Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Condition ouvrière et/ou salariale > 11 janvier 2013, alerte régression

11 janvier 2013, alerte régression

[Article précédent->3654 ] - [Article suivant->3658 ]
Ecrit le 13 mars 2013 Ce n'était pas la foule ce 5 mars à Châteaubriant : les syndicats avaient de quoi être déçus, une soixantaine de manifestants, sans plus. au sujet de « l’accord national interprofessionnel pour un nouveau modèle économique au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », signé le 11 janvier, sous la dictée du MEDEF, par CFDT, CGC et CFTC. {{{Régression ...}}} Les propos sont pourtant alarmistes : « Cet accord [du 11 janvier 2013] n’est même pas un mauvais compromis car dans aucun domaine il n’y a d’avancée pour les salarié-e-s. Au contraire, en l’état, il entrainerait la régression la plus importante des droits des salariés de ces trente dernières années » dit le syndicat Solidaires. « C’est la généralisation du chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, une hausse de la durée du travail et la flexibilité des horaires avec de soi-disant « accords de maintien de l’emploi » qui ne garantiraient même pas qu’il n’y aura pas de licenciements ! » « Cet accord c’est la possibilité, sur simple autorisation de l’administration, de boucler en deux mois un plan de licenciements frappant jusqu’à 100 salariés et 3 mois entre 100 et 250 salariés, en réduisant à peau de chagrin les déjà maigres droits des comités d’entreprises pour faire obstacle aux licenciements ». « Cet accord c’est la réduction des délais de recours aux prud’hommes à deux ans pour les litiges concernant les contrats de travail et à trois ans pour ce qui concerne les salaires au lieu de cinq années actuellement. » {{{Et en échange ? }}} « Du vent, des promesses, rien de concret que garantirait la loi. Il en est ainsi de la complémentaire santé, mise en avant par les signataires,  quand la priorité devrait être de défendre la Sécurité Sociale. L’accord prévoit la généralisation en 2016 de l’adhésion à une complémentaire santé obligatoire, choisie par l’employeur, aux seuls salariés des branches professionnelles qui ouvriront des négociations avant le 1er avril 2013. Avec des niveaux inférieurs aux niveaux basiques que la Sécurité Sociale estime nécessaire pour la CMU (couverture-maladie universelle). Ainsi pour les lunettes, l’accord MEDEF-CFDT prévoit 100 € par paire de lunettes quand la CMU retient entre 178 et 428 € pour les verres plus 131 € pour la monture. Même chose pour les prothèses dentaires, la CMU retient 154 € l’accord CFDT-MEDEF 136,50 € » dit encore le syndicat {Solidaires} {{{Délinquance}}} « NON à la législation de la délinquance patronale. NON aux cadeaux au MEDEF. Nous refusons d’être une nouvelle fois les dindons de la farce » dit la CGT . « Les salariés, les jeunes, les retraités ont voulu le changement en élisant F. Hollande. Ils ne veulent pas de cette politique assujettie aux diktats financiers ». « Cet accord est un véritable coup de poignard dans le dos des salariés. Il casse le code du travail, flexibilise, précarise, et réduit les possibilités de recours. Il réjouit le patronat qui veut de la négociation « gré à gré » sans tenir compte des conventions collectives. Et surtout faire le plus de bénéfices possible sur le dos des travailleurs ». « Flexibilisation à tous les étages, contre d’hypothétiques droits pour les salariés. Droits rechargeables pour les chômeurs, mais le même gâteau à se partager ». « Si cet accord minoritaire devenait une loi, les chefs d’entreprise disposeraient de libertés nouvelles pour, à leur guise, décider quand nous faire travailler, pendant combien de temps et pour quel salaire. Chérèque, chef de mission de lutte contre la pauvreté, s’est trouvé du boulot en l’organisant grâce à cet accord ». « A la veille du 8 mars. Si cet accord devait être transposé dans une loi, les femmes seraient, après la réforme des retraites de 2010, une nouvelle fois les plus touchées.Déjà plus précarisées, à temps partiel imposé, au bas de l’échelle salariale, nous refusons cette régression généralisée ». Nous voulons une vie sans chômage et sans précarité : la CGT appelle tous les salariés, jeunes et retraités à se mobiliser, à interpeller les parlementaires, jusqu’au retrait de cet accord minoritaire. {{{Les dépenses sociales dans le collimateur}}} Pour Force Ouvrière, « cet «accord-loi», auquel souscrivent les intervenants sur les marchés financiers et les partisans du libéralisme économique, s’inscrit bien dans la logique d’austérité en vigueur sur le plan national et européen: réduction des dépenses publiques et flexibilité du travail en sont deux des éléments essentiels ». « La croissance économique est nulle, le chômage s’est encore accru, les dépenses publiques et sociales sont comprimées, accentuant ainsi la rigueur et la récession ». « Le gouvernement vient de mettre en place une commission pour l’avenir des retraites, censée faire des propositions dans un délai de trois mois. Selon le ministre chargé du dossier, le gouvernement « va s’attaquer à une réforme globale », avec trois objectifs: « le financement à court terme, une lisibilité et un financement à moyen terme et introduire davantage de justice et d’équité ». D’ores et déjà, nous les mettons en garde: nous sommes opposés à une réforme dite systémique et les questions d’âge et de durée de cotisation sont plus que sensibles. « Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le chômage des seniors est celui qui a augmenté le plus en un an (+ 17%) et que ce sont eux qui ont la durée de chômage la plus longue. Le recul de l’âge de la retraite et l’augmentation de la durée de cotisation en sont une des raisons fortes » conclut Force Ouvrière. {{{Gouvernement et député : sourds ...}}} Mais le gouvernement n'écoute pas. S’exprimant dans la cour de l’Elysée à l’issue du Conseil des Ministres du 6 mars, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fait valoir qu’il s'agissait du «premier accord de cette importance depuis 30 ans». «Aujourd’hui, c’est le succès d’une méthode, celle du dialogue social, celle de la négociation, celle de la recherche du compromis», en souhaitant que le projet de loi soit adopté « très vite » au Parlement. «J’ai toute confiance dans le sens de la responsabilité des parlementaires socialistes. Ils sont près de 300», a ajouté le Premier ministre, relativisant ainsi la portée de la présence de quelques élus socialistes, le 5 mars, à la manifestation à Paris de protestation contre l’accord du 11 janvier 2013. {{{Bon petit soldat}}} Le député Yves Daniel, bon petit soldat, a signé "L'appel des cent pour une "nouvelle démocratie sociale", soutenant l’accord sur l’emploi conclu le 11 janvier 2013. Cet appel déçoit profondément nombre de syndicalistes de la région de Châteaubriant qui estiment que cet accord entraînera une régression sociale considérable. « Le député trahit les espoirs que nous avions mis en lui » nous a dit un syndicaliste. Les relations à venir risquent d'être difficiles. signé : BP [Voir manifestation du 9 avril 2013 ->3721] ------------------ Ecrit le 13 mars 2013 ► L’intoxication continue : les pseudos experts économiques éclairés, qui n’avaient pas vu venir la crise financière, ânonnent à longueur de temps qu’il faut réduire les déficits publics, les droits des salariés et des retraités etc, alors que la crise et les déficits c’est la faute des financiers, de leurs conseillers et de leurs errements. Ces politiques à courte vue ne font qu’ajouter de la crise à la crise, de la récession à la récession. Il serait temps de leur foutre des coups de pieds au cul ! ► Malgré la crise les Bourses s’envolent : preuve que les grandes entreprises gagnent de l’argent malgré leurs pleurnicherie sur le coût du travail soi-disant insupportable ! signé : Philou
[Article précédent->3654 ] - [Article suivant->3658 ]

