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Premier Mai 2013

Ecrit le 24 avril 2013

 Premier mai, 11 h

En ce 1er Mai, journée internationale du Travail, nous exprimerons notre refus d’une politique d’austérité généralisée imposée aux peuples en raison du diktat des profits financiers et du dumping social. La soumission des gouvernements à la doctrine des patronats, aux dividendes des actionnaires, a des conséquences terribles, en France comme ailleurs, sur la santé, les conditions d’existence de millions de personnes reléguées du travail, réduites à la pauvreté jusque dans les retraites qui s’amenuisent toujours plus.

En France aussi l’argent est roi, le MEDEF fait loi avec la complicité d’un pouvoir qui n’a pas été élu sur ce programme. Dans les banques, dans les paradis fiscaux ou sur les marchés financiers, spéculation et cupidité sont à la manœuvre. Les richesses produites par le travail sont confisquées par les profits. Cet argent ne va pas à l’investissement productif, au logement, au développement des services publics, à la protection sociale. Cet argent manque souvent bien avant la fin de mois aux salariés condamnés aux petits salaires, au chômage, aux petites retraites, aux minimas sociaux. Cette logique est mortelle pour la démocratie. Elle condamne les services publics et tout notre système de solidarité nationale. Le travail, notre travail, crée de la richesse ! Mais des populations sont de plus en plus pauvres face à des écarts de richesses qui s’accentuent.

Un autre monde est possible et il suppose d’autres choix nationaux et internationaux. Les organisations syndicales, CGT, FSU, Solidaires de Loire-Atlantique, réunies le 16 avril, appellent à manifester le 1er mai 2013 à 11 h à Châteaubriant, devant la mairie.


Ecrit le 8 mai 2013

Premier Mai 2013 C’est un sombre tableau que les syndicats CGT et Solidaires ont dressé ce Premier Mai 2013 devant la cinquantaine de personnes bravant le froid glacial et la pluie. La question du sort des ABRF était sur toutes les lèvres : le délai de réponse du Tribunal de Commerce est repoussé au 15 mai. « C’est très tendu » dit-on au syndicat FO.

 CGT

Pour la CGT, prenant la parole en premier,
« A chaque fois que nous essayons d’améliorer notre sort, ou que nous luttons simplement pour sauvegarder nos acquis, nous entendons les voix des patrons qui s’élèvent car ils se sentent menacés. Mais les richesses, ce sont les salariés qui les produisent par leur travail, qui font marcher l’économie. Pourtant l’argent, ils en voient peu la couleur. La CGT revendique le smic à 1700€ brut par mois. Comment vivre décemment avec moins ? Comment payer ses factures ? On nous accuse d’être irréalistes, voire même déraisonnables ? Huit millions de français vivent en dessous du seuil de pauvreté, un enfant sur 5 est concerné. Les grands patrons, eux, n’ont pas de problème d’argent. Tout est placé dans les banques, les paradis fiscaux, les marchés financiers. Cet argent doit aller dans les salaires, l’investissement productif, dans le logement, le développement des services publics, la protection sociale.

Nous voulons travailler, produire et développer l’emploi ! Ce n’est pas aux travailleurs, aux plus précaires, aux plus fragiles de faire des sacrifices ».

Serge Adry, Gilles Barracand Serge Adry a redit que, pour la CGT, l’Accord National Interprofessionnel (ANI), signé en janvier dernier par le MEDEF et trois syndicats, est une grave régression des droits sociaux. « Il va modifier profondément le code du travail et contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité ». « L’ANI peut paraître bien obscur et lointain pour les salariés mais la montée du chômage, le recul de l’emploi va lui faire prendre toute sa réalité ».

« Après la politique de rigueur, la casse du code du travail, c’est l’ensemble de la protection sociale qui est attaqué : politique familiale, santé, retraites. Même si nous pouvons regretter l’absence de certains syndicats aujourd’hui pour cette traditionnelle manifestation du 1er mai, nous réaffirmons que les salariés doivent se rassembler pour construire des réponses à la crise à partir de leurs besoins et de leurs intérêts ». « Partout en Europe les politiques d’austérité montrent leur inefficacité à résoudre la crise, et aggravent la situation des salariés, privés d’emplois, retraités ». « La résignation n’est plus de mise, place à l’action ».

 Solidaires

Selon Gilles Barracand : « Un an bientôt que Hollande a remplacé Sarkozy à l’Elysée. Mais pour nous, qu’est-ce qui a véritablement changé ? Et pourtant nous n’avons pas appelé à virer Sarkozy pour que soit poursuivie une politique désastreuse pour le monde du travail. De PSA à ArcelorMittal, en passant par Virgin, Renault, Goodyear ou Candia, il n’y a pas un jour sans qu’on apprenne de nouveaux plans « sociaux », de suppressions d’emplois, de licenciements ou de fermetures de site. Et nous ne sommes pas épargnés à Châteaubriant ! »

« On nous ressort les mêmes discours pour s’en prendre une fois de plus à nos retraites, alors que nos anciens, trop souvent brisés par une vie de labeur, rêvent de pouvoir se reposer et que des millions de jeunes galèrent à Pôle Emploi.

Voilà la logique du capitalisme dans toute son horreur et dans toute son absurdité, voilà toute l’ignominie de cette société où seul compte le profit d’une minorité : on crève, au sens propre, de ne pas avoir de travail comme on crève de trop de pression et de la course permanente à la productivité dans les boîtes ! ».

« Cette politique, cette violence quotidienne du système capitaliste est aujourd’hui imposée partout dans le monde. Chaque travailleuse, chaque travailleur sait que la moindre amélioration des conditions de travail, la plus petite augmentation de salaire et bien souvent même la simple application de nos droits suppose de construire un rapport de forces ».

« Ce 1er mai appartient à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas et gardent la tête haute et la solidarité chevillée au corps .

  • - Parce qu’on n’en peut plus de cette société où dans les ateliers, les bureaux, et les chantiers on crève de l’augmentation des cadences et de la charge de travail, alors que des millions de salariés privés d’emploi crèvent du chômage.
  • - Parce qu’on ne supporte plus cette délirante course aux profits où d’un côté on ferme des usines, licencie et vire des intérimaires, et, de l’autre, on impose des cadences toujours plus infernales et des samedis travaillés aux salariés qui restent !
  • - Parce qu’on ne veut plus d’un monde qui n’offre comme seule perspective aux jeunes que la galère des stages, des emplois précaires et du chômage.
  • - Parce qu’on n’accepte plus l’entêtement du Premier Ministre à gaspiller des millions d’argent public et des centaines d’hectares de terres nourricières et de zones humides préservées pour construire un aéroport à Notre Dame des landes, parfaitement inutile au regard de l’existant, (le 11 mai prochain Solidaires participera à la chaîne humaine),