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Mée-disance du 27 mars 2013

Ecrit le 27 mars 2013

 Tiens, voilà du bourrin

 
Les Echos.fr du 22/03 : Plus le scandale de la viande de cheval s’étend et plus les industriels et les distributeurs se font discrets, constate l’association ’60 millions de consommateurs’. Ce qui laisse à penser que le pire reste à venir. Chargée depuis le début de l’affaire d’établir la liste des produits retirés des rayons, elle constate qu’il devient de plus en plus difficile d’actualiser les recensements. « Certaines marques ne souhaitent pas communiquer les références exactes des produits concernés » constate l’association qui s’étonne de certaines bizarreries. Ainsi, des produits sont retirés de la vente mais rien n’est fait pour en informer les consommateurs. Ou encore, les distributeurs assurent que leurs clients peuvent se faire rembourser les produits concernés... mais sans préciser lesquels.
 
« 60 millions » note aussi une nette différence entre la première vague de produits concernés, à savoir des plats préparés surgelés (lasagnes, moussaka...) qui ont été rapidement recensés (entre le 10 et le 15 février), et la deuxième vague qui concerne cette fois des plats en conserve. La présence de viande de cheval dans des raviolis « pur bœuf » Panzani, fabriqués par William Saurin, a été révélée fin février. Mais l’étendue du nombre de produits concernés par cette filière commence à peine à l’être.
 
Échaudés par l’effondrement des ventes de produits préparés surgelés depuis le début de la crise, les professionnels de la filière ne veulent pas en rajouter. « Les affichettes d’information concernant la viande de cheval sont encore visibles au rayon surgelé, mais rien au rayon conserves », note « 60 millions ». […]
 
Les distributeurs Auchan, Carrefour et Casino ont confirmé le retrait des boîtes de raviolis et de cannellonis vendus sous leur marque mais Cora n’a pas répondu, bien que des traces de viande de cheval aient été découvertes dans un produit de l’enseigne. Lidl serait aussi concerné.

 Fini de rire chez Carambar

 
laTribune.fr du 22/03 : La célèbre marque de bonbons a annoncé la fin de ses célèbres blagues écrites sur leur em-ballage ... à une dizaine de jours du 1er avril. Fini les blagues : désormais, Carambar inscrira de petits quizz ou des problèmes mathématiques « ludo-educatifs » sur les emballages de ses caramels a confirmé le groupe. Dans une vidéo d’un prochain spot télé, le groupe montre ainsi un carambar en maître d’école pas commode demandant comment s’écrit « échalote ». Une vidéo qui a de quoi faire pleurer. « On veut donner un coup de fouet à la marque et on était beaucoup critiqué sur la qualité de nos blagues », a expliqué une porte-parole de Carambar.

Ces bonbons, créés en France en 1954, ont commencé à faire des blagues en 1969. Il se vend environ un milliard de Carambar dans le monde chaque année, et la France en est le principal consommateur. La marque, rachetée par Kraft Foods en 2010, a dégagé un chiffre d’affaires annuel de 54 millions d’euros en 2012, en hausse de 3,5% sur un an.
 
La fin des blagues étant prévue pour le 15 avril (c’est peut-être une blague ?), faut-il s’attendre à une ruée de consommateurs sur les rayons d’éventuels derniers Carambar blagueurs ? Non, car c’était un poisson d’avril !

 L’ANSM en examen

 
AFP.fr du 20/03 : L’Agence du médicament a été mise en examen pour homicides et blessures involontaires dans l’enquête sur le Médiator, les juges soupçonnant l’autorité de contrôle du médicament d’avoir négligé les alertes sur la dangerosité du médicament de Servier de 1995 à 2009. Cette mise en examen a été notifiée au directeur général de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) par les juges d’instruction chargés du volet « homicides et blessures involontaires » de l’enquête. […]
 
