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Mée-disances du 6 février 2013

Ecrit le 6 févrer 2013

 25 ans pour démanteler La Hague

 
Challenges.fr du 28/01 : Le groupe Areva évalue le coût du démantèlement de son ancienne usine de retraitement de déchets nucléaires de Beaumont-Hague à 4 milliards d’euros sur 25 ans, a indiqué lundi 28 janvier Jean-Jacques Dreher, le directeur du site où deux usines ont pris le relais de l’ancienne.
 
En 2010, lors d’une commission locale d’information - qui rassemble dirigeants d’Areva, militants antinucléaires et élus locaux -, le groupe avait parlé de 2,5 milliards d’euros pour le démantèlement de cette usine, baptisée UP2 400. « Nous n’avons pas revu à la hausse notre évaluation. Le chiffre donné de 2,5 milliards n’incluait pas le coût de reprise de conditionnement de déchets », c’est-à-dire la mise sous emballage définitif des déchets, a affirmé la directrice de communication du site. […] L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait, en 2010 et 2012, pressé Areva de « mettre les déchets » de cette ancienne usine « dans des conditions de sûreté plus acceptables ».
 
En janvier 2012, la Cour des comptes avait évoqué avec beaucoup de prudence, en citant EDF, une estimation du coût de démantèlement des 58 réacteurs français à environ 18 milliards d’euros. Dans ce rapport, la Cour n’évoquait pour UP2400 qu’un devis, daté de 2010, de 1,738 milliard pour le démantèlement et 1,458 milliard d’euros de reprise et conditionnement de déchets, soit 3,2 milliards en tout.

 Procès Areva

L’observatoire du Nucléaire a été assigné par Areva le 1er février 2013 à Paris. Areva se prétend victime de diffamation à la suite de la publication, par cet Observatoire, d’un communiqué dénonçant une « curieuse aide financière » de 17 milliards de francs CFA (environ 26 millions d’euros) versée par Areva au budget du Niger et qui aurait été pré-affectée à l’achat d’un nouvel avion pour le Président de la République de ce pays.

photo : Manif à Châteaubriant le 1er février 2013

Une manifestation de soutien à l’Observatoire du Nucléaire a eu lieu à Châteaubriant devant la Sous-Préfecture.

Depuis des décennies, Areva fait miroiter la prospérité à un pays qui reste l’un des plus pauvres du monde en lui achetant l’uranium à un prix dérisoire tout en procédant à son extraction dans des conditions inacceptables pour les travailleurs.

 De profundis…

 
Le Canard Enchaîné du 30/01 : C’est une « catastrophe écologique » prédite par l’entomologiste britannique lan Burgess. Le morpion est une espèce en voie de disparition ! Son « habitat naturel », la toison pubienne, est gravement menacé par la vogue de l’épilation intégrale, voire définitive, tant chez les femmes que chez les hommes...
 
Encore une atteinte insupportable à la biodiversité ! Que dit Greenpeace ? Et WWF ? Va-t-il falloir envisager la réintroduction de l’espèce par lâcher de morpions chez les derniers velus ? Car c’est un pan entier du patrimoine culturel qui se trouve menacé. De fines saillies, comme : « Quel est l’animal qui peut changer de sexe en deux secondes ? Le morpion ! », jusqu’à ce monument national : la chanson paillarde « De profundis morpionibus », due à la plume de Théophile Gautier, qui avait prié son éditeur de ne pas la lui attribuer car ça le démangeait d’entrer à l’Académie française !
 
Ndlr : ce terme d’argot militaire vient de « mord-pion », qui mord les fantassins...

