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Hôpital 2013, un établissement pour 3

Ecrit le 23 janvier 2013

Lors de ses voeux au personnel, le 11 janvier 2013, Mme Samson, directrice, a fait le point sur l’activité du Centre Hospitalier de Châteaubriant disant que, globalement, l’activité est en augmentation.

 Moins de bébés

Globalement, sans doute, mais en maternité il y a une baisse sensible : 668 accouchements en 2012 contre 759 en 2011, la chute est brutale. Le chiffre de 668 est le plus bas depuis 1999. Il correspond à une baisse sur Châteaubriant et sur les communes environnantes.

L’activité en pédiatrie est en légère augmentation. En médecine/urgences l’augmentation est de 2 % (elle était de 10 % en 2011). Aux urgences l’augmentation est de 7,5 % pour les hospitalisations de très courte durée et de 3,5 % pour les passages aux urgences.

Dans les services Soins de Suite et Réadaptation, le nombre d’entrées progresse de 15 % en hospitalisation complète avec un taux d’occupation maximum. Dans la spécialité « locomoteur et système nerveux » l’activité a doublé entre 2011 et 2012 et, en 2012 l’établissement a complété l’équipe médicale avec un rééducateur, le Dr Médard.

Dans le secteur Longue Durée et Maisons de retraite, l’activité reste stable et maximale.

Les consultations et actes externes ont augmenté de 3 % dans toutes les spécialités médicales.

 Plus de soignants en formation

En ce qui concerne la formation en soins infirmiers, le nombre d’élèves a augmenté aussi bien pour les aides soignants (IFAS) que pour les infirmiers (IDE)

Formation des soignants
Années IFAS IDE
2001 25 40
Octobre 2011 27 48
Octobre 2012 30 50

 Finances et travaux

La situation financière du Centre Hospitalier est correcte.

Travaux 2012 : le PASA (pôle d’activités et de Soins Adaptés) pour 14 malades Al- zheimer a été réalisé (coût 118 000 € dont 60 000 € de subvention). Un service de réadaptation cardiologique a été créé (et ouvre en janvier 2013 avec 6 places) : coût 175 000 € + 142 000 € de matériel médical.

L’année 2012 été marquée par l’adhésion de l’établissement à la communauté hospitalière de territoire de Loire-Atlantique et à la mise en œuvre du projet médical de territoire qui se traduit par la structuration de filières de soins graduées et coordonnées garantissant une offre de soins de proximité.

 On vieillit, ma pauv’dame

La filière gériatique se renforce à Châteaubriant avec hospitalisation complète, hôpital de jour et consultations mémoire. Le centre hospitalier a répondu à l’appel du l’ARS   (agence régionale de santé) pour mettre en place une équipe d’appui « adaptation-réadaptation » favorisant le parcours personnalisé et fluide des personnes âgées fragiles ainsi que leur maintien ou retour à domicile grâce à une organisation préparée en amont en complément des professionnels de soins.

Mme Samson s’est réjouie, en outre, de l’ouverture de l’Hospitalisation à domicile depuis le 17 décembre 2012.

 Un établissement intercommunal

Trois établissements coopèrent : le centre hospitalier de Châteaubriant et les hôpitaux locaux de Pouancé et Nozay. En 2013 sera créé un établissement intercommunal regroupant ces trois structures « évoluant progressivement vers un mode intégratif » (c’est bien dit !) en cohérence avec la clinique Ste Marie et les médecins libéraux du secteur.

Un projet de demande d’autorisation d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) va être déposé en partenariat avec la clinique Ste Marie, le groupe Vivalto et les radiologues libéraux.

En 2013 comme en 2012 le centre hospitalier mettra l’accent sur les activités en hôpital de jour, y compris pour la chimiothérapie. En 2013 est espérée aussi la labellisation Hôpital Ami des Bébés (espérée déjà pour 2012 mais qui a pris du retard à cause du changement de référentiel de l’association).

 Oh les z’audits !

En 2012 l’hôpital a reçu des « experts visiteurs » qui concernaient les maisons de retraite de Béré et la MAPA, la visite de suivi de certification, le circuit du médicament, et la chambre régionale des comptes. En 2013 il devrait y avoir « la certification de la Haute Autorité en Santé » (Ndlr : vous avez quelquefois vu une Basse Autorité, vous ?). Et les Maisons de retraite vont engager une démarche d’évaluation interne ce qui n’empêchera pas une évaluation externe par un consultant agréé par l’Agence Nationale de la Qualité et de l’Evaluation des Etablissements Médico-Sociaux ! (Ndlr : on se demande des fois si toutes ces agences et toutes ces évaluations sont bien nécessaires !).