Il est reproché à l’Agence « d’avoir contribué à créer la situation qui a engendré le dommage des victimes et de n’avoir pas pris les mesures permettant de l’éviter ». Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié en janvier 2011 sur le scandale du Médiator avait mis en avant de « graves défaillances de pharmacovigilance » dans la surveillance de la dangerosité potentielle du benfluorex, la molécule incluse dans le médicament, à partir de mai 1995 et jusqu’à son retrait du marché en 2009. […]
 
Deux informations judiciaires principales sont ouvertes dans ce dossier : l’une pour « homicides et blessures involontaires » dans laquelle le fondateur du laboratoire fabriquant le Médiator, Jacques Servier, a été mis en examen le 11 décembre, l’autre pour tromperie et escroquerie dans laquelle M. Servier a été mis en examen avec ses sociétés en septembre 2011.
 
L’ANSM est née en mai 2012 à la suite d’une réforme votée fin 2011, précisément pour répondre à ce scandale sanitaire. A l’époque des faits, l’agence en charge de la sécurité sanitaire s’appelait Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Depuis la réforme de décembre 2011, les relations avec les industriels ont été « profondément modifiées » avec un dispositif renforcé de prévention des conflits d’intérêts. En particulier, « les industriels ne siègent plus à l’Agence ».

A la mi-février, les juges d’instruction avaient mis en examen deux anciens responsables de l’Afssaps, Jean-Michel Alexandre et Eric Abadie, respectivement pour « participation illégale d’un fonctionnaire dans une entreprise précédemment contrôlée » et ‘’prise illégale d’intérêt’’.

 Trains amiantés

 
Challenges.fr du22/03 : Démolir un train, c’est beaucoup de force physique et de bons chalumeaux. Mais avant de découper la tôle et de la vendre aux ferrailleurs, encore faut-il extraire l’amiante de tous ces trains construits entre les années 1950 et 1980. Or il n’y a que deux centres de désamiantage ferroviaire en France qui parviennent à désamianter environ 150 « caisses » par an, alors que la SNCF en a sorti 1.200 de sa flotte en 2012.
 
"La SNCF nous dit qu’il y a là dix ans de boulot », explique le secrétaire du collectif matériel à la CGT-Cheminots. Mais ce boulot n’est pas pour les cheminots. Il est sous-traité. Un peu gênée aux entournures, la SNCF a du mal à dire pourquoi elle ne désamiante pas ses trains elle-même. […] Or les syndicats, eux, réclament depuis des années de récupérer cette activité au nom de la préservation de l’emploi. Mais ils suivent aussi de très près le dossier pour de simples raisons de salubrité publique.
 
En attendant, les files de trains « radiés », comme on les appelle en jargon SNCF, s’allongent inéluctablement. La SNCF a pris un retard considérable et n’arrive plus à faire face.

Mais tout n’est pas sa faute. L’évolution des normes de sécurité, de plus en plus strictes, a considérablement ralenti le travail de démolition des trains.
 
Aujourd’hui, avant de pouvoir revendre la tôle nettoyée entre 6.000 et 9.000 euros, la SNCF doit la faire désamianter, ce qui lui coûte entre 30.000 et 35.000 euros. Elle perd donc entre 21.000 et 29.000 euros par caisse ! Pour sortir de ce cauchemar, la SNCF s’est décidée à investir. En septembre prochain, deux sites de désamiantage ouvriront, avec comme objectif de se débarrasser de 300 caisses par an. Les lieux de garage devraient commencer à se vider à partir de 2015.
 
Autre façon pour la SNCF d’alléger sa flotte de vieux trains : la revente à l’étranger. Mais voilà, toute transaction de trains contenant de l’amiante est en principe interdite depuis 2005.

Pourtant, la SNCF va envoyer début avril des trains en Roumanie, en espérant les vendre. Le désamiantage se fera sur place, dans une usine flambant neuve. […]
Surtout, dès lors qu’elle est pratiquée dans ce pays, l’opération peut se révéler plutôt rentable : le transport et le désamiantage de chaque caisse coûtent 20.000 euros. Et sur le marché international, un train rénové peut être revendu jusqu’à 25.000 euros. Bien mieux que le prix de la tôle.