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Contraception : Panique sur la pilule

Ecrit le 6 février 2013

Pilule, vent de panique

Il n’y a pas si longtemps les femmes vivaient enchainées à la fatalité des maternités successives et souvent non désirées. L’accès à la contraception et à l’avortement a permis une évolution historique : l’insertion des femmes dans la société comme personnes à part entière, même si elles subissent de nombreuses discriminations dans le monde du travail : temps partiel subi, salaires inférieurs.
Grâce à cette autonomie, elles ont investi la sphère publique, jusque là réservée aux hommes, et se sont engagées sur le terrain associatif, syndical, politique et culturel.

C’est pourquoi tous les événements qui touchent à la pilule (contraceptif majoritairement prescrit par les médecins et utilisé par les femmes) tels le remboursement ou le déremboursement, les évolutions des molécules...sont des marqueurs de l’évolution de notre société.

L’actualité se fait l’écho des dangers de certaines pilules contraceptives dites de 3e et 4e générations. Rappelons que c’est Xavier Bertrand qui a autorisé le remboursement de ces pilules alors que le Mouvement pour le Planning Familial conseillait de ne jamais donner une pilule de 3e ou 4e génération en première prescription. En matière de médicament, le fait qu’un produit soit plus ancien ne signifie pas qu’il soit moins bon, c’est même souvent le contraire car il est mieux connu et mieux évalué au niveau des risques. Ne nous laissons pas piéger par le marketing !

La contraception est considérée comme une marchandise. La promotion des moyens contraceptifs est laissée aux seuls trusts pharmaceutiques. Les campagnes nationales d’information sont rares. La pilule est un médicament, certes, mais pas un médicament comme les autres. C’est un outil d’émancipation des femmes, c’est un des vecteurs de l’égalité entre les hommes et les femmes. Soyons vigilantes car de glissement en imprécision nous assistons à un désengagement qui affecte des domaines essentiels pour la vie des femmes.

Extrait d’un article de Virginie Houadec paru dans la revue Démocratie&
Socialisme de janvier 2013