C’est d’ailleurs ce que dit le Dr Coisne, Président de la Commission Médicale d’Etablissement : « Ces audits divers ont nécessité un travail important, très formel et chronophage. Nous sommes convaincus de la nécessité de ces évaluations, internes et externes, mais sans doute faut il simplifier les procédures »

 Autres projets pour 2013

Pavillon Sainte Suzanne

  • - Ouverture d’un accueil de jour pour malades d’Alzheimer  , en coopération avec l’association Le Tulipier (Lions’Club)
  • - Réfection de l’ancien « foyer occupationnel » qui sera mis à la disposition de centre hospitalier de Blain, lui permettant de regrouper l’ensemble de ses activités (ndlr : bonne idée !)(il s’appelait autrefois : pavillon Sainte Suzanne)
  • - Amélioration des extérieurs du site de la MAPA en centre ville (enfin ! C’est demandé depuis plus de 12 ans) pour création de parking et aménagement d’espaces verts.
  • - Extension de certains services (notamment hôpital de jour), poursuite de la continuité des travaux de réhabilitation des services (notamment les postes de soins, les vestiaires)

 Vœux du Docteur Coisne

Selon le Docteur Coisne, Président de la Commission Médicale, des médecins ont quitté le Centre Hospitalier : le Dr Florence Naval Diquero, qui a souhaité retrouver la médecine générale, le Dr Rachid Naoum qui a intégré l’équipe médicale du Centre Hospitalier de Pouancé, le Dr Brigitte Tequi, qui travaillera désormais à temps plein à Nantes.

De nouveaux médecins sont arrivés : les Drs Judith Maimbourg, oncologue, Amélie Collet, généraliste compétente en diabétologie et nutrition, Pascal Gicquel médecin généraliste en cours de spécialisation en gériatrie ; Marie San Miguel et Sabrina Giraud urgentistes, et Cécile Louvigné pharmacienne, hygiéniste, qui sera chargée du management de la politique du médicament, et de l’hygiène.

« Ces arrivées de nouveaux praticiens permettront de renforcer l’équipe des urgences pour une meilleure couverture notamment la nuit, assurant ainsi une meilleure sécurité des patients, et de développer des activités nouvelles ou débutantes ».

Parmi ces activités, on peut citer la cancérologie, en collaboration avec l’Institut du Cancer de l’Ouest, voire d’autres centres, « ce qui permettra aux patients du territoire de santé de Châteaubriant de se faire soigner au plus près dans les mêmes conditions qu’à Nantes ».

« Nous pourrons aussi développer les consultations et l’hôpital de jour de diabétologie et de nutrition, ainsi que les consultations et hôpital de jour de gériatrie répondant ainsi aux demandes des tutelles mais surtout aux besoins des patients, en regroupant les consultations et examens sur une seule journée ».

« Le projet d’établissement et le projet de soins sera élaboré par les médecins et les soignants dans une démarche commune. Car, de fait, nous travaillons constamment en équipe pluri-disciplinaire : agents hospitaliers, aides-soignantes, kinésithérapeutes, ergothérapeute, assistantes sociales, infirmières, médecins…. »

Coopérations

« Ce projet ne peut être évoqué sans parler des coopérations.

  • - d’abord nos voisins de la Clinique Sainte Marie, avec qui nous élaborerons un projet commun, et je tiens à souligner les relations cordiales et constructives que nous avons eues avec Madame Souffrant, directrice de la Clinique, qui va travailler sous d’autres cieux.
  • - bien sûr avec les hôpitaux de Nozay et Pouancé,
  • - les établissements de la Communauté Hospitalière de Territoire, notamment le CHU de Nantes au travers des filières de soins et des temps médicaux partagés, et les structures de la ville
  • - et l’hospitalisation à domicile qui vient d’ouvrir il y a un mois. Celle-ci a déjà fait la preuve de son utilité et de sa pertinence et depuis son ouverture nous avons pu organiser le retour à domicile de patients qui auparavant seraient restés des semaines à l’hôpital ».

Un IRM

« Il est aussi certain que l’arrivée de l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) améliorera la prise en charge des patients dans de nombreux domaines, notamment neurologique et orthopédique et évitera des déplacements fatigants pour nos patients souvent âgés et coûteux pour la collectivité » dit encore le Dr Coisne.

Démarche qualité

Le centre hospitalier de Châteaubriant est toujours engagé dans une démarche de qualité « ce qui nécessite de rester critiques vis-à-vis de nos pratiques, de les analyser, de savoir déclarer les erreurs et dysfonctionnements pour pouvoir les corriger. L’augmentation des déclarations d’événement indésirables en 2012 est la preuve de l’appropriation de la culture qualité par les soignants. Cette augmentation n’est pas le signe que nous travaillons moins bien, mais que nous avons une plus grande exigence de qualité de nos prises en charges, au bénéfice des patients et usagers ».

