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La Blisière - 15 décembre 1941

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Ecrit le 19 décembre 2012

15 décembre 1941 – 17 juin 1969

« Les feuilles d’automne sont jaunes et tombent comme les vies humaines » écrivait Adrien Agnès.

Dans le journal Le Matin du 15 décembre 1941, paraît ce communiqué : « Des soldats allemands ont été assassinés dans le dos et blessés. En aucun cas les assassins n’ont pu être arrêtés. Pour frapper les véritables auteurs de ces lâches attentats, j’ai ordonné l’exécution des mesures suivantes :

  • 1) Une amende de un milliard de Francs est imposée aux juifs des territoires français occupés.
  • 2) Un grand nombre d’éléments criminels judéo-bolchevicks seront déportés aux travaux forcés à l’Est. Outre les mesures qui me paraissent nécessaires selon les cas, d’autres déportations seront envisagées sur une grande échelle, si de nouveaux attentats venaient à être commis.
  • 3) 100 juifs, communistes et anarchistes, qui ont des rapports certains avec les auteurs de ces attentats seront fusillés.

Ces mesures ne frappent point le peuple français, mais uniquement des individus à la solde des ennemis de l’Allemagne, qui veulent précipiter la France dans le malheur et qui ont pour but de saboter la réconciliation entre l’Allemagne et la France.
Paris, le 14 décembre 1941
Signé : Von Stupnagel

Il y aura alors exécution de 95 résistants ou opposants au nazisme dont les députés communistes Gabriel Péri et Lucien Sampaix. Parmi eux : 52 Juifs.

(Photo : modeste plaque, sur un parking qui avait été aménagé en forêt par la municipalité de Soudan)

A Châteaubriant, neuf otages sont pris dans le camp de Choisel : Adrien Agnès, Louis Babin, Paul Baroux, Fernand Jacq, Raoul Gosset, Georges Vigor, Maurice Pillet, Georges Thoretton, René Perrouault, fusillés le 15 décembre 1941 en plein cœur de la forêt de Juigné. Un châtaignier porte encore les traces des balles et le bandeau tricolore qu’un jeune peintre de Pouancé, M. Calmel, y posa, en souvenir.

Un monument en granit rose fut préparé … mais le propriétaire de la forêt refusa qu’il soit érigé en cet endroit.

Stèle posée le 17 juin 1969 Le 17 juin 1969, Paul Huard, PDG de l’usine Huard, mais aussi Président du Comité du Souvenir, vint, d’autorité, faire réaliser un socle de béton et poser la stèle. Elle y est toujours.

15 décembre 2012 Un groupe de militants, le 15 décembre 2012, (avec autorisation spéciale d’accès à la stèle) est venu s’y recueillir.

N’oublions jamais
tous ces héros
qui ont eu le courage
de faire face
à l’oppression nazie.

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