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Souvenirs ... souvenirs (09)

  Sommaire  

Ecrit le 2 mai 2013

Alain Borgone, fouineur émérite, poursuit ses pérégrinations dans la campagne castelbriantaise et nous livre ses découvertes, ses réflexions et ses questions ….

 Roussin

Roussin : La carrière qui a fourni le grès roussard du château (et vraisemblablement de l’église de Béré) était située derrière la gare actuelle de Châteaubriant. A l’entrée de l’ESAT  , à droite, il y a quelques blocs bien assez gros pour fournir le chantier de restauration.

A propos du château ... personne ne sait où se trouvait le ou les puits indispensables à l’alimentation en eau des habitants, notamment en cas de siège prolongé ? Les fouilles archéologiques vont-elles lever le mystère ?

 Puits

Du temps où les Condé et les autres exploitaient des forges dans la région, il y avait du monde dans les forêts. Des hommes pour abattre les arbres, pour faire du charbon de bois, pour extraire le minerai des minières et aussi la castine et pour transporter tout ça avec des attelages de chevaux. Tout ce monde hommes et chevaux avait soif. Alors des puits étaient forés en divers endroits. Il en reste quelques uns. En voici un dans la forêt de Juigné. Il y en a d’autres ... j’en ai vu aussi en forêt de Teillay, avant que les grillages en interdisent l’accès.

 Accès

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Accès à la Maison Bordage

La maison du Pont Saint Jean, ex maison Bordage, a bénéficié d’une belle restauration. A cette occasion, en conformité avec la législation, un plan incliné a été aménagé pour permettre l’accès des personnes en fauteuil et à mobilité réduite.

Mais pour faciliter l’accès des usagers valides qui s’y rendent par la rue Basse, le jardin des remparts et franchissent la passerelle sur la Chère, il suffirait d’ajouter deux marches et peut-être une rampe...

 Amours

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Coeur

Dans la forêt de Juigné, autour de la Blisière, de nombreuses inscriptions pouvaient se lire sur les arbres (notamment les hêtres). Avec l’exploitation normale de la sylve, beaucoup ont disparu. La croissance des arbres a élevé les autres et élargi les traits. Que sont devenus ces tagueurs, ces graveurs ? Ont-ils épousé la fiancée avec qui ils étaient venus (prétexte bien sûr) chercher le mu-guet ? Ont-ils vécu heureux avec beaucoup d’enfants ou malheureux avec beaucoup d’ennuis ? Sont-ils partis à l’une des guerres et en sont-ils revenus ? Vivent-ils encore et reviennent-ils de temps à autre pour le souvenir ? Une chose est certaine : ça ne s’est pas terminé par un mariage pour tous.

(textes et photos A.Borgone)


 Murins

Un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope (APPB) concernant les combles de l’église de Sion-Les-Mines a été signé par le préfet de Loire- Atlantique fin-décembre 2012. Il a été proposé dans le cadre du Plan Régional d’Action Chauves- Souris Pays de la Loire. Sept édifices publics sont concernés au total en Loire-Atlantique par ce type d’Arrêté (Jans, Sion-les-Mines, Casson, Cordemais, Le Cellier, Ancenis et Orvault).

Cet arrêté s’applique à un gîte de mise-bas d’une espèce de chauve-souris particulièrement rare et menacée en Pays de Loire et plus généralement en Europe de l’Ouest, le Grand Murin.

L’objectif de l’arrêté est de s’assurer d’une prise en compte systématique et réglementaire des chauves-souris lors de futurs travaux à envisager sur l’église (respect d’un calendrier, traitement des charpen- tes, maintien des ouvertures utilisées par les chauves-souris...). Il va donc permettre de maintenir la quiétude du site aux moments sensibles pour les colonies de mise-bas tout en conservant l’intégrité physique du site. Désormais, les associations de protection de la Nature habilitées vont pouvoir travailler main dans la main avec la commune de Sion-les-Mines.

Photo : la colonie de Grands Murins de Sion Les Mines en juin 2010 lors de sa découverte (Photo ©Stéphane Guérin) .