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Mée-disances du 02 mai 2013

Ecrit le 2 mai 2013

 Obsolescence

De Sénat.fr du 23/04 : dans un projet de loi déposé au Sénat, le groupe Europe-Ecologie-Les-Verts déclare : « Le phénomène qualifié « d’obsolescence programmée » des produits, théorisé par Bernard London ou encore Brooks Stevens, a donné lieu à une prise de conscience générale des médias, des économistes, des consommateurs, des associations environnementales et des États, comme la Belgique qui a adopté une résolution au Sénat le 2 février 2012. »

Bien que la plupart des entreprises cherchent à proposer des produits de plus en plus fiables et innovants, différentes stratégies sont parfois mises en place pour accélérer artificiellement l’obsolescence des produits, afin de favoriser leur renouvellement. Cela peut passer par une innovation technologique ou esthétique, mais également par des procédés techniques visant à concevoir un produit en raccourcissant délibérément sa durée de vie potentielle. C’est sur ce dernier point que porte la présente loi.

Selon la définition de l’ADEME, « la notion d’obsolescence programmée dénonce un stratagème par lequel un bien verrait sa durée normative sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique ». Ces techniques peuvent notamment inclure l’introduction volontaire d’une défectuosité, d’une fragilité, d’un arrêt programmé, d’une limitation technique, d’une impossibilité de réparer ou d’une non-compatibilité logicielle.

Le renouvellement accéléré des biens contribue fortement à la surexploitation des ressources non renouvelables et nous mène à une impasse écologique, sociale et économique. L’abondance de déchets, notamment ceux d’équipements électriques et électroniques, se caractérise par des impacts environnementaux dramatiques. Les populations des pays du Sud (Afrique et Asie surtout), devenus de véritables pays « décharges », sont soumises à de graves problèmes sanitaires en raison de la toxicité des déchets qui arrivent à leurs frontières par conteneurs entiers en provenance des pays industrialisés. Les consommateurs, quant à eux, con-traints de renouveler l’achat d’un bien sans aucun bénéfice pour eux (esthétique ou technologique) subissent une diminution de leur pouvoir d’achat. Par ailleurs, la concurrence internationale et les délocalisations invalident les arguments économiques justifiant les stratégies d’obsolescence programmée.

L’augmentation de la durée de vie des produits peut constituer un avantage concurrentiel pour les entreprises exemplaires mais également favoriser la création d’emplois dans le domaine de la réparation. La finitude des ressources et les défis énergétiques auxquels nous sommes confrontés, nous imposent de repenser notre modèle économique et nos modes de consommation.

L’objectif de cette loi est de rendre accessible au plus grand nombre, les produits ayant une plus longue durée de vie, conformément à l’objectif du Grenelle de l’environnement et à une vision plus globale de développement soutenable. Elle vise à définir un cadre juridique afin de sanctionner ces pratiques et d’offrir un recours aux consommateurs lésés. Par ailleurs elle propose de porter à 5 ans la durée de garantie.

 Indigné

De A.Borgone du 24.04 : Pas facile d’être cadre ou responsable dans une entreprise qui a des pratiques illicites. On le voit avec les témoignages des salariés de l’entreprise qui fabriquait les prothèses mammaires PIP. Ils savaient et se refusaient à dénoncer. Je ne suis pas un cafteur, dit celui-ci. Un autre admet ne pas avoir eu le cran de s’opposer. Certains participaient même activement en bidouillant l’informatique avant et après les visites de contrôle. A Grez en Bouère, chez Aprochim, accusé de pollution aux PCB, deux salariés qui ont sonné le tocsin sont pointés responsables des licenciements revanchards. Chez Spanghero on retrouve les mêmes comportements. C’est ainsi, dans beaucoup d’entreprises qui enfreignent les lois, on préfère accuser ceux qui donnent l’alarme et protéger ceux qui ont foutu le feu. On parle de dénonciation, alors qu’il s’agit de résistance. Et on se console en relisant « Indignez-vous » (le livre de Stéphane Hessel). (1)

 5 à 10 débris par an

Lepoint.fr du 25/04 : Morceaux de fusées, satellites en fin de vie, outils perdus par des astronautes... Ces objets sont les résidus des quelque 4 900 lancements effectués depuis le début de l’ère spatiale qui, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, n’ont cessé de se multiplier. Depuis 1978, « leur nombre a triplé » avec « un risque de collision démultiplié », avertit Heiner Klinkrad, directeur du département des débris spatiaux à l’Agence spatiale européenne (ESA). Plus de 23 000 débris de plus de 10 cm sont actuellement recensés par la Nasa ou l’ESA. Pour traiter le problème, il est nécessaire d’une part de placer systématiquement les satellites désactivés sur des voies de garage, où ils ne gêneront pas et finiront par se désintégrer dans la haute atmosphère terrestre. Mais d’autre part, il faut aussi débarrasser l’espace des plus gros débris, au rythme de 5 à 10 objets massifs chaque année si on veut stabiliser la situation.

