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Accueil > Conseil Municipal Châteaubriant > Conseil Municipal 15 mars 2008- 15 mars 2014 > Les élus minoritaires proposent ...

Les élus minoritaires proposent ...

Ecrit le 13 mars 2013

Les élus minoritaires, à Châteaubriant, on ne les entend guère car tout est fait pour les museler : de très rares conseils municipaux dans l’année et aucun siège à la Com’Com’  . Aucun d’eux n’est retraité et trois d’entre eux travaillent à bonne distance de Châteaubriant. De plus, ils n’ont pas accès aux dossiers municipaux et les « commissions » à Châteaubriant se limitent à un quart d’heure de réunion (quand elles se réunissent !). Pour leur conférence de presse du 8 mars 2013, trois d’entre eux ont dû poser une demi-journée de congés (sur les congés annuels). Deux sujets principaux ont été abordés : le développement économique et une future école de centre-ville.

 Développement économique : les élus accusent

Les six élus (Pascal Pannier, Nathalie Orrière, Véronique Barbo, Denis Prodhom me, Bernard Gaudin, Pascal Bioret, voir photo), s’inquiètent du développement économique de Châteaubriant. « Nous sommes solidaires des salariés des ABRF, et de Castel-Viandes et globalement inquiets de la situation de l’emploi car les chiffres sont mauvais » (voir encadré). Le maire, par ailleurs président de la Com’Com’  , « se contente de regarder ce qui se passe, sans vraiment prendre en charge le développement. D’ailleurs, il n’y a plus, depuis longtemps, de chargé de développement à la Com’Com’  . » [Ndlr : embauché le 16 août 2004, celui-ci est reparti en octobre 2008, déçu qu’on ne lui laisse rien faire … sauf prendre des photos lors des réunions ! Il n’a pas été remplacé ]

Photo : Pascal Pannier, Nathalie Orrière, Véronique Barbo, Denis Prodhom me, Bernard Gaudin, Pascal Bioret

En ce qui concerne les ABRF, la Com’Com’   pourrait prendre l’initiative   de réunir les structures qui œuvrent dans le domaine de l’emploi, par exemple la Région. Cette dernière peut mettre en place des formations qui pourront servir aux ABRF si l’entreprise continue, ou apporter des compétences transférables aux salariés s’ils doivent aller travailler ailleurs, chez Kuhn, la FMGC et autres. Ces formations, il faut les demander ! Et non seulement pour les ABRF mais aussi pour leurs sous-traitants qui, si l’entreprise est liquidée, seront en mauvaise posture.

 Courage politique

Pour les élus minoritaires, la Com’Com’   et la ville se lancent dans des équipements très coûteux : une nouvelle piscine, un nouveau dojo. « Dans les circonstances actuelles, le vrai courage politique serait de retarder ces projets. Car il y a ur- gence : sauver des emplois, sauver des familles. La majorité municipale choisit le béton, pas les hommes. Elle privilégie ce qui se voit, elle favorise la civilisation des loisirs et pas celle du travail », en oubliant que, faute de travail, beaucoup de familles pauvres ne peuvent même pas accéder aux loisirs. (1)

 Huit écoles ??

En ce qui concerne une nouvelle école de centre-ville, c’était un projet électoral du groupe minoritaire. « Le groupe majoritaire s’en est emparé, tant mieux ! Une commission a été mise en place et s’est réunie cinq fois en neuf mois avec 25-30 personnes présentes : parents, directeurs d’école, conseillers municipaux ». Une étude est menée par le CAUE (Conseil en Architecture, Urbanisme, environnement), mais uniquement sur des thèmes précis. « Il a été demandé au CAUE d’étudier une implantation, soit auprès de l’école Marcel Viaud à Châteaubriant, soit auprès de l’école des Terrasses, mais il n’a pas été possible d’étudier un autre lieu. Nous avions proposé l’ancienne école de musique, par exemple ».

« Ce qui est proposé dans cette commission est intéressant, mais nous pensions qu’il fallait aller plus loin, s’interroger sur les effectifs scolaires, sur une nouvelle carte scolaire. On ne peut pas réfléchir à une belle école de centre-ville si, quelques années plus tard, cette école doit être fermée ».

