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Mée-disances du 16 janvier 2013

Ecrit le 16 janvier 2013

 Un chat passeur en prison

 
Le NouvelObs.com du 07/01 : Le jour du réveillon du Nouvel An, les surveillants de la prison d’Arapiraca (Brésil) ont remarqué qu’un chat transportait, scotchés autour de son abdomen, des limes, des forets de perceuse, ainsi qu’un téléphone portable avec un chargeur et des écouteurs. Selon les autorités, les objets auraient pu servir à une évasion ou pour communiquer avec des criminels en dehors de la prison.
 
Les 263 prisonniers sont tous suspects. En effet, comme l’a indiqué le porte-parole de l’établissement, « c’est difficile de trouver le responsable, étant donné que le chat ne parle pas ». Le félin a été placé dans un centre pour animaux.

 Décontamination bâclée

 
leFigaro.fr du 10/01 : Laver, déblayer, récupérer les résidus radioactifs pour les purifier ou les stocker : après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont gravement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima, c’est une tâche immense confiée à des entreprises privées. Elles s’en acquittent tant bien que mal, à la fois pressées par le temps, soucieuses de limiter les coûts, mais aussi impuissantes à trouver des solutions pour traiter, évacuer des dizaines de milliers de tonnes de matières imprégnées de résidus radioactifs.
 
Les témoignages des ouvriers qui y travaillent sont inquiétants. Ils affirment que le rejet dans la nature de végétaux, de terre, d’eau contaminée est une pratique ordinaire. Ils évoquent les eaux utilisées en partie rejetées dans les rivières alentour. D’autres expliquent aussi qu’il leur est demandé parfois de ne s’occuper que des sites de mesure des rayonnements.[…] 

Après ces témoignages publiés par le Asahi Shimbun, l’administration centrale japonaise, qui a déjà débloqué 1000 milliards de yens (neuf milliards d’euros), a promis de renforcer le contrôle des tâches de décontamination. […]
 
Près de deux ans après l’accident de Fukushima, qui a obligé 160.000 personnes à abandonner leur domicile dans une région devenue pour partie inhabitable, 48 réacteurs sur les 50 de l’Archipel sont suspendus. À la différence du précédent pouvoir exécutif qui visait un objectif « lzéro nucléaire »l à l’horizon 2040, le nouveau gouvernement de droite de Shinzo Abe estime que la relance des réacteurs atomiques jugés sûrs est un impératif pour la santé économique du Japon. Il envisage aussi d’en construire de nouveaux.
 
À rebours de l’opinion publique, une majorité (54%) des maires des 135 communes sur lesquelles sont implantées les centrales à l’arrêt ou qui en sont voisines est favorable à leur redémarrage en cas de feu vert du gouvernement. Le Yomiuri Shimbun, qui publie ce sondage, souligne que les installations nucléaires constituent souvent les premiers employeurs locaux.
 
À Fukushima, le démantèlement de 4 des 6 réacteurs endommagés devrait durer une quarantaine d’années. Mais le gouvernement ne sait toujours pas ce qu’il pourra faire des 87.000 tonnes de boues radioactives et des cendres d’incinérateurs de déchets. Personne ne veut accueillir un site de retraitement.

 Pédophilie

 
leMonde.fr du 11/01 : Connaîtra-t-on un jour la vérité sur les actes pédophiles commis durant des décennies par des représentants de l’Église catholique allemande ? Le plus grand doute s’impose. L’Église a en effet annoncé avoir rompu le contrat qui la liait à une équipe de chercheurs chargés d’enquêter sur le sujet. Le scandale avait éclaté en janvier 2010 lorsque la direction du très chic collège jésuite Casinius de Berlin avait révélé que, durant les années 1970-1980, plus d’une centaine de jeunes avaient été abusés par deux enseignants. Depuis, la parole s’est libérée et l’Église catholique allemande a été confrontée à sa pire crise morale depuis 1945. Plus de 180 000 croyants l’ont quittée dans la seule année 2010.
 
