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Du côté des retraités, janvier 2013

Ecrit le 20 février 2013

 Retraités en lutte : pas assez nombreux

Chez les retraités, qu’ils soient CFDT ou CGT, avec les mois de janvier-février revient le temps des motions. Motion, du verbe mouvoir. Ils se bougent les retraités ? S’ils étaient plus nombreux, cela en ferait du monde dans la rue ! Cela en ferait du bruit ! Cela secouerait les politiques …

Mais non, comme chez les actifs, les retraités ne sont pas assez nombreux à être syndiqués mais heureusement il y en a qui se bougent. Ils revendiquent et même si cela parait désuet de faire des motions, ils le font parce qu’être à la retraite ce n’est pas être en retrait. Quelques-uns iront parfois manifester dans la rue. Et d’une année sur l’autre les revendications seront les mêmes : ils savent d’expérience qu’on n’a rien sans rien …

 Solidarité et proximité

Pour les syndicalistes retraités de la CFDT, les sujets de préoccupation ne manquent pas : « la crise financière et les plans d’austérité touchent d’abord les plus fragiles dont les retraités. Les attaques sur la protection sociale et les services publics entrainent des milliers de personnes dans la précarité et l’exclusion ».

Dans ce contexte l’Union Locale des Retraités CFDT réaffirme son choix de la solidarité intergénérationnelle. « La solidarité constitue le socle incontournable de la cohésion sociale garante de justice et d’égalité. L’amélioration des conditions de vie des plus défavorisés est au cœur de notre action ».

L’ULR CFDT n’accepte pas le développement de la pauvreté qui touche aussi certains retraités, et parmi eux beaucoup de femmes. « La nécessité d’une revalorisation prioritaire des basses pensions est une revendication majeure ».

La lutte contre la perte d’autonomie passe d’abord par le développement de la prévention. L’ULR CFDT revendique une véritable prestation universelle assurée par un financement public sur le principe d’une solidarité basée sur l’ensemble des revenus. 

« Chacun doit pouvoir choisir librement son lieu de vie : maintien à domicile ou un autre lieu de vie adapté à sa situation. Ce lieu de vie doit être adapté à chaque âge de la vie, à la mixité intergénérationnelle, à la proximité des services et des professionnels de santé ».

Parmi les revendications :

  • - une revalorisation prioritaire des plus basses pensions avec un minimum de pension égal au Smic net pour une carrière complète.
  • - Une politique fiscale plus juste et plus solidaire
  • - L’accès aux soins de qualité partout et pour tous et partout : nous défendons l’installation de véritables maisons de santé. Nous dénonçons les dépassements d’honoraires, les restes à charge insupportables pour beaucoup de retraités qui n’ont plus les moyens d’avoir une mutuelle complémentaire
  • - Perte d’autonomie : Nous revendiquons un financement public basé sur le principe d’une solidarité de tous les revenus.

Selon la CGT, la France c’est environ 15 millions de personnes de 60 ans et plus, la LOIRE-ATLANTIQUE c’est 263 063 personnes âgées (110 421 hommes, et 152 642 Femmes). Sur les 15 millions de personnes âgées, 940 000 personnes sont au minimum vieillesse et 1 million vivent en dessous du seuil de pauvreté. « Nous pouvons estimer, qu’en LOIRE-ATLANTIQUE, ce sont environ 16 000 personnes qui disposent du minimum vieillesse, 18 000 sont en dessous du seuil de pauvreté, 11 000 perçoivent une pension inférieure à 800 € par mois, dont une majorité de femmes, alors que l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées) est fixée à 777,16 € pour une personne seule et à 1 206,59 € pour un couple ». Pour mémoire, le seuil de pauvreté était à 964 € en 2010.

Dans ce contexte, les dernières mesures prises, et celles qui sont actuellement dans les cartons, ne peuvent qu’aggraver une situation qui devient de plus en plus insupportable pour les retraités, et plus particulièrement pour les femmes seules.

