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Mée-disances du 27 février 2013

Ecrit le 27 février 2013

 Cyber-guerre

 
Rue89 du 20/02 : L’entreprise de sécurité informatique américaine Mandiant montre comment un groupe de hackers chinois s’est introduit dans les réseaux d’organisations occidentales pour y dérober des fichiers confidentiels. […] Six années auront été nécessaires pour réunir des preuves quasi irréfutables de l’existence d’un lien entre le gouvernement chinois et un groupe de pirates basé à Shanghai.
 
Les agents de Mandiant ont eu accès aux réseaux internes de nombreuses entreprises américaines avec leur accord, et ont attendu que les hackers pointent leur nez et opèrent avant de les suivre à la trace. Une piste qui les a menés jusqu’à un immeuble de Shanghai qui abriterait le quartier général de l’Unité 61398 de l’Armée populaire de libération. Des informaticiens de cette unité ont bombardé pendant des années 141 entreprises américaines de faux e-mails, libérant un virus espion au moindre clic  .
 
Certaines attaques ne se seraient pas limitées au vol d’informations confidentielles, mais auraient eu pour but de prendre le contrôle d’infrastructures stratégiques, presque avec succès. En septembre, la filiale canadienne de Telvent a été piratée. L’entreprise fabrique des logiciels permettant aux entreprises de gazoducs et oléoducs de contrôler à distance les valves et les systèmes de sécurité de leur réseau. L’entreprise a tout juste eu le temps de couper les accès avant que les intrus n’aient pu prendre les commandes. On imagine aisément les dégâts que pourrait causer une attaque mal intentionnée qui parviendrait à contrôler les vannes d’un barrage, les feux d’un réseau routier ou les systèmes de transmission d’une tour de contrôle dans un aéroport.
 
Léon Panetta, secrétaire d’Etat à la Défense américain et ancien directeur de la CIA, est allé jusqu’à parler d’un risque sérieux de « cyber-Pearl Harbor ». […]
 
Raison de plus (toutes proportions gardées !) pour inciter les internautes à ne pas divulguer leur adresse mail à n’importe qui et à envoyer leurs messages multiples en adresses cachées !

 Perte record

 
Challenges.fr du 20/02 : La banque Crédit Agricole SA a dévoilé, ce 20 février, une perte nette record de 6,47 milliards d’euros sur son exercice 2012 et annoncé un nouveau plan d’économies de 650 millions d’euros à l’horizon 2016. C’est le deuxième exercice déficitaire pour l’entité cotée de la banque verte, qui avait déjà affiché une perte nette de 1,47 milliards d’euros en 2011. Sans surprise, le conseil d’administration a décidé de ne pas proposer le versement d’un dividende, ce pour la deuxième année de suite.
 
A la différence de 2011, où le groupe dans son ensemble était resté bénéficiaire, l’ensemble de la banque intégrant 100% des caisses régionales est également en perte, à 3,80 milliards d’euros. A l’ensemble des éléments exceptionnels est venu s’ajouter le refus du fisc de permettre à la banque de déduire sa perte sur la cession de sa filiale grecque Emporiki.
 
Crédit Agricole SA a annoncé le lancement d’un nouveau plan portant sur l’informatique, les achats et l’immobilier qui doit permettre d’économiser 650 millions d’euros sur l’ensemble du périmètre de la structure cotée. Le communiqué ne précise pas l’impact éventuel sur l’emploi. En 2012, la banque avait mené un plan d’adaptation qui avait entraîné la suppression d’environ 2.300 postes au sein de ses filiales CA CIB (banque de financement et d’investissement) et CA consumer finance (crédit à la consommation).

 Machine à découdre

 
Le Canard enchaîné du 20/02 : Surprise au détour d’une page d’un numéro ancien du magazine « Modes et Travaux » (mai 1959). Ce grand brun qui pose en veste prince de Galles, dans le rôle du représentant des machines à coudre Singer, avec son petit « S » à la boutonnière, c’est Pal Sarkozy en personne, le père de Nicolas, à l’époque où il était publicitaire et n’hésitait pas à payer de sa personne en jouant les mannequins lui-même dans les réclames qu’il concevait.

