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11 janvier 2013, les accords de Wagram

Ecrit le 27 février 2013

 Le 5 mars de Wagram à ... Châteaubriant

Dans un communiqué commun, les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires et SEN, dé- noncent avec détermination la régression que représenterait la transposition de l’accord de Wagram dit « sécurisation de l’emploi » en projet de loi. et déclarent :

« Les garde-fous illusoires précisés dans cet accord pour limiter et rendre plus chers les Contrats à Durée Déterminée ne concernent en réalité qu’une infime partie : les CDD de plus de trois mois ne sont pas concernés, pas plus que les contrats saisonniers, ni les contrats conclus pour une tâche précise ou temporaire et le travail intérimaire.

La transposition de cet accord fragilise considérablement le Contrat à Durée Indéterminée dont la période d’essai a été largement étendue. Déjà, le patronat n’hésite pas à utiliser cette période d’essai comme des CDD.

Le salariat qui est déjà particulièrement frappé par la précarité, un turn-over important, des conditions de travail difficiles subirait une double peine si ces propositions voyaient le jour.

Les accords dérogatoires emploi/compétitivité voulus par Nicolas Sarkozy, par le Medef et entérinés le 11 janvier 2013, permettraient aux employeurs de réduire les salaires comme peau de chagrin ou d’augmenter le temps de travail sous prétexte de préserver l’emploi. Il s’agit d’imposer surtout de nouveaux sacrifices aux salarié(e)s.

La mobilité imposée en cas de restructuration du fait de l’éclatement des multinationales présentes sur l’ensemble du territoire français serait un moyen de licencier pour motif personnel de nombreux salarié(e)s qui refuseraient cette mobilité forcée et exonèrerait le patronat des règles relatives au licenciement économique .

La neutralisation des compétences des juges dans les instances judiciaires conformément aux vœux du Medef, dont c’était l’une des premières préoccupations est aussi inacceptable.

Un tel accord signé par trois organisations syndicales (CFDT, CGC, CFTC) est un véritable coup de poignard dans le dos des salarié(e)s. Avec un taux de chômage qui ne cesse de progresser, ces propositions n’inverseraient pas cette courbe. Bien au contraire. Le gouvernement ne doit pas transposer cet accord en projet de loi, accord représentant une régression sociale sans précédent qui détruit notre Code du Travail. Le « nouveau modèle économique et social » que cet accord veut imposer : c’est le règne du gré à gré, la destruction des socles de garanties collectives, comme si le salarié était à égalité face à son patron. C’est le libéralisme et sa loi de la jungle ! ». C’est pourquoi ces organisations appellent à un rassemblement le mardi 5 mars 2013 à 10h30 devant la mairie de Châteaubriant


Ecrit le 27 février 2013

 La CFTC a bouffé du lion

Sous le titre « Impuissance », la CFDT de Loire-Atlantique a publié un éditorial, le 18 février 2013, avec une virulence inhabituelle, parlant de « l’impuissance des pouvoirs publics à faire face aux évènements. Les plans sociaux s’accumulent, la détresse des salariés gagne du terrain, la violence de la crise creuse les écarts. J’écoute beaucoup mes concitoyens et le constat est simple : ils se sentent abandonnés par l’Etat. Ils subissent les évènements sans comprendre ce qui leur arrive ». (…)

« La puissance de l’Etat n’était pas préparée pour faire face aux nouveaux défis de la construction européenne et de la mondialisation. La crise sanitaire de la vache folle, et plus récemment l’affaire Findus montrent que l’Étatisme français est bien mourant voire mort. En effet, j’ai toujours entendu dire que les contrôles sanitaires français étaient réputés dans le monde entier. Depuis plus de 20 ans, nous constatons dans notre vie quotidienne que le démantèlement de notre modèle social et de protection s’accélère. Et à chaque fois, ce sont les salariés qui paient la facture ».

« L’idéologie libérale destructrice de Bruxelles a complètement désarmé l’Etat. Tous les produits que nous consommons sont fabriqués dans des pays dans lesquels le dumping social est roi, les ouvriers sont sous-payés et n’ont aucun droit syndical. C’est le résultat des accords de l’Organisation Mondiale du Commerce.
La souffrance des salariés français est de plus en plus perceptible, car ils ont une confiance sacrée dans l’Etat. Mais nos politiques sont impuissants à faire face à tous ces changements et refusent de se l’avouer. C’est pourquoi, nous assistons à des gestes de plus en plus désespérés de certains qui se sentent abandonnés ».

(signé : Sébastien Alix)