Ecrit le 13 mars 2013

Ce n’était pas la foule ce 5 mars à Châteaubriant : les syndicats avaient de quoi être déçus, une soixantaine de manifestants, sans plus. au sujet de « l’accord national interprofessionnel pour un nouveau modèle économique au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », signé le 11 janvier, sous la dictée du MEDEF, par CFDT, CGC et CFTC.

Régression ...

Les propos sont pourtant alarmistes : « Cet accord [du 11 janvier 2013] n’est même pas un mauvais compromis car dans aucun domaine il n’y a d’avancée pour les salarié-e-s. Au contraire, en l’état, il entrainerait la régression la plus importante des droits des salariés de ces trente dernières années » dit le syndicat Solidaires. « C’est la généralisation du chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, une hausse de la durée du travail et la flexibilité des horaires avec de soi-disant « accords de maintien de l’emploi » qui ne garantiraient même pas qu’il n’y aura pas de licenciements ! »

« Cet accord c’est la possibilité, sur simple autorisation de l’administration, de boucler en deux mois un plan de licenciements frappant jusqu’à 100 salariés et 3 mois entre 100 et 250 salariés, en réduisant à peau de chagrin les déjà maigres droits des comités d’entreprises pour faire obstacle aux licenciements ».

« Cet accord c’est la réduction des délais de recours aux prud’hommes à deux ans pour les litiges concernant les contrats de travail et à trois ans pour ce qui concerne les salaires au lieu de cinq années actuellement. »

Et en échange ?

Manif du 5 mars 2013

« Du vent, des promesses, rien de concret que garantirait la loi. Il en est ainsi de la complémentaire santé, mise en avant par les signataires, quand la priorité devrait être de défendre la Sécurité Sociale. L’accord prévoit la généralisation en 2016 de l’adhésion à une complémentaire santé obligatoire, choisie par l’employeur, aux seuls salariés des branches professionnelles qui ouvriront des négociations avant le 1er avril 2013. Avec des niveaux inférieurs aux niveaux basiques que la Sécurité Sociale estime nécessaire pour la CMU (couverture-maladie universelle). Ainsi pour les lunettes, l’accord MEDEF-CFDT prévoit 100 € par paire de lunettes quand la CMU retient entre 178 et 428 € pour les verres plus 131 € pour la monture. Même chose pour les prothèses dentaires, la CMU retient 154 € l’accord CFDT-MEDEF 136,50 € » dit encore le syndicat Solidaires

Délinquance

« NON à la législation de la délinquance patronale. NON aux cadeaux au MEDEF. Nous refusons d’être une nouvelle fois les dindons de la farce » dit la CGT . « Les salariés, les jeunes, les retraités ont voulu le changement en élisant F. Hollande. Ils ne veulent pas de cette politique assujettie aux diktats financiers ».

