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Derval : des noeuds-papillons dans l’usine

Ecrit le 20 février 2013

 SA Distribution Sanitaire Chauffage

Faut-il donc une enquête publique pour implanter une usine ? Eh oui ! S’il y a des produits dangereux, l’usine relevant alors de la législation des installations classées.

La Com’Com’   de Derval vient de décrocher le gros lot : une entreprise de 150 personnes, 30 dans les bureaux, 120 dans les entrepôts. A Derval, dans la zone industrielle des Estuaires, au sud de la commune, la SA Distribution Sanitaire Chauffage, filiale du groupe Point P, a obtenu un permis de construire sur un terrain de 94 380 m2 où elle pense construire :

  • - des bureaux et locaux sociaux, 880 m2
  • - un bâtiment de stockage : 31 895 m2
  • - et une aire extérieure de stockage.

Les bureaux seront chauffés avec une pompe à chaleur, l’eau chaude sanitaire sera apportée par un chauffe-eau solaire, mais il n’est nullement prévu des panneaux photovoltaïques.

Le bâtiment comportera 5 cellules de stockage, chacune faisant un peu moins de 6000 m2. La hauteur de 10 mètres, permettra un stockage sur 7 niveaux (le sol + 6 niveaux). Si nécessaire, une 6e cellule pourra être envisagée. Dans deux des cellules il y aura une mezzanine pour le stockage des petites pièces. Pas de gardien sur place, mais l’accès sera contrôlé par des badges et un système de télésurveillance.

Les horaires de travail iront de 5 h du matin, à minuit, du lundi au samedi avec éventualité de travailler 24 h/24.

Pourquoi Derval ? Le dossier d’enquête publique le dit clairement : parce que le lieu se trouve à 50 km de Nantes et à 50 km de Rennes, bien desservi par des routes, sans avoir besoin de traverser des villes et des villages. Le futur contournement de Derval, par le Sud, est un atout supplémentaire, de même que l’absence d’habitations à proximité et l’absence de sites naturels sensibles et de monuments classés. La présence d’un restaurant routier, d’un important parking poids lourds (80 places) et d’une station de carburant, a encore amélioré le tableau, de même que l’implication des élus locaux.

La société est sûre de trouver du personnel car « les professions d’ouvrier de l’agro-alimentaire, d’agent de fabrication et de magasinier-cariste sont suffisamment représentées pour permettre un recrutement aisé de personnel demandeur d’un rapprochement lieu de travail/domicile ».

 Chercher la petite bête

Tout ceci ne dispense pas de procéder à une enquête publique parce que les bâtiments contiendront des matières combustibles (381 290 m3), des papiers-cartons (58 670 m3) et des polymères alvéolaires ou non (123 100 m3). Il y a donc eu une étude d’impact portant sur les risques d’incendie ou de foudre, sur le risque d’explosion de la chaudière mais aussi sur le bruit, l’eau, la faune et la flore, etc.

L’étude, très fouillée, relève que le terrain retenu n’est concerné par aucune des trois ZNIEFF de Derval (Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique) et par aucune ZICO (Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux). On n’y trouve pas d’Alouette Lulu, pas de Campagnol amphibie, pas de Capricorne Cerambyx Cerdo, mais on trouve à proximité des salamandres tachetées, des grenouilles agiles, des lézards des murailles et même des bécassines des marais.

La construction du bâtiment va nécessiter l’arrachage de 347 mètres de haies mais des arbres seront replantés. Le projet a été déplacé vers le Sud pour laisser un espace suffisant pour l’entretien d’une haie qualifiée de remarquable, qui sera conservée. De même la zone humide située au nord du futur bâtiment sera protégée. Les eaux pluviales des toitures seront dirigées vers un bassin enherbé, et pas dans la zone humide existante, pour éviter de perturber l’équilibre de celle-ci. Les eaux des chaussées seront traitées à part, avec, notamment, un séparateur d’hydrocarbures.

 Noeud papillon

L’entreprise générera le passage de 100 poids lourds par jour et de 150 voitures légères. Mazette ! Heureusement que ces véhicules ne traverseront pas la commune de Derval ! Des consignes demanderont aux chauffeurs d’arrêter les moteurs pendant les chargements et déchargements,
pour limiter le rejet de gaz d’échappement.

Et si, malgré ces précautions, il y a des phénomènes dangereux ? L’étude a essayé d’en répertorier les causes et les conséquences, les méthodes de prévention et les barrières de protection, en utilisant un schéma appelé « Noeud-Papillon ». C’est ainsi qu’il y a des noeuds-papillons dans l’étude d’impact !