 Retraites complémentaires

La négociation des retraites complémentaires ARRCO–AGIC , donne des ailes au MEDEF qui ne cache pas ses ambitions de voir les pensions revalorisées à un niveau inférieur de 1 % en dessous de l’inflation constatée, soit 1,5 point pour la seule année 2013.

La CGT a naturellement exprimé son hostilité au projet patronal. Elle a surtout montré qu’il était possible d’équilibrer le financement des régimes sur la base d’une augmentation des cotisations (1,36 point à l’ARRCO et 2,60 points à l’AGIRC) supportée à 90 % par les employeurs, à 10 % par les salariés. D’autre part, la proposition CGT introduit la modulation des cotisations. Les entreprises à fort taux de main d’œuvre ne seraient pas concernées par l’augmentation (ce qui concerne l’essentiel des artisans, TPE...). En termes de ressources, le projet CGT porte également l’élargissement de l’assiette de cotisations à l’intéressement, à la participation...

Le problème de fond demeure la question des ressources, le Medef insistant sur son refus d’augmenter les cotisations, concédant que cette question pourrait être abordée fin ... 2014.

 Perte d’autonomie

Le gouvernement a exprimé fortement son intention de rouvrir les négociations sur le dossier de la perte d’autonomie des personnes âgées. Michèle DELAUNAY, Ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l’autonomie, dans une
interview accordé au magazine “VIE NOUVELLE” évoque la mise en place d’une loi “cathédrale” qui irait bien au-delà de la seule question de la prise en charge de la perte d’autonomie. Le projet sur lequel elle travaille comporterait trois volets, dits des trois A :

  • - ANTICIPATION ;
  • - ADAPTATION ;
  • - ACCOMPAGNEMENT.

Mais quid de la question du financement !
Pour la CGT le financement de la perte d’autonomie ne peut se réaliser que dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle de la Sécurité Sociale, dans l’esprit du Conseil National de la Résistance telle que l’a conçue Amboise CROIZAT. Ce n’est pas l’orientation qui est prise en créant un prélèvement de 0,3 % pour financer cette perte d’autonomie.

Ce faisant, petit à petit, sans que nous nous en apercevions, c’est un transfert des cotisations sociales, qui sont partie intégrale du salaire socialisé, qui est fiscalisé à travers de mesures telle que la CSG, la CRDS, etc...

Pour la CGT, « entre 1992 et 2012, le patronat a bénéficié d’allégements de charges pour un montant de 379,6 milliards d’euros. Sur les cinq dernières années, les allégements se sont poursuivis au rythme de 30 milliards d’euros par an. Entre 1992 et 2002 la Sécurité Sociale a perdu 47,6 milliards d’euros. Sans ces cadeaux somptueux, si l’Etat payait ses dettes, nous ne parlerions pas de trou de la Sécurité Sociale, trou qui est organisé et alimenté pour serrer toujours un peu plus la vis à l’encontre du monde du travail. ».

« En fait la fiscalisation de la Sécurité Sociale, de la perte d’autonomie, c’est faire payer aux salariés et aux retraités à la place du patronat qui, lui, bénéficie de toutes les attentions des gouvernements successifs, qu’ils soient de droite ou socialiste, pour obtenir des mesures lui permettant de conforter et d’accroître ses profits »

 Le 21 février 2013 à 10 h

C’est pour permettre aux retraités, notamment, de crier leur colère, que l’USR - CGT 44 appelle tous les retraités de LOIRE-ATLANTIQUE à venir à Nantes Place de Bretagne le jeudi 21 févier 2013 à 10 h

« C’est pour que les députés ne votent pas un projet de loi sur la “sécurisation du parcours professionnel” qui fragilise encore plus les salariés en les livrant au patronat qui se libérerait de toutes contraintes.
Ce n’est pas de cela dont la France a besoin, dont le Département a besoin, mais bien d’une France sociale où toutes les catégories sociales ont droit au bonheur, à un niveau de vie décent, à un
parcours professionnel sécurisé ! ».