L’accent est porté en particulier sur le circuit du médicament qui commence dans les laboratoires de recherches, « et va jusqu’à la distribution du comprimé au patient. A chaque étape les risques d’erreurs existent et nous devons tous être attentifs à tout moment. Tous les soignants sont donc concernés, d’autant que nous connaissons la fréquence des problèmes de iatrogénicité ». (Ndlr : on parle de troubles iatrogènes quand il s’agit de troubles provoqués par un traitement médical ou un médicament).

Réflexions

Le Docteur Coisne dit encore : « Nous souhaitons travailler sur la prise en charge de la douleur, avec un regard tout particulier pour les personnes âgées peu communicantes, alors que nous pouvons considérer que la prise en charge de la douleur chez les enfants et les adultes s’est considérablement améliorée au fil des années, sans toutefois être parfaite.

Un autre travail concerne la prise en charge des patients qui chutent ou sont perturbés, confus, donc réfléchir sur la contention et ses aspects éthiques et techniques ».

Et la fin de vie ?

« Nous pensons également que la loi dite Léonetti sur les droits des patients en fin de vie est insuffisamment connue comme le montrent beaucoup d’études et doit être rappelée, expliquée. Le Comité Local d’Ethique du Pays de Châteaubriant   qui regroupe des médecins, soignants et administratifs des quatre établissements de santé du territoire sera saisie sur ce sujet pour déterminer les actions à conduire ».

Signé : Docteur François COISNE


Ecrit le 23 janvier 2013

 Alzheimer   politique : Perte de mémoire

Avant la remise de médailles du travail et de départs en retraite, le Président du Conseil de Surveillance, Alain Hunault, s’est réjoui du bon fonctionnement du Pôle Unique de Santé de Choisel dont il s’attribue la paternité. Le pauvre homme devrait bien faire appel aux consultations mémoire du Centre Hospitalier car il est frappé d’un mal qui s’aggrave : il oublie totalement ce qui s’est passé avant 2001 (sauf quand ça l’arrange !).

Nous renverrons par exemple le cher homme au bulletin municipal de février 1999 qui disait : « Sous l’égide de l’Agence Régionale de l’hospitalisation, l’opération qui, à terme et à l’horizon 2001, devrait déboucher sur la réunification des deux établissements sur un même site – et sur un même plateau technique – a débuté le 1er janvier 1999. Depuis cette date, les deux établissements devenus partenaires, ont procédé à un partage des activités médicales. Ceci afin d’éviter les doublons et de renforcer les points forts de chacun de manière à offrir à la population une offre de soins élargie et de qualité ».

Ainsi, en mars 2001, Alain Hunault a mis ses pas sur le chemin ouvert deux ans plus tôt par Martine Buron et, ça, il ne le supporte pas, au point d’être frappé d’amnésie sélective. Ca se soigne, mon bon monsieur !


Ecrit le 23 janvier 2013

 Le plan PAPA

En Pays de Loire, la CARSAT   (Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail) reconduit pour 2013 le Plan pour la Préservation de l’Autonomie des Personnes Agées (Plan PAPA) mis en œuvre depuis plusieurs années : elle peut accorder des aides pour les actions ou projets correspondant aux orientations et objectifs de l’Action Sociale de l’Assurance Retraite, mise en œuvre pour le compte de la Caisse Nationale de l’Assurance Vieillesse (CNAV) afin de favoriser :

  • - d’une part, la prévention sociale des risques de perte d’autonomie et des effets du vieillissement,
  • - d’autre part, la coordination et la diversification des services de nature à contribuer à la qualité de vie à domicile des personnes retraitées fragilisées socialement.

Ces aides financières de la Carsat   doivent prioritairement bénéficier, individuellement ou collectivement, aux personnes retraitées relevant des Groupes Iso-Ressources 5 et 6 de la grille nationale AGGIR(Autonomie Gérontologique-Groupes Iso-Ressources).

Deux appels à projets sont diffusés pour 2013 au titre de l’Action Sociale collective de l’Assurance Retraite, pour le soutien aux projets de Lieux de Vie Collectifs (LVC) pour Personnes Agées et d’Actions Gérontologiques d’Initiative   Locale (AGIL)
accessibles et téléchargeables sur le site www.carsat-pl.fr

 La revue Prescrire

Organisme indépendant de formation permanente des soignants, la revue Prescrire œuvre pour des soins de qualité dans l’intérêt du patient, en proposant à ses abonnés un ensemble de services documentaires. Par exemple, pour prévenir les dangers des médicaments pour chaque type de patients, mieux vaut avoir les idées claires sur leur bon usage, la connaissance de leurs balances bénéfices-risques, leurs rattachements à des groupes pharmacologiques, et la vision précise de leurs effets indésirables. 

Le Guide 2013 fait le point sur les médicaments, résume en quelques lignes les éléments déterminants du devenir de chaque médicament dans le corps humain ; détaille les effets indésirables par gravité et par fréquence de façon à choisir, avec le patient, la solution la plus adaptée à sa situation.

Voir aussi le bilan 2014 du Centre Hospitalier