La légende, sans doute rédigée par ses soins, vante aux lectrices « le sourire et l’amabilité du représentant Singer, qui ne se contente pas seulement de vous ven-dre une machine Singer mais vous dépanne, vous aide, vous tire d’affaire ». Et d’ajouter : « Faites-lui signe, il viendra. »

Exactement le message que, cinquante-quatre ans plus tard, les amis de Sarkozy, sous l’égide d’Hortefeux, s’efforcent de promouvoir pour vendre le retour du fiston. Ils réunissent un colloque ce mercredi à Paris afin de lui donner de l’écho.

Comme dirait l’ami des machines à coudre, c’est cousu de fil blanc.

 Contrôles d’alcoolémie

 
Libération.fr du 21/02 : Afin de lutter contre le suicide, la direction générale de la police nationale (DGPN) souhaitait instaurer des contrôles inopinés d’alcool et d’usage de stupéfiants dans les services de police. Ce projet d’arrêté prévoyait notamment d’instaurer un « seuil minimum » d’alcoolémie à 0,10 g par litre d’air expiré, taux auquel sont soumis les chauffeurs de bus. La DGPN rappelait qu’une étude de l’Inserm, menée dans le cadre de la prévention du suicide au sein de la police, avait « mis en évidence le rôle des conduites addictives dans le passage à l’acte » pour expliquer ces préconisations.
 
Cela a provoqué la colère de certains syndicats de policiers.« permettre la consultation et la concertation des syndicats de police et des médecins de prévention ».
 
La consommation d’alcool et de stupéfiants est évidemment strictement interdite au sein de la police. Les modalités de contrôle n’ont cependant jamais été clairement formulées.
 
Ndlr : circulez, y a rien à voir !

 Les hosties plus chères

 
leFigaro.fr du 21/02 : La fabrication et la vente d’hosties de Lourdes ne sont plus pain béni pour les dix-sept sœurs cloîtrées du monastère de la Visitation de Lourdes. « Pendant longtemps, cela nous a suffi pour vivre », se souvient la mère supérieure de cette communauté. « Mais aujourd’hui, le compte n’y est plus. Ça s’est compliqué à partir de 2007 avec la flambée des cours du blé et de la farine de près de 30%. Avec la crise, tout le reste a aussi augmenté. Cela a majoré nos coûts de production ». Pour faire face, la communauté a dû répercuter les hausses auprès de ses clients. Entre 2007 et 2013, le prix du sachet de 1000 hosties est ainsi passé de 11,30€ à 20,59€.
 
« Mais l’enfer ne s’est pas arrêté là. Nous avons été mises en concurrence avec des entreprises laïques italiennes, espagnoles et même américaines qui proposent du pain consacré à un prix plus bas grâce à des machines très performantes » poursuit la religieuse en chef. Du coup, de nombreux prêtres et aumôniers français et étrangers en pèlerinage dans la cité mariale ne viennent plus passer commande.

À ces rudes effets de la mondialisation s’ajoute la baisse du nombre de communiants. « Quand Jean-Paul II était venu à Lourdes, nous avions vendu 2 millions d’hosties en deux jours. Maintenant, les sanctuaires ne nous en prennent qu’aux alentours de 45.000 tous les deux mois. Nous sentons la baisse du nombre de fidèles ».

 Hystéroïdes

Le Canard enchaîné du 20/02 : La pluie de météorites qui s’est abattue en Russie sur la ville de Tcheliabinsk et sa région a fait chauffer certaines cervelles. Le leader nationaliste Vladimir Jirinovski, président du groupe LDPR à la Douma, a déclaré que la chute de la météorite, loin d’être un phénomène naturel, correspondait à « un essai de nouvelles armes conçues par les Américains ». Pour sa part, l’Église orthodoxe s’est efforcée de réconforter ses fidèles. L’accident stellaire est « un signe de Dieu, qui rappelle à tous que nous vivons dans un monde fragile et incompréhensible », a déclaré le métropolite Feofan, de la région de Tcheliabinsk ».

Gare aux chutes de métropolites !