Et les élus donnent des chiffres, pour les écoles publiques maternelles et primaires de Châteaubriant :
1996/1997 1002 élèves
2011/2012 766 élèves
La perte est de 236 enfants, ce qui correspond à une école de dix classes ! Et sur ces 236 enfants « perdus », 156 étaient au groupe scolaire de Béré. D’où l’idée « il faudrait regrouper les groupes scolaires de Béré avec ceux du Centre-Ville »
« Avons-nous les moyens de conserver huit écoles maternelles et primaires ? ». Bien sûr, la majorité municipale reprochera aux élus minoritaires d’être défaitistes, elle rêve encore de faire de Châteaubriant une ville de 14 000 habitants. Cela se fera peut-être un jour et on aura le temps d’ici là, de construire les bâtiments scolaires nécessaires !

« Nous voudrions aussi discuter des rythmes scolaires, associer les parents à des réflexions sur la restauration scolaire, sur la pause du midi, mais tout cela est bloqué car l’adjointe à l’enseignement est aussi directrice d’école. Confie-t-on le ministère de la guerre à un militaire ? En matière d’enseignement, c’est la même chose ! ».

et de conclure : « La ville se dit amie des enfants. Mais on n’arrive pas à mener une réflexion sur la place des enfants dans la ville ».

Autres sujets abordés : revoir le plan de circulation de la ville (un vrai serpent de mer !), sans parler de la Place de La Motte dont tout le monde parle (en mal !) ! Cela permettrait de penser une vraie circulation cycliste, « alors qu’il existe seulement des bandes réservées où les cyclistes ne se sentent pas en sécurité »

« Réfléchir aux questions de la santé publique. Réfléchir à une maison des associations qui permettrait de mutualiser équipements et salles. Etc ». Finalement, beaucoup d’idées, difficiles à mettre en œuvre quand on se heurte à un mur.


Ecrit le 13 mars 2013

 Françoise en cluékoi !

Le nom de Châteaubriant s’exporte (et avec un t, s’il vous plaît !), dans un cluedo ! Cékoiça un cluedo ? Ah ce vocabulaire pseudo-moderne ! C’est un jeu de société dans lequel les joueurs doivent découvrir parmi eux, avec des indices, qui est l’auteur d’un crime. Un tel jeu, géant, a été proposé par la Jeune Chambre Economique de Saintes, samedi 9 mars, à l’abbaye aux Dames.

« L’énigme ? Qui a tué Françoise de Foix, comtesse de Châteaubriant ? Les faits se passent en 1529. Des équipes seront formées pour enquêter sur le meurtre » c’est ce que rapporte le journal Sud-Ouest.
http://www.sudouest.fr/2013/03/06/un-cluedo-geant-a-saintes-986567-3.php

Hello, camarade, il y a erreur ! La belle Françoise est décédée le 16 octobre 1537.
Il est vrai qu’on ne va pas chipoter pour 8 ans quand presque 500 ans sont passés !

Alors, Françoise de Foix à Saintes, avouez que c’est rigolo, heu, non, cluedo !


NOTES:

(1) Ecrit le 20 mars 2013 - Courrier des lecteurs :

NDDL : Courrier des lecteurs

A la suite de la conférence de presse des élus de gauche de Châteaubriant, un lecteur, M. Thomas Baron, écrit : « ces derniers (dont certains soutiennent le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes) y déclarent à propos du projet de dojo et de nouvelle piscine : « Dans les circonstances actuelles, le vrai courage politique serait de retarder ces projets. Car il y a urgence : sauver des emplois, sauver des familles. La majorité municipale, choisit le béton, pas les hommes. Elle privilégie ce qui se voit, elle favorise la civilisation des loisirs et pas celle du travail ». La minorité municipale semble utiliser les mêmes arguments « passéistes » que les opposants à l’aéroport ! Soyons cohérents : le bétonnage n’est effectivement pas une politique d’avenir, surtout en période de difficultés budgétaires ! Refusons le projet d’aéroport ».

Une lectrice, Fabienne Peuzé, invite à une soirée d’information sur l’aéroport de Notre Dame des Landes, jeudi 21 mars 2013, 20h30, salle municipale de Derval, (route de Rennes, face à l’école d’agriculture), avec la participation de différents intervenants : Pilote de ligne, Élue du CéDPA, membres de l’ACIPA, du COPAIN. Renseignements : 02 40 07 09 39