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ABRFi : confiants mais prudents

Ecrit le 10 avril 2013

Un espoir pour les ABRFi

Laurent Halet et Willy Delanoë, délégués Force-Ouvrière de l’entreprise ABRFi, accompagnés par Michel Le Roc’h et le député Yves Daniel, ont été reçus au ministère de l’industrie le 2 avril 2013. « Le ministère suit actuellement 1900 entreprises en difficulté et plus particulièrement 20 à 30 dossiers. Nous sommes parmi ces entreprises les plus suivies et nous avons constaté que le ministère connaît très bien notre dossier. M. Rabin n’a pu nous donner des éléments précis sur les pistes à suivre pour sauver le site de Châteaubriant et ses emplois, mais il s’est montré optimiste ».

Selon M. Vinassac, dirigeant des ABRF, la STVA (société de transport de véhicules automobiles), filiale de la SNCF est venue à Châteaubriant le 14 mars . « Nous sommes confiants mais prudents » a dit M. Vinassac.

D’ici le 20 avril, l’entreprise espère qu’une piste sérieuse sera trouvée : repreneur ? Partenaire ?

Pour les salariés, comme pour le dirigeant, l’Etat se doit d’avoir une stratégie industrielle pour que l’industrie cesse de quitter la France. En ce qui concerne les transports ferroviaires, la SNCF aurait besoin d’un milliard d’euros par an pour entretenir les voies (et elle n’ que le tiers de cette somme). Le frêt industriel représente actuellement 12 % de l’activité de la SNCF. L’objectif est de passer à 18 % d’ici 4 ou 5 ans, comme en Allemagne.

Les wagons de frêt ont 40 ans d’âge au minimum. Il faudrait en rénover 600 par an, pendant 10 ans (dont la moitié en porte-autos) et si cela ne se fait pas en France, cela se fera dans les Pays de l’ESt ! « Pourtant, nous ne sommes pas plus chers que les Pays de l’Est et nous avons une technicité supérieure. Nous avons des capacités d’export mais comment pouvons-nous décrocher des marchés à l’étranger si nous n’en avons aucun en France ? ».

L’entreprise AFR Douai, a obtenu un marché de 400 wagons, début mars 2013, ce qui lui assure du travail pour deux ans. L’entreprise ABRFi Châteaubriant espère le même traitement « il faut une volonté politique ».

Pour le syndicat FO-ABRFi, « les élus ont fait leur travail, la direction aussi. M. Mailly (secrétaire FO) est intervenu auprès de M. Pépy (SNCF), les salariés se sont mobilisés. Tout ceci explique pourquoi notre dossier est étudié attentivement au ministère ». Le dirigeant, M. Vinassac, salue « la mobilisation responsable et le calme dont font preuve les salariés ABRFi dans cette situation difficile »- Il faut sauver l’entreprise à court terme et lui donner les moyen de se développer à plus long terme « et alors nous serons capables d’être concurrentiel y compris sur le marché allemand »

Il reste à espérer que, d’ici le 20 avril ....