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Castel-viandes : soucis et raison

Ecrit le 13 février 2013

 Des soucis ?

Une descente de police le 12 février 2013

Une enquête ouverte

Un article du Canard Enchaîné du 20 février 2013 :

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Un article du Canard Enchaîné

Article de Ouest-France

Article de FR3

Article du Parisien

La remballe, pratique courante

La remballe est-elle interdite ? Pas sûr !

Devant les questionnements alimentaires généralisés, il ne nous reste plus qu’à bouffer du lion … ou à cesser de manger. Une meilleure idée : choisissez des produits locaux et faites vous même la cuisine, ce n’est pas si long qu’on le croit ou le redoute, et c’est meilleur !

Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a estimé vendredi 1er mars, que cette nouvelle affaire qui pourrait secouer le marché de l’agroalimentaire, à savoir la livraison de viande avariée chez Flunch, était « une histoire ancienne ». « Une enquête est en cours, et quand on aura les résultats on vous les donnera », a-t-il indiqué.

La sale cuisine des industriels

La tromperie des plats cuisinés

Pas très à cheval sur l’étiquette

Les chevaux de Findus : remontons à 2006


Ecrit le 3 mars 2013

 Raison garder

Découpe ches Castel-Viandes

La fraude est partout … On accuse facilement les « petits », alors qu’elle est organisée sur une grande échelle et à un haut niveau. On peut penser à la fraude fiscale et aux paradis fiscaux, bien sûr. Mais ce qui secoue le monde actuellement con-cerne la nourriture.

Ces temps derniers, nous parlons du cheval déguisé en bœuf. Ce n’est pas du poison, pas du tout, mais c’est une tromperie sur l’origine de l’animal. Les Musulmans ne veulent pas manger du porc, les Anglais se refusent à manger du lapin, et nous, mangerions-nous du chien ?

Viande de bœuf … viande de cheval … Fraude … mais, qu’en est-il dans notre assiette ?

Tout le monde s’inquiète et fait grand bruit de tous ces produits « frelatés » que l’on veut bien fournir à notre consommation. Mais, la viande de cheval n’est-elle pas plus saine que la viande de bœuf ? Et, si je me souviens de mon enfance, elle était aussi beaucoup plus chère ...

D’où vient alors notre malaise ? Il est vrai qu’il s’agit d’une fraude, mais quel en est le sens, si les produits de substitution sont plus sains que ceux que l’on veut bien étiqueter ?

Aujourd’hui encore éclate un nouveau scandale : la société VIOL est accusée de réemballage. Pierre H. – ancien employé, dénonce ce fait (à tort ou à raison : peu importe, cela ne nous regarde pas, la Justice tranchera). Il est bien certain qu’il s’agit encore d’une suspicion de fraude au regard de notre Législation. Mais, La Mée n’a aucune information sérieuse à ce sujet donc ne participe pas à cet emballement médiatique (dont la seule raison est de vendre du papier-journal, n’est-ce pas !). Pensons aux salariés qui risquent d’en faire les frais ...

Pour ma part, je préfère consentir au doute d’une viande réemballée chez VIOL, dont je connais l’origine, la provenance locale, la qualité et le sérieux, plutôt que faire confiance à nos grandes surfaces de distribution qui ne nous garantissent qu’un contrôle à l’importation, dont je doute fort des origines, de la rigueur liée à la production, de l’abattage, et du transport.

De nombreux pays ne possèdent pas les systèmes réfrigérants pour conserver les viandes ou poissons - ils sont laissés à la poussière et au soleil pour sécher ; leur population ne semble pas s’offusquer du fait et rien ne bloque la consommation. Dans nos pratiques ancestrales, les systèmes de conservation étaient quelque peu archaïques, mais il semble que nos Anciens soient toujours présents pour en parler. Je connais également de nombreux chasseurs à qui la viande faisandée ne fait pas peur et un contrôle vétérinaire pourrait sans doute s’avérer intéressant avant consommation de leur gibier.

Notre Législation nous permet d’assurer un cadre d’exploitation ; il ne faut alors pas tomber dans l’excès inverse : des contrôles plus sévères, plus réguliers, et plus suivis dans nos entreprises, que pour les produits arrivant de l’extérieur.
La « remballe » est-elle interdite ? Je ne connais pas la réglementation à ce sujet. Elle est courante en tout cas, notamment dans les supermarchés : elle consiste, par la magie tranchante d’un couteau, à transformer une pièce de viande périmée en un produit consommable, d’apparence fraî-che et appétissante, en se débarrassant des morceaux révélateurs du problème. Par exemple, du bœuf noirci par son manque de fraîcheur devient un très beau filet après avoir été débarrassé de sa mauvaise partie. Ce reste de viande périmée peut aussi terminer en saucisses ou merguez, les poulets peuvent finir rôtis ou en escalope, et tout cela est souvent revendu au plus vite sous forme de promotion... au bénéfice des familles dont le budget est très restreint et qui ne peuvent faire leurs courses que dans les magasins discounts ou lors des réductions.

Châteaubriant adhère le plus souvent au proverbe « il n’y a pas de fumée sans feu » ; beaucoup vont ainsi produire leurs propres discriminations.

Si l’on veut bien y réfléchir quel est vraiment notre problème : le fait qu’un litige existe sur des questions de pouvoirs entre un employé - un cadre qui ne peut être entendu, et son ancien employeur qui croit être détenteur de toutes décisions ; ou le fait que la viande ait été réemballée ?

Je reste bien certain que la « holding de restauration » qui s’y fournissait, n’aurait pas hésité à vous la préparer s’il l’avait obtenue à moitié prix, sans aucune répercussion à la baisse sur le prix de vente aux clients.

