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Mée-disances du 20 mars 2013

Ecrit le 20 mars 2013

 Casse-toi pov’ con

 
leMonde.fr du 15/03 : La France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), le 14 mars, pour « ingérence des autorités publiques » dans le droit à la liberté d’expression. En cause, la condamnation, le 6/11/2008, pour « offense au chef de l’Etat » d’Hervé Eon, un militant du Parti de gauche.
 
Au passage de Nicolas Sarkozy, lors d’une visite à Laval le 28 août 2008, le militant altermondialiste avait brandi une pancarte sur laquelle était inscrit « Casse-toi pov’con », en référence à l’invective lancée par l’ancien président de la République, à l’encontre d’un agriculteur qui avait refusé de lui serrer la main.
 
Le parquet avait engagé des poursuites et requis une amende de 1 000 euros pour offense au chef de l’Etat, réprimée par la loi sur la presse du 29 juillet 1881. Le tribunal correctionnel de Laval avait condamné M. Eon à une amende de 30 euros avec sursis, qu’il avait eu manifestement l’intention d’offenser le chef de l’État. Après la condamnation en appel, son pourvoi avait été rejeté en cassation. Pour M. Eon, pas question d’en rester là. « Cela n’avait rien à voir avec l’argent, c’était une question de principe, d’où la saisie de la CEDH », affirme son avocate.
 
La Cour européenne estime que « la critique formulée par M. Eon était de nature politique » et « ne constituait pas une attaque personnelle gratuite » contre la personne de Nicolas Sarkozy. L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, applicable au droit français, protège la liberté d’expression dans le domaine politique. « La Cour rappelle qu’un homme politique s’expose inévitablement et consciemment à un contrôle attentif de ses faits et gestes par les citoyens ». [...]
 

 Diplômes de sexualité

 
Planet.fr du 14/03 : « Amour et Sexualité », ainsi s’intitulait la table ronde destinée aux adolescents, organisée par l’Église luthérienne de Suède. A la suite de ce séminaire, les jeunes, certains âgés de 14 ans seulement, se sont vu distribuer des certificats assurant qu’ils étaient « qualifié pour coucher ». Or, la loi suédoise stipule qu’il est interdit d’avoir des relations sexuelles avant 15 ans. Les parents ont également rapporté que l’animateur avait prononcé des termes très explicites, comme « tailler une pipe » devant des oreilles innocentes.
 
Devant le tollé des familles, le vicaire Mats-Ola Nylén a admis avoir été dupé par l’animateur. Pour organiser cette table ronde, l’Église avait fait appel à un intervenant prétendant appartenir à l’Association suédoise pour l’éducation sexuelle, le RFSU. « J’ai voulu assister à la table ronde mais l’animateur me l’a déconseillé au prétexte que ma présence allait dissuader les adolescents de parler » explique Mats-Ola Nylén. Ainsi, l’aumônier aurait perdu le contrôle des événements. 
 
Le porte-parole de RFSU, a indiqué que l’animateur en question ne travaillait plus pour l’association. Quant aux diplômes sexuels, ils n’existent officiellement plus depuis 2007. Ils faisaient alors partie d’une campagne qui « ne visait pas au premier chef les jeunes », selon RFSU.

 L’« autonomie » des écoles

 
NouvelObs.com du 14/03 : Il y a eu l’autonomie des universités, projet porté par la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse en 2007. Y aura-t-il l’autonomie des écoles ? C’est le souhait exprimé par Nathalie Kosciusko-Morizet, cheffe de file de la France droite (2.000 adhérents) et candidate aux primaires UMP pour la mairie de Paris.
 
L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy propose de « donner enfin leur autonomie aux établissements et équipes éducatives ». Outre « l’autonomie budgétaire », le chef d’établissement pourrait « recruter directement leurs enseignants ». Elle préconise aussi d’« augmenter la rémunération des professeurs des écoles de 20 à 30% » et souhaite que chaque école primaire établisse « son propre projet pédagogique ».
 