Un objet d’un centimètre, à une vitesse de 50 000 kmh/h aurait le même impact que celui d’une voiture lancée à 60 km/h. Et il existe des débris de la taille d’un autobus ! Le « pas de géant » pour l’humanité a laissé de sales traces !

 Textiles intelligents

JournalduNet.com du 24/04 : Lumineux, ré­chauffants, rafraîchissants, anti-UV, connectés... les textiles ne cessent de se découvrir des fonctionnalités, et les PME françaises de s’ouvrir à de nouveaux mar­chés. Le lin est actuellement très valorisé du fait de sa qualité naturelle, biosourcée, aussi souple et malléable que des fibres de carbone. Plus original : certains cher­cheurs s’inspirent de la peau de requin pour créer des tissus anti-graisse ou anti-taches. Les nanoparticules d’ar­gent, elles, sont largement utilisées pour lutter contre les mauvaises odeurs et les bactéries. Sans oublier la fibre de verre, d’aramide, de métal, de céramique, de silice, de maïs, de betterave ou la fibre optique. Toutes apportent une fonctionnalité différente au textile. On peut imaginer des vêtements hyper-connectés : avec un sonar intégré dans les fibres pour guider les malvoyants, un autre pour détecter les vibrations du cœur d’un pa­tient malade, un pyjama qui change de couleur selon la température de bébé ou un soutien-gorge capable de détecter des tumeurs cancéreuses. Ou encore un tapis de sol rempli de fibres optiques capable de détecter et d’amortir la chute d’une personne âgée. Ce n’est plus du prototype, ces innovations sont sous nos pieds.

De aufeminin.com du 24/05 : Ces derniers mois, de nombreux faits divers relatant des viols, ont suscité une vaste polémique en Inde. En réponse, des étudiants indiens ont inventé des sous-vêtements anti-viol. Ces derniers délivrent un choc électrique à l’agresseur et localisent instantanément la victime. Idée de génie ou création d’inventeurs utopistes ?

 Maraichers culteurs

Le-nord.info :Sur des centaines d’hectares, des champs de cultures maraîchères s’étendent. Disposées en arc, serrées les unes aux autres, les parcelles irriguées ceinturent la retenue d’eau. La verdure en ce lieu est si belle et si douce que l’on a du mal à se lasser de l’admirer. Les plants d’oignons, de pommes de terre, de choux, de laitues, de haricots verts etc. dressent de belles et joyeuses feuilles qui, sous l’effet de la brise du soir, se pen-chent, se relèvent, le tout rythmé par le clapotis de l’eau et les vrombissements lointains des motopompes. Dans des allées rectilignes circulent des hommes et des femmes, arrosoirs en main, s’activant à offrir le liquide précieux aux pousses. D’autres, courbés, comme immobiles, vus de loin, arrachent les mauvaises herbes rebelles restées après les sarclages.

Nous sommes à Ouahigouya, au nord du Burkina Faso (www.le-nord.info). La récolte sera bonne ?

Beaucoup de maux minent cependant la production maraîchère à Ouahigouya. D’abord l’accès à un lopin de terre exploitable. Ensuite, l’eau : rareté des pluies et manque de moyens financiers pour creuser un puits de maraîchage. Et puis le manque de main d’œuvre : « dans le temps, des jeunes venaient nous aider moyennant une rétribution financière en fin de campagne. De nos jours, avec la prolifération des sites d’or, ils sont rares par ici ». La cherté des intrants et des semences, l’insuffisance de la fumure organique sont autant d’écueils qui plombent la production chaque année chez bon nombre de gens. Et puis les difficultés de conservation. « Nous sommes donc contraints de nous débarrasser vite de la production pour ne pas qu’elle pourrisse » déplore un producteur. Le manque d’innovation et la faible organisation pratique de certains producteurs sont également à l’origine des difficultés de la filière.


NOTES:

(1) note du 24 mai 2013 :

Article de l’Usine Nouvelle

A Grez en Bouère (Mayenne) l’entreprise Aprochim, responsable d’une pollution aux PCB, poursuivait en justice deux de ses salariés pour « propos diffamatoires ». Le tribunal de Laval vient de débouter l’entreprise et de relaxer les deux salariés.

Il est facile de crier aux diffamateurs, d’essayer de les discréditer et de les faire taire. Mais après une telle décision, on peut penser aussi que l’affaire ne va pas en rester là. Bel exemple pour les employés qui savent, mais parce qu’ils n’osent pas dire, se font complices des magouilles.

Poursuite de la pollution cheze Aprochim