Pour tenter d’y voir clair, l’Église avait décidé, à l’été 2011, d’ouvrir ses archives à une équipe de chercheurs de l’Institut de criminologie de Basse-Saxe. Selon le contrat de recherche, elle devait ouvrir les archives de ses 27 diocèses. Tous les documents depuis 2000 devaient être accessibles dans 18 diocèses et même depuis 1945 dans les 9 autres. […] Il était convenu que l’Église aurait le droit de rendre les résultats publics et de les interpréter avant que, huit semaines plus tard, les chercheurs puissent à leur tour les publier et les commenter.
 
Le 9 janvier, la Conférence épiscopale a estimé que « la relation de confiance entre le directeur de l’Institut et les évêques allemands était anéantie » et qu’elle recherchait un autre organisme. Le professeur Christian Pfeiffer, a une autre version : les évêques, influencés par le diocèse de Munich et Freising, lui ont demandé de soumettre ses recherches « pour approbation » avant de les publier. Ce diocèse avait accueilli un prêtre pédophile qui y avait poursuivi ses crimes dans les années 1980.

A cette époque, l’archevêque était le cardinal Josef Ratzinger, devenu Benoît XVI. Le vicaire général du diocèse a toutefois affirmé que le futur pape ignorait tout de cette affaire. « Lorsque j’ai entendu des rumeurs concernant la destruction de certains documents dans des diocèses et que je leur ai écrit pour demander si c’était vrai, je n’ai reçu aucune réponse, ajoute M. Pfeiffer, si ce n’est que le simple fait que je pose la question détruisait la confiance nécessaire. »

 Précarité bien ordonnée...

 
Marianne du 07/01 : Pressée par l’Élysée de conclure avec les syndicats un compromis « historique » sécurisant l’emploi (et les licenciements), la présidente du Medef ose brandir la menace de destructions d’emplois supplémentaires pour échapper à toute taxation des contrats précaires abusifs. Un casus belli pour les syndicats qui redoutent, eux, une explosion du déficit des caisses de chômage si le travail devient plus flexible sans contrainte.

Avec quelques raisons ; on s’en convaincra facilement en auscultant la gestion de l’Ifop, l’institut de sondage dont Laurence Parisot est vice-présidente et actionnaire...

Depuis 2008, seul un recours à des enquêteurs payés au lance-pierres et mobilisables du jour au lendemain permet à sa grosse PME d’augmenter sa profitabilité tout en servant des salaires de plus de 9 000 € à une vingtaine de directeurs...
 
Le diable se cachant dans les détails, relevons donc qu’en 2010 l’Ifop a signé plus de 750 CDD de très courte mission pour moins de... 200 salariés à temps complet. Que les émoluments de ces vacataires - pour la plupart des femmes - se sont élevés à 1 515 € brut annuels en moyenne... soit moins de 126 € par mois ! Plus hypocrite encore, l’Ifop propose bien à ses « régulières » de leur signer un CDI dit « d’intermittence » (Contrat d’enquête intermittent à garantie annuelle, ou Ceiga) que Laurence Parisot ambitionne d’étendre à toute l’économie. Mais cette « promotion » ne les extirpe nullement de la pauvreté : elle leur garantit seulement, en échange d’une parfaite disponibilité, 60 % de leur salaire annuel de référence. Soit, en 2010, un pactole de 858 € brut ! [...]
 
Partisane de la précarité pour les autres, Laurence Parisot préfère réfléchir à un troisième mandat à la tête du Medef. Quitte à en récrire le contrat. 

 Mariage pour tous

 
Un sondage réalisé par l’institut CSA montre que 57% des catholiques sont opposés au fait d’aborder ce sujet dans les écoles, collèges et lycées. Un taux qui fluctue à l’intérieur de la grande famille des catholiques pour descendre à 49% chez les pratiquants réguliers.
 
Globalement 54% des Français estiment que l’organisation, dans les établissements scolaires, de débats entre élèves et professeurs sur le mariage pour les couples homosexuels serait une mauvaise chose, près de la moitié de ceux-ci considérant même que ce serait une « très mauvaise chose » (25%). […]
 
Interrogés spécifiquement, les catholiques ne sont pas plus favorables à cette initiative   que souhaitait voir se développer le secrétaire général de l’enseignement catholique, Eric de Labarre dans les 8300 établissements qui accueillent 2 millions d’élèves. […]