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Une UPI, unité pédagogique d’intégration

Ecrit le 13 février 2008

 Une UPI au collège Robert Schuman à Châteaubriant

Le problème des enfants en situation de handicap est difficile à résoudre en raison des degrés divers de ce handicap. Depuis 1995, il existe des UPI (Unités pédagogiques d’intégration) pour les adolescents ou pré-adolescents présentant différentes formes de handicap mental qui ne peuvent être accueillis à temps complet dans une classe ordinaire et pour lesquels l’admission dans un établissement spécialisé peut être différée. Il peut s’agir aussi bien d’enfants ayant des difficultés d’apprentissage, que d’enfants « à haut potentiel rencontrant des difficultés d’adaptation scolaire ».

Le terme dit bien : unité d’intégration, et pas classe.

Pierre, Emmanuelle, Carl et les 7 autres viennent de Châteaubriant, Nozay, Guémené Penfao, soit par le car, soit par un taxi spécial financé par le Conseil Général. Ils ont 21 heures de présence au collège Robert Schuman, à Châteaubriant, au rez de chaussée, dans deux salles contiguës qui permettent l’éclatement du groupe en fonction des nécessités éducatives. Deux personnes s’occupent d’eux : Mme Cathy Pasquier (institutrice coordinatrice) et Mme Véronique Fromentin (auxiliaire de vie scolaire).

 Cheminement

Lorsqu’un enfant est repéré, à l’école, pour ses difficultés d’apprentissage et/ou de comportement, une « équipe éducative » est organisée avec l’enseignant, le psychologue, le médecin scolaire, la famille et toute personne connaissant l’enfant (famille d’accueil par exemple). C’est dans ce cadre que la famille peut être orientée vers la MDPH (maison départementale des personnes handicapées). Un « plan de compensation » se met en place : un projet personnalisé de scolarisation. Cela peut être l’IME ou l’UPI ou le SSESSAD ou le simple accompagnement par une auxiliaire de vie scolaire. « Le projet est d’accompagner ces enfants le plus loin possible, pour qu’ils acquièrent tout ce dont ils sont capables » dit Dominique Brèche.

L’UPI par exemple, permet un enseignement adapté à chaque enfant, en milieu ordinaire. Dans le Nord de la Loire-Atlantique il n’y a que trois UPI : Pontchateau, La Chapelle sur Erdre et le collège Robert Schuman à Châteaubriant.

Nous faisons tout pour qu’aucun gamin ne reste sur le carreau

« et nous avons la satisfaction de remarquer qu’il n’y pas de différence entre eux et le reste du collège. Ils ont été accueillis exactement comme les autres élèves de sixième » dit Franck Gauvrit, Principal du Collège.

Carte de v

L’unité d’UPI a vraiment un rôle particulier : rattraper les enseignements de base non acquis, insérer la dizaine de jeunes dans le collège. Et c’est bien ce qui se passe : les élèves se sont inscrits spontanément aux ateliers Boomerang, Astronomie, Badminton. Ils ont participé au cross du collège et certains ont intégré une préparation plus poussée en éducation physique et en « lutte ». Ils vont tous en salle d’informatique et ont participé avec les autres sixièmes à des recherches sur les états physiques de l’eau (liquide, glace, vapeur). Ils vont à la médiathèque   pour l’Heure du conte, ils apprécient beaucoup le self-service à la cantine et ils ont réalisé la carte de vœux du collège.

Ont-ils fait des progrès ? Oui, sûrement. L’une parvient à dire son âge. Une autre n’a plus peur des groupes d’élèves. Un troisième a appris à compter. Un quatrième sait se repérer ….

Dans quatre ans au plus tard ils seront orientés au mieux de leurs capacités. Certains pourront même passer un C.A.P. allégé ou rejoindre une UPI de Lycée.

Dix élèves d’un coup : l’ouverture de l’UPI en septembre 2007 a été une chance pour ces 10 élèves. Mais il restera fort peu de places pour les élèves à venir...Casse-tête permanent ...

Notes :
– IME : Institut Médico-Educatif
– UPI : Unité Pédagogique d’Intégration
– SESSAD : Service d’éducation spéciale et de soins à domicile


 Auxiliaire de vie scolaire

Les auxiliaires de vie scolaire (AVS) sont les personnes qui permettent aux élèves handicapés - myopathes, trisomiques, autistes - d’aller à l’école, de la maternelle au lycée. Il en existe 350 à 450 en Loire-Atlantique. Réunis au sein de l’Unaïsse, ces personnes contestent leur embauche sur des contrats précaires, 6 mois à 3 ans, avec des salaires payés en retard et un manque de formation.

Selon l’Unaïsse, leur rôle est fondamental : inclusion scolaire et éducative. http://unaisse.free.fr/

« Inclusion » est le terme européen adopté aujourd’hui remplaçant le terme Intégration. L’inclusion signifie que le handicap provient de la situation environnementale de la personne et que c’est autant à l’environnement de s’adapter à la personne que l’inverse. Celle-ci est comprise dans sa globalité, dans ses potentialités et n’a plus seulement à être « rééduquée » pour se conformer à la norme environnante, mais c’est à l’environnement de mettre en place des outils, des moyens pour que ses potentialités puissent se développer dans l’espace social commun, fréquenté par tout un chacun.

« Scolaire » parce que l’école est le lieu d’intervention privilégié ; c’est là que tout commence : le regard sur la différence s’éduque d’abord dans cet espace social ouvert à tous.

« Educative » car le handicap est une question d’éducation impliquant un travail d’équipe concernant toute la communauté éducative (famille, école, services spécialisés…).

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