« Une telle réforme est compatible avec les moyens dont nous disposons », a affirmé NKM, en suggérant de « renoncer à la création de 60.000 postes mal payés », à condition de « diminuer légèrement le nombre d’heures de cours par semaine » mais de garder les sommes prévues pour leur création. « Il est possible, à coût constant pour l’État et en l’espace de cinq ans, de proposer à 200.000 enseignants au moins une augmentation de 20 à 30% de leur rémunération, en échange de leur plus grande implication dans l’établissement », a-t-elle assuré.

 Scandales chinois

 
Lexpress.fr du 14/03 : Les milliers de cadavres de cochons charriés depuis la semaine dernière par le fleuve Huangpu à Shanghai laissent craindre une contamination de l’eau courante à grande échelle. Mais cet épisode n’est que le dernier d’une longue série qui pose la question du respect des règles sanitaires et environnementales en Chine. 
 
En 2008, de la mélamine retrouvée dans du lait maternisé entraîne la mort de six nourrissons en Chine et en contamine près de 300 000. Utilisée frauduleusement dans l’industrie alimentaire pour faire monter artificiellement le taux de protéine, la mélamine est un composant chimique toxique qui rentre dans la composition de plastiques et de fertilisants. La fraude, organisée à grande échelle, met en cause 22 sociétés laitières chinoises. Quelques années plus tard, du cadmium (métal lourd) est retrouvé dans du riz, tandis qu’on découvre que de nombreux maraîchers aspergent leurs choux de formol.
 
La pollution est également un facteur préoccupant. Les rivières du pays, qui deviennent rouge ou jaune en fonction des produits qui y sont régulièrement rejetés, sont particulièrement touchées. Enfin, l’un des problèmes majeurs demeure la mauvaise qualité de l’air en Chine. En janvier, Pékin a atteint des niveaux de densité de particules 40 fois supérieurs aux limites de dangerosité établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 NDDL vol retardé ?

 
leMonde.fr du 09/03 : C’est désormais une certitude : annoncé pour le printemps 2013, le chantier du futur aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes - s’il démarre - aura au minimum plusieurs mois de retard. A trois semaines de la remise de ses conclusions au premier ministre et ancien maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, le président de la commission du dialogue, Claude Chéreau, par ailleurs président de la commission des comptes de l’agriculture de la nation, avoue son scepticisme.
 
Après plus de soixante-quinze auditions des pro et anti-aéroport, il a confié au Monde ses doutes sur la pertinence de certains arguments justifiant la construction de la nouvelle plate-forme destinée à remplacer l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique. « Tout dossier qui attend une trentaine d’années perd beaucoup de ses possibilités de conviction, avance M. Chéreau. Les arguments justifiant sa construction ont beaucoup varié dans le temps. Certains datent, d’autres sont devenus moins prioritaires ». Il se garde bien toutefois de condamner le projet, prérogative qui n’est pas comprise dans sa lettre de mission : « Notre rapport présentera les inconvénients et les avantages du futur aéroport, et ce sera au gouvernement de décider. »
 
[…] Les écologistes, reçus de nouveau par la commission mardi 5 et mercredi 6 mars, insistent sur la nécessité de mener une enquête - non réalisée à ce jour - sur les possibilités de transformation de l’actuel aéroport. D’autres incertitudes demeurent, comme la demande d’informations de la Commission européenne sur d’éventuels manquements aux règles communautaires.
 
Le dossier se complique, et certains au Parti socialiste s’inquiètent de l’entêtement de Jean-Marc Ayrault. « Si ce n’était pas le dossier du premier ministre, cela fait longtemps qu’il aurait été renvoyé à plus tard : Notre-Dame-des-Landes n’est pas une priorité nationale », confient des élus préférant garder l’anonymat.[…]
 
Matignon dit attendre la fin mars : « Soit les travaux peuvent commencer après l’été par exemple, soit le rapport nous dit que le projet n’est pas prêt et nous prendrons le temps nécessaire. »