« Cet accord est un véritable coup de poignard dans le dos des salariés. Il casse le code du travail, flexibilise, précarise, et réduit les possibilités de recours. Il réjouit le patronat qui veut de la négociation « gré à gré » sans tenir compte des conventions collectives. Et surtout faire le plus de bénéfices possible sur le dos des travailleurs ».

« Flexibilisation à tous les étages, contre d’hypothétiques droits pour les salariés. Droits rechargeables pour les chômeurs, mais le même gâteau à se partager ».

« Si cet accord minoritaire devenait une loi, les chefs d’entreprise disposeraient de libertés nouvelles pour, à leur guise, décider quand nous faire travailler, pendant combien de temps et pour quel salaire. Chérèque, chef de mission de lutte contre la pauvreté, s’est trouvé du boulot en l’organisant grâce à cet accord ».

« A la veille du 8 mars. Si cet accord devait être transposé dans une loi, les femmes seraient, après la réforme des retraites de 2010, une nouvelle fois les plus touchées.Déjà plus précarisées, à temps partiel imposé, au bas de l’échelle salariale, nous refusons cette régression généralisée ».

Nous voulons une vie sans chômage et sans précarité : la CGT appelle tous les salariés, jeunes et retraités à se mobiliser, à interpeller les parlementaires, jusqu’au retrait de cet accord minoritaire.

Les dépenses sociales dans le collimateur

Pour Force Ouvrière, « cet « accord-loi », auquel souscrivent les intervenants sur les marchés financiers et les partisans du libéralisme économique, s’inscrit bien dans la logique d’austérité en vigueur sur le plan national et européen : réduction des dépenses publiques et flexibilité du travail en sont deux des éléments essentiels ».

« La croissance économique est nulle, le chômage s’est encore accru, les dépenses publiques et sociales sont comprimées, accentuant ainsi la rigueur et la récession ».
« Le gouvernement vient de mettre en place une commission pour l’avenir des retraites, censée faire des propositions dans un délai de trois mois. Selon le ministre chargé du dossier, le gouvernement « va s’attaquer à une réforme globale », avec trois objectifs : « le financement à court terme, une lisibilité et un financement à moyen terme et introduire davantage de justice et d’équité ». D’ores et déjà, nous les mettons en garde : nous sommes opposés à une réforme dite systémique et les questions d’âge et de durée de cotisation sont plus que sensibles.

« Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le chômage des seniors est celui qui a augmenté le plus en un an (+ 17%) et que ce sont eux qui ont la durée de chômage la plus longue. Le recul de l’âge de la retraite et l’augmentation de la durée de cotisation en sont une des raisons fortes » conclut Force Ouvrière.

Gouvernement et député : sourds ...

Mais le gouvernement n’écoute pas. S’exprimant dans la cour de l’Elysée à l’issue du Conseil des Ministres du 6 mars, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fait valoir qu’il s’agissait du « premier accord de cette importance depuis 30 ans ». « Aujourd’hui, c’est le succès d’une méthode, celle du dialogue social, celle de la négociation, celle de la recherche du compromis », en souhaitant que le projet de loi soit adopté « très vite » au Parlement. « J’ai toute confiance dans le sens de la responsabilité des parlementaires socialistes. Ils sont près de 300 », a ajouté le Premier ministre, relativisant ainsi la portée de la présence de quelques élus socialistes, le 5 mars, à la manifestation à Paris de protestation contre l’accord du 11 janvier 2013.

Bon petit soldat

Le député Yves Daniel, bon petit soldat, a signé « L’appel des cent pour une »nouvelle démocratie sociale", soutenant l’accord sur l’emploi conclu le 11 janvier 2013. Cet appel déçoit profondément nombre de syndicalistes de la région de Châteaubriant qui estiment que cet accord entraînera une régression sociale considérable. « Le député trahit les espoirs que nous avions mis en lui » nous a dit un syndicaliste. Les relations à venir risquent d’être difficiles.

signé : BP

Voir manifestation du 9 avril 2013


Ecrit le 13 mars 2013

► L’intoxication continue : les pseudos experts économiques éclairés, qui n’avaient pas vu venir la crise financière, ânonnent à longueur de temps qu’il faut réduire les déficits publics, les droits des salariés et des retraités etc, alors que la crise et les déficits c’est la faute des financiers, de leurs conseillers et de leurs errements. Ces politiques à courte vue ne font qu’ajouter de la crise à la crise, de la récession à la récession. Il serait temps de leur foutre des coups de pieds au cul !

► Malgré la crise les Bourses s’envolent : preuve que les grandes entreprises gagnent de l’argent malgré leurs pleurnicherie sur le coût du travail soi-disant insupportable !

signé : Philou