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Trophées de l’ADIC 2001-2002

 Trophées ADIC en 2001

L’ADIC (association des industriels), toujours sous la présidence de Damien Voillemot, a accordé cette année ses Trophées sur le thème « l’entreprise et la territorialité » à partir de trois critères : promotion du pays de Châteaubriant  , investissements, emplois.

Bourdaud : La première entreprise distinguée a été la scierie Bourdaud à Nozay, une entreprise familiale qui comptait 25 salariés en 1990 et en compte 48 en 2001. Elle traite 20 000 m3 de grumes par an ce qui en fait l’une des plus grosses scieries de France. Elle utilise les bois locaux, feuillus et résineux, des forêts de Domnaiche, Juigné, Javardan, Araize. Elle a investi 20 millions de francs en 10 ans et elle réalise 15 % de son chiffre d’affaires à l’export (Belgique, Italie, Allemagne). « On redécouvre à notre époque le confort, la noblesse et la durabilité du bois ». Le gag, ce fut d’offrir à cette entreprise un trophée ... en plastique !

Quelques compléments

et article

Malgogne : la deuxième entreprise remarquée, est une entreprise de services : les transports Malgogne dont les camions verts sillonnent la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, en portant sur leurs flancs le nom de Châteaubriant . 45 % du chiffre d’affaires est réalisé à l’export. L’entreprise investit environ 3 millions de francs par an, et même 8 millions de francs en 1999 dans une plate-forme de stockage. Elle comptait 6 personnes en 1973, puis 65 personnes en 1999 et maintenant 90 personnes. Ca roule, quoi ! Le PDG Alain Malgogne a cependant exprimé ses craintes en raison du rejet de plus en plus évident du public vis-à-vis des camions pollueurs (ils roulent au diesel), et gêneurs sur la route. « Il ne faut pas nous clouer au pilori. Nous essayons de nous adapter pour mieux prendre en compte l’environnement, mais ne chargez pas trop la barque car elle pourrait couler »

Epagri : la troisième entreprise ne compte que 6 salariés à Châteaubriant mais 92 agences en France (elle en avait 16 en 1996). Elle est issue d’une petite entreprise « Ouest-Pièces Motoculture » de la Rue de Tugny et a été créée par M. Guy Roland pour la distribution des pièces agricoles, et maintenant pour la distribution du matériel agricole. Le lien entre toutes les agences se fait en temps réel par l’intermédiaire d’internet. Le chiffre d’affaires qui était de 45 millions de francs en 1999 devrait passer à 65 millions de francs en 2001.voir page 173


 Trophées ADIC en 2002

Triangle d’or : « Nantes, Rennes, Angers est notre triangle d’or. Nous en sommes le barycentre. Nous devons profiter de leur dynamisme » a dit Jean Paul PIERRES, nouveau président de l’ADIC (association des industriels) parlant de relever certains défis : la nationale 171 (serpent de mer), « la liaison Angers-Rennes qui est difficile d’accès pour nous » - « et l’axe Châteaubriant-Nort sur Erdre qu’il faudra aménager pour assurer la liaison avec la rocade de contournement de Nantes ».

Jean-Paul PIERRES a réinsisté sur la nécessité du Pays de Châteaubriant   « que l’ADIC souhaite fort et structuré ». Aidera-t-il à lever le flou sur cette entité qui était bien partie avec la « charte de Pays » mais qui se heurte à une grande force d’inertie de la Communauté de Communes du Castelbriantais et de son président ?

FMGC : la première entreprise distinguée par un trophée a été la FMGC. Occasion d’un retour sur la fonderie lancée par Amand FRANCO à Châteaubriant dans les années 1850-55, devenue par la suite la Fonderie Huard (et qui est maintenant Focast, filiale du groupe Valfond et de l’Union des Banques Suisses). Du temps de la fonderie Huard, un salarié, M. Leroy, a créé une fonderie rue de Launay, (dont il serait trop long de refaire l’histoire) qui a été ensuite reprise par Gérard RIFLET et reconstruite à Soudan, en devenant la FMGC (fonderie générale et mécanique castelbriantaise). L’entreprise appartient maintenant au groupe Format. De trente personnes à l’origine elle emploie désormais 290 personnes et son directeur, Pascal MOREAU, a affirmé son ambition d’améliorer l’outil de production, le respect de l’environnement, les conditions de travail et la sécurité, tout en faisant « un recours parcimonieux à l’endettement bancaire » L’entreprise réalise 25 % des contrepoids utilisés en Europe avec des clients comme Caterpillar, Manitou, Toyota, Volvo, etc. Elle a pour objectif d’obtenir un haut niveau de satisfaction des clients, de conquérir de nouveaux clients notamment aux USA, tout en fidélisant ses 17 clients actuels en s’adaptant constamment à leurs besoins. D’un point de vue économique c’est incontestablement une réussite. D’un point de vue social, ça l’est moins (ça, l’employeur ne l’a pas dit !) : le personnel se plaint beaucoup des conditions de travail, de la pénibilité (bruit, poussières, chaleur) et du bas niveau des salaires.

Allégiance : la deuxième entreprise distinguée par l’ADIC a été « Allégiance » qui s’est implantée à Châteaubriant en 1979 sous le nom de AHS (american hospital supply) avec pour but d’adapter les produits américains aux besoins français en matière d’hygiène médicale : champs opératoires à usage unique, compresses, seringues, couvre-tables, trousses de soins pour dialyse ou hémodialyse, etc. Le tout en matières synthétiques non tissées et jetables après utilisation. La fabrication se fait en petite séries, adaptées aux besoins de chaque chirurgien. Après s’être appelée Baxter, l’entreprise s’appelle maintenant Allégiance. Le directeur local M. Retaillaud a expliqué que la société est implantée sur tous les continents, qu’elle emploie 400 personnes en France dont 325 à Châteaubriant (83 % de femmes) et réalise 60 % de son chiffre d’affaires à l’exportation notamment vers l’Allemagne.

Facteurs d’orgues : la troisième entreprise distinguée par l’ADIC a été la manufacture d’orgues de Nozay qui s’est implantée avec l’aide de « Châteaubriant-Initiatives » : Denis LACORRE a expliqué qu’ils étaient au départ trois jeunes qui se sont lancés, suite à la chute de l’entreprise qui les embauchait, pour reprendre cette activité artistique qui consiste à réparer les orgues des églises. « Ce n’est pas une entreprise, c’est une passion » a-t-il dit, parlant d’harmonie, de menuiserie de précision pour refaire à l’ancienne les pièces usées des instruments et retrouver la pureté du son d’origine. « Une restauration de qualité peut durer de un à trois ans ». L’entreprise compte maintenant 5 salariés et voudrait bien passer à 7 ou 8 si elle trouve le personnel qualifié dans ce type de métier de plus en plus rare