les soins palliatifs a occulté pour partie celui du choix de mourir dans la dignité. Une participante déclare : « J’ai été frappée par le peu de cas fait à la volonté de la personne, et à sa capacité à se positionner dans un choix qui la concerne au premier chef, celui de sa propre mort », c’est un débat de fond, que l’on retrouve dans l’IVG, le droit et la participation des usagers des secteurs sanitaires, médico-social et social. Allons-nous acquérir le pouvoir d’agir sur notre fin de vie ?

Une autre participante interroge :
Souhaiteriez-vous, si un jour votre cerveau ne répondait plus, errer dans l’espace clos d’un cantou, pendant vos…10 dernières années ? prenant un gant de toilette pour une chaussette, rangeant une brosse à cheveux dans une cuvette…oui, de wc ; grignotant toutes les savonnettes qui traînent, cherchant ce que vous cherchez, à longueur de journée, autour des îlots de votre espace de déambulation, que vous prendrez pour des ronds points, de Rennes ou de Vannes peut être. Après en avoir fait 10 fois le tour comme un chien perdu, vous demanderez en penchant la tête : « Nantes , c’est par où ? » On vous répondra parfois« c’est par là ! ». Dans ce cantou, d’où vous ne sortirez plus, vêtu d’un gilet enfilé par le bas, en guise de caleçon pourquoi pas ? Et de vestes superposées sur un pyjama, vous ferez parfois plus rire que pleurer, quoique… quand le personnel est bien fatigué, ça ne devient marrant pour personne.

Les médecins ? Ne restant que 5 min dans un cantou quand ils y rentrent, (sur l’ordi, ils ont les éléments qui les intéressent), accepteraient-ils, eux, d’être condamnés à vivre ça pendant 10 ans ? Et quand on les invite à débattre sur ce sujet ils sont aux abonnés absents, pas concernés. Si vous saviez comme la fin de vie peut être parfois ingrate et indigne, vous voteriez sans hésiter pour l’euthanasie afin que ceux qui le souhaitent, puissent décider de rester, ou de partir mais dans la dignité. Sans oublier ceux qui souffrent physiquement et pour qui il n’y a pas d’espoir. Même si la douleur aiguë est assez bien prise en considération par les équipes médicales, on est en droit de demander d’en finir avant, quand on sait que de toutes façons la fin est là.

 Me voici à la retraite

« Me voici à la retraite » a dit un participant « J’ai payé toutes mes cotisations sociales et ai cotisé tous les trimestres requis pour ma retraite. J’ai payé régulièrement mes impôts. J’ai consommé pour contribuer à faire marcher l’économie et entrer la TVA dans les caisses de l’Etat . J’ai fait du bénévolat pour aider plus démunis que moi. J’ai voté lors des différentes élections. Je crois ainsi être en règle vis à vis de la société ».

« Je demande à la société en retour une chose bien simple : celle de me fournir la potion qui me permettra de mettre fin à ma vie tranquillement, paisiblement quand je considérerai moi et moi seul que ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Et si je ne suis plus en mesure de me servir moi même cette potion je demande à la société de laisser tranquilles ceux qui m’auront aidé à la prendre. Ma demande ne fait de tort à personne, elle ne diminue en rien la liberté de mes concitoyens y compris ceux qui sont totalement opposés à ma démarche ».

Contact ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité) –
Mireille Grebonval
09 63 01 10 17 - Courriel

Note du 18 décembre : le rapport du professeur Sicard , article de La Croix

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Le Monde 16 février 2013

60 % des médecns favorables à l’euthanasie


Ecrit le 27 février 2013

 L’euthanasie aide à vivre

Un film à découvrir : http://www.clav.be/prod_euthanasie.html

Ce film de 28 minutes permet d’approcher l’euthanasie sous un angle différent qu’un acte de mort. Ainsi, la légalisation de l’euthanasie, en Belgique, permet aux personnes atteintes de maladies graves et incurables d’envisager une nouvelle approche de l’existence et du temps qui leur reste à vivre. C’est eux qui prendront la décision finale au moment où ils l’auront décidé. Ils resteront acteur de leur vie jusqu’au bout. Ce film rend hommage à tous les médecins et aux équipes médicales qui par un geste d’une humanité profonde assument jusqu’au bout leurs responsabilités.

En Belgique, depuis 2002, aux Pays-Bas depuis 2001 et depuis 2009 au Luxembourg la législation de ces pays voisins a délivré de nombreuses personnes de l’angoisse d’une fin de vie difficile et leur a permis d’envisager la mort comme l’étape finale et paisible d’une vie libre. Tous les sondages montrent que 9 Français sur 10, de droite comme de gauche, ruraux ou citadins, sont favorables à l’euthanasie, les pratiquants catholiques le sont eux aussi à 64 %.

Contact : Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité. Tél 09 63 01 10 17


Note du 6 juillet 2013

 Une mort douce

Après l’avis du Comité National d’éthique, voici une prise de position de Cédie Prieur sur le droit de disposer d’une mort douce. Lire aussi cet article dans le document ci-contre.

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Le droit de disposer d’une mort douce

« Ce qui faisait hier polémique (la possibilité d’accélérer la mort par sédation) ressortit désormais du consensus au nom des droits des patients à disposer d’eux-mêmes. Imperceptiblement, la frontière entre ce qui relève ou non de l’acte euthanasique s’efface. Face à une médecine hypertechnicisée où la vie est parfois artificiellement maintenue au-delà du raisonnable, chacun convient que la nature ne puisse plus toujours avoir le dernier mot. Si tel est le désir de la personne ainsi que de son entourage, c’est désormais un droit, mieux, un devoir de solidarité, que de savoir respecter ses ultimes volontés ». dit Cécile Prieur.

Télécharger le document : L’avis du Comité National d’Ethique , format pdf de 1.5 Méga octets
Télécharger le document : Comment j’ai aidé ma mère à mourir , format pdf de 511.9 kilo octets