 Médicaments à proscrire

 
Libération.fr du 01/02 : La revue Prescrire dévoile sa liste des « médicaments plus dangereux qu’utiles », pour lesquels elle demande le retrait du marché en raison des risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils représentent par rapport aux bénéfices apportés. « Certains sont nouveaux, d’autres sont plus ou moins anciens mais encore autorisés, disponibles et promus », souligne la revue indépendante. Cette liste noire, qui comporte plusieurs dizaines de médicaments « à retirer du marché » a été établie sur la base d’analyses publiées dans la revue de 2010 à 2012. Cette liste fait l’objet d’un dossier spécial dans son numéro de février et est mise en accès libre.
 
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a salué le travail effectué par la revue, et fait savoir qu’elle souhaitait que les informations concernant les médicaments réévalués par l’Agence nationale du médicament soient rendues publiques.

« Je souhaite que tout cela soit rassemblé et mis sur un site dans les mois qui viennent, un site officiel », a-t-elle insisté, précisant que cela devrait se faire « au cours de l’année 2013 ».

 Le Zimbabwe en faillite

 
Courrier international du 31/01 : Il reste à peine 220 dollars dans les coffres du Zimbabwe. ”Les finances du gouvernement sont paralysées. La semaine dernière, il n’y avait que 217 dollars dans les caisses du gouvernement une fois que nous avons payé les fonctionnaires”, a déclaré le ministre des Finances, Tendai Biti. Un peu court, d’autant que le pays a besoin de 85 millions pour organiser un référendum sur la constitution et de 107 millions pour les élections prévues en juin. La reprise économique se fait attendre depuis l’abandon du dollar local au profit du dollar américain. En 2009, pour lutter contre une hyperinflation folle, la Banque centrale imprimait des billets de 100 000 milliards de dollars zimbabwéens - une coupure à 14 zéros ne valant pas tripette.

 Pour le FMI, « le secteur financier est sous taxé »

 
latribune.fr du 31/01 : L’Europe prépare une taxe pour les transactions financières, et le FMI (Fonds Monétaire International) approuve. L’instance estime que le secteur de la finance doit payer sa part de responsabilité dans la crise. « Le secteur financier est sous-taxé et doit payer une part équitable afin d’atténuer le coût de la crise actuelle et contribuer à limiter le coût de toute crise future », a estimé Gerry Rice, porte-parole du FMI.
 
« Une taxe sur les transactions est une façon d’y parvenir », a-t-il ajouté, apportant son soutien à l’initiative   européenne. En effet, onze pays européens, dont la France et l’Allemagne, se sont mis d’accord pour mettre en place une taxe sur les transactions entre institutions financières (banques, hedge funds...). Ce qui pourrait rapporter entre 30 et 35 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, le coût annuel des plans d’austérité pour l’Europe est estimé à 240 milliards d’euros. Gerry Rice va plus loin. Il assure que le FMI ne défend pas seulement une taxe sur les transactions, mais une taxe sur « l’activité financière » dans son ensemble.
 
Dans la revue Challenges du 24/01, deux économistes ayant contribué à l’élaboration du rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) sur la fiscalité des groupes financiers, estiment également que les banques ne paient pas assez d’impôts. « La croissance du secteur financier a dépassé la limite. Un secteur financier hypertrophié ne contribue plus à la croissance, au contraire il expose à des crises dont les conséquences économiques et sociales sont lourdes ».

 Coca-colère

 
Le Canard enchaîné du 30/01 : la firme Coca-Cola a moyennement apprécié le documentaire du 8 janvier sur France 2, qui ne disait pas assez de bien d’elle
 : « Coca-Cola et la formule secrète ». Ce programme, fourni à France Télés par Nilaya Productions, la boîte de Patricia Boutinard-Rouelle, l’ex-patronne des docus de France Télés, a fait une belle audience (12,7 % soit 1,97 million de téléspectateurs). L’annonceur Coca-Cola, a écrit à Rémy Pflimlin pour se plaindre et ajouter qu’il sucre sa publicité en 2013 sur les chaînes du groupe public. Quelque 2 millions d’euros de manque à gagner, selon des sources internes, chiffre que ne confirme pas l’entourage du pédégé.

Coca-Cola espérait que le docu ferait pschitt ?