Je pense que beaucoup ne se seraient jamais offusqués d’une telle situation si la société incriminée avait distribué gracieusement ce produit pour satisfaire nos papilles. Arrivant dans mon assiette, je l’aurais personnellement mangé et savouré sans m’inquiéter ou rechigner.

Je m’effraie par contre quand, mon steak, mon poisson et même mes légumes ont diminué de moitié après la cuisson. Mais, personne ne semble s’inquiéter plus avant des autres provenances de viandes (ou poissons) dans nos grandes surfaces de distribution. Il est vrai que les produits bénéficient (en principe !) de tous les contrôles imaginables - vétérinaires et DGCCRF. En lisant les étiquettes, je m’aperçois pourtant que de nombreux produits sont préparés et recomposés (con-serves, gâteaux, charcuterie et croquettes diverses …). Les journaux dénoncent une fraude, mais quand je regarde les pourcentages, les préparations ne sont constituées qu’en majorité d’eau, de poudre, de graisse, d’édulcorant, et la proportion de viande, poisson ou légumes reste minimale. La fraude n’est alors que toute petite dans notre assiette de consommateur. L’escroquerie existe-t-elle plus sur la provenance des produits ou sur les préparations qui en résultent ?

Signé : Charli

 Manger moins de viande !

Ndlr : et si cette nouvelle crise alimentaire débouchait sur une moindre consommation de viande ? Ce serait évidemment dommage pour les éleveurs, mais meilleur pour la planète et pour tout le monde. Car nous mangeons trop de viande et gaspillons les ressources. Il faut, dit-on, 15 kg de protéines végétales pour obtenir 1 kg de protéines de viande de bœuf, sans compter l’eau pour arroser les pâturages, et le carburant pour transporter la viande, sans compter le pétrole pour les barquettes en plastique des supermarchés, ...

Les légumineuses (haricots, pois, fèves, etc.) sont riches en glucides et en protéines. Elles représentent donc une excellente source d’énergie. Comme elles sont faibles en gras et qu’elles ne contiennent ni cholestérol ni gras saturé, le cœur ne s’en porte que mieux ! Leur culture offre un intérêt agro-environnemental important en captant l’azote de l’air, dont une partie contribue à enrichir les sols. … Alors, mangeons donc des légumineuses ...


Ecrit le 3 mars 2013

 La tromperie est générale ...

Selon Le Monde du 1er mars 2013, des chercheurs de l’université du Cap ont testé 146 échantillons de lanières d’antilope séchée et constaté la présence d’autres viandes ... Quatre-vingt-dix pour cent des bâtonnets de viande séchée, censée être du koudou (une antilope africaine) étaient en réalité composés de cheval, de porc, de girafe ou de kangourou. Et on a trouvé de la viande d’âne, de buffle d’eau et d’autres ingrédients inattendus dans près des deux tiers de hamburgers et de saucisses testés dans le pays !

Aux États-Unis, selon une étude qui vient de sortir, les poissons vendus dans les magasins d’alimentation et les restaurants comportaient un étiquetage erroné. Les restaurants de sushi avaient le taux d’erreurs le plus élevé sur leur carte (74%), suivis par d’autres restaurants (38%) et les magasins d’alimentation (18%). Et 84% des échantillons de thon blanc prélevés pour cette enquête étaient en fait de l’escolar, espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs.

En Angleterre, la chaîne de supermarchés Waitrose - réputée pour être haut-de-gamme - a pour sa part annoncé qu’elle retirait des plats de boulettes de viande de bœuf surgelées après avoir découvert « des traces de porc ».

En Islande, il y a eu des surprises aussi. Selon leFigaro.fr du 01/03 : Le scandale européen de la viande de cheval prend un tour inattendu en Islande. L’autorité vétérinaire et alimentaire islandaise (MAST) a fait tester 16 produits islandais dans le but d’y détecter d’éventuelles traces de viande de cheval. Les tests se sont révélés négatifs sur ce point. Mais ils ont révélé qu’une tarte censée contenir 30% de viande de bœuf, produite et distribuée localement par la société Gæðakokkar, ne contenait pas de viande du tout. « La tarte ne contient aucune protéine animale. En attendant d’autres tests, le laboratoire pense qu’une protéine végétale a été utilisée à la place, peut être du soja ». Les tests ont également montré que des boulettes de viande produites par la même société, en principe à base d’agneau et du bœuf, ne contenaient que de l’agneau. Le directeur de la société fabriquant ces produits a déclaré ne pas comprendre les résultats des tests. Les autorités locales ont ouvert une action en justice.

Si on en doutait encore, le scandale de la tromperie sur la composition des plats surgelés démontre qu’on ne sait pas ce qu’on nous fait manger. Sans parler des résidus d’antibiotiques, d’antiparasitaires et autres fongicides dans la viande de porc, le lait et les petits pots pour bébés. On nous affirme que les doses sont inoffensives pour les humains, peut-être … mais le mélange de tout ça dans le corps, ça donne quoi ? Et dire que la commission européenne vient d’autoriser de nouveau les farines animales pour nourrir les poissons : je te leur ferai bouffer à la petite cuillère, moi !

Manger est devenu un jeu de devinette. Devant les questionnements alimentaires généralisés, il ne nous reste plus qu’à bouffer du lion … ou cesser de manger.

 Une meilleure idée

Une meilleure idée : choisissez des produits locaux et faites vous-même la cuisine, ce n’est pas aussi long qu’on le croit ou le redoute.
C’est vraiment meilleur !
et il s’agit d’une bonne activité pour se retrouver en famille avec les enfants !

TF1 du 1er mars : des analyses trafiquées ?